24 septembre : mobilisons-nous contre « EU Inc. » !

Le 24 septembre, les syndicats européens se mobilisent à Bruxelles pour défendre les droits des travailleurs.

La Commission européenne veut créer « EU Inc. », un nouveau statut permettant à une entreprise de s’enregistrer rapidement dans un pays européen de son choix et d’exercer ensuite ses activités partout dans l’Union.

Pourquoi est-ce dangereux ? Parce qu’une entreprise pourrait choisir de s’installer dans un pays où le droit du travail et la protection sociale lui sont plus favorables, tout en employant des travailleurs dans un autre pays. C’est la porte ouverte au dumping social : mettre en concurrence les législations nationales et à terme, les travailleurs eux-mêmes. 

Pour la FGTB, le principe doit être simple : si vous travaillez en Belgique, vous devez être protégé par le droit du travail belge et les conventions collectives belges.

Créer une entreprise plus facilement en Europe ? Pourquoi pas.
Permettre aux entreprises de choisir les règles sociales qui les arrangent ? Pas question.

Rendez-vous le 24 septembre à Bruxelles ✊

📍 Place Schuman
🕙 Dès 10h

La FGTB met en garde le gouvernement et annonce son plan d’action

La FGTB adresse un avertissement clair au gouvernement : les travailleurs et travailleuses ne paieront pas une nouvelle fois la facture. Une manifestation est d’ores et déjà prévue le 9 octobre à Bruxelles. Si le gouvernement franchit une ou plusieurs lignes rouges lors du conclave budgétaire d’octobre, une grève générale pourrait suivre dans la semaine du 23 novembre. Car d’autres choix politiques sont possibles. Il est temps de les poser.

Depuis 19 mois, le gouvernement Arizona s’attaque aux piliers de notre modèle social : pensions, salaires, conditions et temps de travail, protection en cas de maladie, assurance chômage, sécurité sociale et services publics. À plusieurs reprises, la concertation sociale a été placée devant le fait accompli, affaiblie ou tout simplement ignorée.

Les conséquences sont  bien réelles. Travailleurs et travailleuses, pensionné·es, malades et allocataires sociaux ont déjà largement été mis à contribution. Pourtant, le gouvernement peine toujours à boucler son budget et cherche encore des milliards pour réduire le déficit.

Pour la FGTB, il est inacceptable que les pistes aujourd’hui sur la table fassent, une fois encore, peser l’effort sur les mêmes personnes. Une hausse de la TVA toucherait directement le pouvoir d’achat. Toute nouvelle intervention unilatérale dans le mécanisme d’indexation pénaliserait les travailleurs, les travailleuses et les agents des services publics. De nouvelles économies dans les soins de santé, une hausse du ticket modérateur, davantage de flexibilité ou un nouvel affaiblissement des services publics viendraient encore dégrader les conditions de vie et de travail d’une large partie de la population.

La FGTB exige dès lors que les épaules les plus larges prennent enfin une part équitable de l’effort. Les travailleurs et travailleuses ne peuvent pas être appelés, une fois encore, à colmater les brèches budgétaires.

D’autres choix sont possibles. Encore faut-il avoir le courage politique de les poser.

Les syndicats ont élaboré une série de propositions concrètes qui permettraient de dégager quelque 21 milliards d’euros. Elles combinent économies sur des dépenses inefficaces, et nouvelles recettes, réparties plus équitablement. Parmi les propositions avancées : mieux encadrer les constructions fiscales et les sociétés de management, faire davantage contribuer les grandes fortunes et les revenus du capital, revoir les subsides dont l’utilité pour la collectivité n’est pas suffisamment démontrée, et renforcer l’administration fiscale ainsi que les services d’inspection sociale. Autant de propositions qui prouvent que l’on peut faire autre chose que fouiller systématiquement les mêmes poches. 

La pétition citoyenne en faveur d’une fiscalité plus juste a déjà recueilli plus de 76 000 signatures. Les syndicats devraient donc prochainement défendre leurs propositions lors d’une audition au Parlement.

Un automne de mobilisation

À l’issue d’une large consultation, la FGTB annonce de nouvelles actions. Si le gouvernement fait à nouveau payer la note aux travailleurs, il devra faire face à une forte résistance sociale.

Au cours des prochaines semaines, la FGTB poursuivra son travail d’information et de sensibilisation, dans les médias, dans la rue et sur les lieux de travail. Outre l’action européenne du 24 septembre et la Marche Climat du 11 octobre, deux grands rendez-vous sont prévus cet automne.

Une manifestation sera organisée le 9 octobre à Bruxelles, ce qui constitue un premier avertissement clair au gouvernement.

La FGTB attend du gouvernement qu’il corrige sa trajectoire. Une nouvelle atteinte unilatérale à l’indexation, une hausse de la TVA, une annualisation du temps de travail entraînera une réponse syndicale forte.

Si cet avertissement reste sans réponse et que le gouvernement franchit l’une de ces lignes rouges lors du conclave budgétaire d’octobre, la FGTB dispose d’un mandat pour appeler à une grève générale au cours de la semaine du 23 novembre.

Non à une pension au rabais pour les travailleur·euses des arts !

La FGTB Bruxelles, aux côtés des organisations représentatives des travailleur·euses des arts, se mobilise pour défendre leurs droits à une pension digne. Une pétition est lancée afin d’obtenir une modification du projet de réforme des pensions avant son adoption définitive.

Le projet de réforme des pensions porté par le gouvernement Arizona menace de pénaliser injustement des milliers de travailleur·euses des arts.

Alors que le gouvernement avait annoncé un régime tenant compte des spécificités des carrières artistiques, le texte actuellement en discussion exclut les périodes de chômage artistique antérieures à 2014 des exceptions prévues par la réforme.

Cette limitation est inacceptable. Les spécificités des métiers des arts – alternance de contrats de courte durée, travail à la tâche, diversité des employeurs et périodes indispensables de création, de préparation ou de répétition – sont reconnues par la législation depuis plusieurs décennies. Les exclure du calcul de la pension reviendrait à remettre en cause des droits acquis et à pénaliser des carrières déjà marquées par la précarité.

Cette distinction est d’autant plus incompréhensible que le projet de loi prévoit des exceptions pour d’autres professions confrontées à des parcours professionnels atypiques. Rien ne justifie que les travailleur·euses des arts soient traités différemment.

La FGTB Bruxelles, avec les autres organisations syndicales et les fédérations représentatives du secteur, demande que le projet de loi soit modifié avant son adoption afin de garantir le respect des droits acquis et de permettre aux travailleur·euses des arts de bénéficier d’une pension digne à l’issue de leur carrière.

Les travailleur·euses des arts ne demandent pas un privilège. Ils et elles demandent simplement que les spécificités de leur métier soient reconnues et que leurs droits soient respectés.

Soutenez cette mobilisation en signant la pétition et en la partageant largement autour de vous !

✒️ https://www.change.org/p/sauvons-la-pension-des-travailleur-euses-des-arts

Les syndicats et la société civile descendent dans les rues de Namur le 16 juin

Les organisations syndicales FGTB et CSC, rejointes par le monde associatif, appellent à une action commune le mardi 16 juin à Namur pour dénoncer la politique du Gouvernement wallon : celle de faire porter le poids des économies budgétaires sur les épaules des travailleuses, des travailleurs et des allocataires sociaux.

Depuis le début de la législature, les coupes et les restrictions touchent de plein fouet celles et ceux qui font tourner notre société au quotidien : les travailleurs du secteur public et du secteur privé, les enseignants, le personnel APE, les aides-ménagères titres-services, les aides-familiales, les travailleuses de l’accueil de la petite enfance, le secteur de la santé et de l’action sociale et tant d’autres acteurs du monde associatif au service de la collectivité. La politique brutale du gouvernement déstabilise le secteur de l’insertion socio-professionnelle et fragilise des associations en soutien aux familles en difficulté, aux jeunes en souffrance, aux femmes victimes de violence, engendrant encore plus de précarité.

Ces « efforts » sont imposés sans réelle concertation au mépris du dialogue social.

Unis, déterminés et en colère, ils et elles seront dans les rues de Namur pour dire clairement : l’addition ne sera pas payée par celles et ceux qui travaillent et constituent le ciment de notre société.

Départ: Gare de Namur – 10h30.

Inscrivez-vous à l’événement sur Facebook

MANIFESTATION NATIONALE

La mobilisation continue. Après des mois de résistance face aux attaques du gouvernement Arizona, le mouvement social ne faiblit pas. Au contraire : il s’amplifie. Le front commun syndical appelle à une nouvelle manifestation nationale le 12 mai à Bruxelles, pour défendre nos droits et notre pouvoir d’achat.

Depuis l’automne dernier, les travailleuses et travailleurs ont déjà montré leur force. Des dizaines de milliers de personnes ont battu le pavé pour dire non à la casse sociale et imposer des reculs au gouvernement. Ces mobilisations ont permis d’obtenir des corrections concrètes, preuve que la lutte paie.

Mais les attaques continuent :

Face à cela, nous refusons de subir. Nous revendiquons :

Le 12 mai, il s’agit d’un moment clé. Un nouveau rapport de force doit s’imposer. Plus nous serons nombreuses et nombreux, plus nous serons entendus

Infos pratiques

Rendez-vous : Gare du Nord de Bruxelles (heure de départ à confirmer)

Participation :

9 avril : manifestation contre les mesures d’austérité du gouvernement de la FWB

Des milliers de manifestant·es ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les mesures d’austérité décidées par le gouvernement MR/Engagés de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Enseignant·es, étudiant·es, travailleur·euses du non-marchand et de la culture ont uni leurs voix pour défendre des services publics déjà fragilisés.

La mobilisation a rassemblé entre 10.000 et 15.000 personnes, témoignant d’une contestation qui s’élargit face aux économies imposées et au manque de concertation du gouvernement.

Entre slogans, banderoles et prises de parole, la rue a rappelé une exigence claire : il faut investir dans l’éducation, le social et la culture, plutôt que les sacrifier sur l’autel de l’austérité.

20260409 Manif CGSP enseignement et non-marchand

12 mars : plus de 100.000 personnes dans la rue contre la casse sociale du gouvernement Arizona

Ce 12 mars, plus de 100.000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dire stop à la politique antisociale du gouvernement Arizona.

Travailleuses et travailleurs, pensionnés, jeunes, militants associatifs… toutes et tous se sont rassemblés de la Gare du Nord à la Gare du Midi pour défendre les droits sociaux et refuser une politique qui s’attaque au pouvoir d’achat, aux pensions et à la sécurité sociale.

Sous un soleil radieux et dans une ambiance combative et solidaire, les manifestants ont rappelé leurs revendications :

❌ non au malus pension
❌ non aux attaques contre l’indexation et le pouvoir d’achat
❌ non à la chasse aux demandeurs d’emploi et aux malades

✅ oui à des pensions dignes
✅ oui à de meilleures conditions de travail
✅ oui à une fiscalité plus juste, où les épaules les plus larges contribuent davantage

Depuis plus d’un an, la mobilisation sociale se renforce pour mettre des bâtons dans les roues d’un gouvernement qui piétine la concertation sociale. Et ces mobilisations ont déjà permis d’obtenir plusieurs corrections importantes dans les réformes annoncées.

Le message envoyé ce 12 mars est clair : la résistance sociale continue !

260318_Manif_nat-4

8 mars : la rue violette à Bruxelles

Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Une mobilisation massive pour rappeler que l’égalité n’est toujours pas une réalité… et que certains droits sont même aujourd’hui menacés.

Face aux politiques d’austérité du gouvernement Arizona, les femmes* refusent de payer la facture : travail toujours plus flexible et précaire, protections sociales affaiblies, pensions insuffisantes, droits reproductifs laissés de côté.

Dans une ambiance combative, festive et solidaire, les manifestantes et manifestants ont fait entendre un message clair : nous ne reculerons pas.

La FGTB Bruxelles et les militantes du Comité Femmes Éliane Vogel-Polsky* étaient présentes pour porter des revendications essentielles :

Le 8 mars est une journée de lutte. Et la lutte continue toute l’année.

Retour en images sur cette mobilisation féministe :

160308_8Mars-6

* Le mot « femmes » désigne toute personne qui s’identifie en tant que telle, indépendamment du genre qui lui a été assigné à la naissance.

12 février : blocage de zonings et rassemblement devant la Banque nationale

Ce jeudi 12 février, près d’un millier de délégués syndicaux se sont rassemblés devant le siège de la Banque nationale de Belgique à Bruxelles à l’appel de la FGTB Bruxelles, de l’ABVV Vlaams-Brabant, de la CSC Bruxelles et de l’ACV Vlaams-Brabant, rejoints par la CGSLB.

Dès l’aube, des actions de blocage ont été menées dans plusieurs zonings industriels bruxellois à Anderlecht et Neder-over-Heembeek. Des barrages filtrants ont été mis en place avant d’être levés dans la matinée afin de permettre aux militants de rejoindre le centre-ville pour le rassemblement devant la Banque nationale.

Ce rassemblement, hautement symbolique, visait à dénoncer les politiques du gouvernement Arizona ainsi que les prises de position répétées du gouverneur de la Banque nationale contre l’indexation automatique des salaires. Pour les organisations syndicales, les salaires doivent être négociés par les interlocuteurs sociaux et non dictés par les institutions financières.

Dans une ambiance combative, militants et délégués ont déployé drapeaux et banderoles tandis que plusieurs prises de parole se sont succédé en front commun. Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles, a dénoncé « la plus grande entreprise de démolition de notre modèle social depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Cette journée d’action constitue une étape dans la mobilisation contre la casse sociale du gouvernement Arizona et précède la grande manifestation nationale prévue le 12 mars à Bruxelles.

4 février : 100.000 emplois à Bruxelles… où sont-ils ?

Ce 4 février, la FGTB Bruxelles, la CSC Bruxelles, la CGSLB Bruxelles, le Comité des Travailleurs·euses Sans Emploi de la CSC et plusieurs partenaires associatifs ont mené une action devant BECI, la fédération patronale bruxelloise.

Cette action s’inscrit dans un contexte social particulièrement préoccupant. Depuis ce mois de février, les premières personnes exclues du chômage à la suite de la réforme fédérale ne perçoivent plus leurs allocations. À Bruxelles, des milliers de personnes se retrouvent aujourd’hui sans revenus suffisants et sans perspective réelle d’emploi, avec pour seule issue souvent le recours aux CPAS. 

Dans le même temps, BECI communique sur l’existence de près de 100.000 emplois qui seraient disponibles pour les Bruxelloises et les Bruxellois, notamment sur base d’un outil d’intelligence artificielle censé recenser les offres d’emploi présentes sur le web. 

Pour la FGTB Bruxelles et ses partenaires, ce discours donne une vision déformée de la réalité du marché du travail. De nombreuses offres d’emploi ne sont ni adaptées, ni décentes, ni réellement accessibles aux personnes aujourd’hui exclues du chômage. Par ailleurs, de nombreux employeurs ne transmettent toujours pas leurs offres d’emploi à Actiris, ce qui limite la transparence et l’égalité d’accès à l’emploi. 

Une action symbolique pour dénoncer une réalité sociale

Lors de cette action, des CV ont été déposés symboliquement dans la boîte aux lettres de BECI.
Une manière de rappeler une réalité simple : de nombreuses personnes cherchent activement un emploi, mais se heurtent à des obstacles structurels — âge, discriminations, manque d’accès à la formation, contraintes familiales ou encore conditions de travail inadaptées. 

Des prises de parole syndicales, associatives et des témoignages de personnes concernées ont également permis de mettre en lumière les conséquences concrètes des exclusions du chômage sur le terrain. 

Exclure du chômage ne crée pas d’emplois

Pour la FGTB Bruxelles, la réforme actuelle ne constitue pas une solution au chômage.
Elle renforce la précarité et déplace la pression vers les CPAS et les services sociaux.

Les demandeuses et demandeurs d’emploi sont déjà soumis à de nombreux contrôles et obligations. Il est temps que les employeurs prennent également leurs responsabilités :

Un message clair

Les travailleuses et travailleurs sans emploi veulent travailler.
Mais ils ont besoin d’emplois accessibles, stables et correctement rémunérés.

La FGTB Bruxelles continuera à se mobiliser pour défendre un système de sécurité sociale solidaire et pour exiger des politiques qui créent réellement de l’emploi de qualité.

L’intervention de Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles

260204_100000emplois