Un taux de chômage stable à Bruxelles ? Derrière les chiffres, une réalité bien moins réjouissante !

Les chiffres d’Actiris confirment ce que nous dénonçons depuis des années : les politiques publiques mises en œuvre au niveau fédéral (limitation dans le temps des allocations d’insertion, conditions d’accès au chômage trop strictes, contrôle et exclusion des chômeurs, dégressivité des allocations de chômage…) fragilisent les plus précaires et engorgent les CPAS, au lieu de fournir des solutions durables en termes de mise à l’emploi.

Ces politiques, punitives et inefficaces, ne fonctionnent pas : 77% des personnes exclues en 2015 par la limitation dans le temps des allocations d’insertion n’ont pas retrouvé d’emploi. Quant aux personnes dont les allocations diminuent, elles n’ont qu’un taux de sortie vers l’emploi de 30%.

L’augmentation importante du nombre de chercheurs d’emploi bénéficiaires du CPAS (+19,2%) et la progression du nombre de demandeurs d’emploi non indemnisés – qui représentent aujourd’hui près de 1 demandeur d’emploi sur 2 – soulignent la nécessité de mettre en place des politiques plus efficaces d’accompagnement et d’insertion sur le marché du travail, notamment pour les publics les plus vulnérables.

Les employeurs doivent aussi prendre leurs responsabilités : créer des emplois de qualité, garantir des opportunités de formation accessibles et agir concrètement contre les discriminations à l’embauche.

Pour la FGTB Bruxelles, il est urgent de repenser nos politiques d’emploi afin de garantir des droits sociaux solides pour toutes et tous. La précarité n’est pas une solution, plus d’efficacité et un maintien de la solidarité, oui !

BX1 – Le taux de chômage stable à Bruxelles

Faciliter le travail des sans-papiers : une nécessité pour Bruxelles !

Photo: Hatim Kaghat / Belga Photo /dpa / picture alliance

En Espagne, une nouvelle loi permettra dès mai 2025 aux sans-papiers d’accéder au marché du travail, notamment dans les secteurs en pénurie. Une mesure audacieuse, détaillée sur le site Infomigrants (Régularisation des migrants en Espagne : ce que contient la nouvelle loi), prouve qu’une régularisation juste et efficace est possible.

Et à Bruxelles ? Rien ne bouge. La Région bruxelloise continue de se priver de compétences précieuses en maintenant des restrictions injustifiées. L’article 34,7° de l’arrêté royal du 9 juin 1999 lie encore le titre de séjour au permis de travail, empêchant ainsi des personnes en attente de régularisation de contribuer au marché de l’emploi. Pourtant, cette contrainte a déjà été levée dans d’autres Régions. Pourquoi pas à Bruxelles ?

Les solutions avancées par Brupartners sont simples et concrètes :

Pour la FGTB Bruxelles, il est temps d’agir ! Inspirons-nous de l’Espagne et faisons de Bruxelles une Région qui place la solidarité et l’efficacité au cœur de ses décisions.