L’accord de gouvernement De Wever-Bouchez décodé par la FGTB

L’accord de gouvernement De Wever-Bouchez est une douche froide pour les travailleurs et travailleuses, les allocataires sociaux et, surtout, les femmes. Les épaules les plus larges, en revanche, restent épargnées. Voici une analyse en bref.

Réinsertion des malades de longue durée

L’accord de gouvernement De Wever-Bouchez prévoit une politique stricte vis-à-vis des malades de longue durée. Les personnes sans contrat de travail mais ayant un « potentiel de travail » seront obligées de s’inscrire comme demandeurs d’emploi, et les sanctions seront à nouveau durcies. Cette politique semble principalement axée sur les économies et le retour rapide des malades sur le marché du travail, sans tenir compte de leur état de santé et de leurs besoins.

La vision sous-jacente de la droite est bien connue : les malades de longue durée sont perçus comme un coût plutôt que comme des personnes ayant besoin de temps et de soins pour se rétablir. Pourtant, beaucoup sont tombées malades en raison de mauvaises conditions de travail, d’une pression excessive ou d’un burn-out. Les contraindre à travailler sans une réintégration durable ne fera qu’aggraver leur situation.

Politique étrangère

Sur ce point, l’accord de coalition reste assez vague. La réduction de 25 % du budget de la coopération au développement est frappante.

L’accord de coalition du gouvernement De Wever-Bouchez a une vision économique très unilatérale de l’Europe, presque entièrement axée sur la compétitivité, la productivité et la déréglementation en faveur des entreprises. Les aspects sociaux sont à peine abordés. Une occasion manquée de faire de l’UE non seulement une Union forte, mais aussi une Union socialement juste.

Pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses devrait augmenter, grâce à la hausse du montant exonéré d’impôt et à l’augmentation des salaires minimums. Ce sont des éléments positifs, certes, mais comme la hausse du montant exonéré s’applique à tout le monde, il s’agit d’une mesure très coûteuse qui profite aussi aux hauts revenus.

Le gouvernement De Wever-Bouchez maintient la loi de 1996 sur la norme salariale, empêchant ainsi les syndicats de négocier de meilleurs salaires pour les travailleurs et travailleuses. Cela signifie que les salaires sont artificiellement maintenus à un niveau bas, même dans les secteurs qui présentent une marge suffisante pour des augmentations.

L’indexation automatique des salaires est provisoirement préservée. Cependant, si les partenaires sociaux ne parviennent pas à élaborer un avis sur une réforme de l’index d’ici fin 2026, le gouvernement pourra intervenir unilatéralement et réduire progressivement le système et ses effets.

Les épaules les plus larges épargnées

Le principe selon lequel « les épaules les plus larges portent les charges les plus lourdes » est totalement absent de l’accord de gouvernement De Wever-Bouchez. Ce sont surtout les travailleurs et les allocataires sociaux qui se retrouvent en première ligne, tandis que les entreprises et les grandes fortunes sont largement épargnées.

Pas moins de 8,7 milliards d’euros d’économies sont réalisées sur le dos des travailleurs et des allocataires sociaux. Les actifs bénéficient d’une légère compensation via une réforme fiscale de 3,5 milliards d’euros, mais celle-ci ne concerne ni les pensionnés, ni les demandeurs d’emploi, ni les malades de longue durée. Ce sont donc les plus vulnérables qui subissent l’essentiel des coupes budgétaires.

Parallèlement, les entreprises reçoivent 1,72 milliard d’euros de soutien supplémentaire, sans avoir à fournir aucune garantie de création d’emplois. Les grandes fortunes ne contribuent qu’à hauteur de 1,42 milliard d’euros, et les fraudeurs bénéficient d’une amnistie pour blanchir leur argent noir. Par ailleurs, 2,3 milliards d’euros d’économies sont imposés aux demandeurs d’emploi.

Marché du travail

Cet accord de gouvernement semble tout droit sorti des programmes du MR et de la N-VA, avec des mesures unilatérales qui favorisent principalement les employeurs et fragilisent davantage les travailleurs.

En effet, la politique du marché du travail du gouvernement De Wever-Bouchez met l’accent sur plus de flexibilité et un travail plus intense pour les travailleurs, sans offrir en contrepartie une protection sociale suffisante ou un réel dialogue social. 

Les mesures poussent les travailleurs vers des horaires plus tardifs, avec moins de sursalaire et donc plus de précarité, ce qui augmentera encore la pression sur l’assurance maladie. Les accords sociaux sont modifiés et affaiblis sans concertation, réduisant ainsi les possibilités pour les syndicats de conclure des accords ou d’exiger des compensations. Mettre l’accent sur les négociations individuelles entre salarié et employeur affaiblit la position des travailleurs. Cela va à l’encontre de la jurisprudence récente de la Cour de justice de l’Union européenne, qui reconnaît que les travailleurs sont la partie la plus vulnérable dans les relations de travail.

Limitation des allocations de chômage dans le temps

Le gouvernement De Wever-Bouchez annonce la limitation des allocations de chômage à deux ans. Cela signifie tout simplement que plus de 120 000 personnes perdront leur droit aux allocations. Des personnes qui ne retrouveront pas forcément un emploi dans la foulée ! Cette mesure symbolique de la droite ne fera qu’accroître l’insécurité et le risque de pauvreté. De plus, les allocations seront réduites plus rapidement (dégressivité).

Le gouvernement présente cela comme une économie nécessaire, mais aucune solution structurelle n’est proposée pour aider durablement les demandeurs d’emploi. Au lieu d’investir dans la création d’emplois, la formation et l’accompagnement, les chômeurs sont avant tout sanctionnés financièrement.

Climat, énergie et mobilité

Le maintien des objectifs climatiques est positif. Le gouvernement ne remet pas en cause les objectifs climatiques européens pour 2030 et 2050 et reconnaît la nécessité d’une transition durable.

Cependant, les points négatifs sont :

La politique énergétique du gouvernement BDW-Bouchez met trop l’accent sur l’énergie nucléaire et les forces du marché, alors que des solutions structurelles à la pauvreté énergétique et au contrôle public de l’énergie font défaut. Les consommateurs bénéficient de quelques mesures de protection, mais les entreprises sont favorisées sans conditions sociales.

La politique de mobilité annoncée dans l’accord de coalition combine quelques mesures positives pour les transports publics, mais met l’accent sur la privatisation, l’augmentation des coûts pour les passagers et l’insécurité pour les travailleurs du rail. Les travailleurs et les personnes à faible revenu risquent d’être perdants, tandis que les projets d’infrastructure coûteux et les voitures à salaire fossile sont favorisés.

Pensions

Les plans de pension du gouvernement De Wever frappent durement les travailleurs et les fonctionnaires, augmentant l’incertitude, en particulier pour les femmes et les personnes ayant une carrière atypique. Cela revient à travailler plus longtemps pour une pension moindre, avec des économies qui touchent principalement les plus vulnérables.

Les femmes et les fonctionnaires sont les plus durement touchés, tandis que les indépendants et les revenus les plus élevés sont largement épargnés. Il s’agit d’une pure opération d’austérité, alors que les pensions dans notre pays comptent déjà parmi les plus basses d’Europe.

Les femmes en première ligne

En raison de l’augmentation de la flexibilité du travail et de la réduction simultanée des mécanismes de protection et de contrôle pour le travail à temps partiel, les femmes sont encore plus exposées à l’exclusion, aux inégalités de revenus et à la discrimination sur le marché du travail.

Par exemple :

De plus, la réforme de la loi dépénalisant l’avortement se retrouve au frigo.

Réduction de la pauvreté

Au lieu de s’attaquer à la pauvreté de manière structurelle, le gouvernement De Wever-Bouchez adopte une approche dure et contrôlante qui pousse les plus faibles de la société à s’enfoncer encore plus dans les difficultés. L’accent n’est pas mis sur le soutien, mais sur la coercition et les sanctions.

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La Coalition 8 mai propose une motion aux communes bruxelloises pour contrer l’extrême droite et les discours de haine

La Coalition 8 mai propose aujourd’hui le vote d’une motion destinée à engager les communes bruxelloises dans une démarche de défense du devoir de mémoire et de lutte contre la résurgence de l’extrême droite.

Constituée de syndicats et d’organisations de la société civile, la Coalition réaffirme ainsi son engagement pour que le 8 mai, commémorant les 80 ans de la victoire sur le fascisme, devienne un symbole fort de résistance et de solidarité.

Les grands axes de la motion proposée :

En proposant cette motion, la Coalition 8 mai souhaite offrir à chaque commune les moyens de se doter d’outils efficaces pour contrer l’extrémisme et préserver la mémoire des combats de nos aîné.es.

La proposition de motion

Le courrier aux autorités communales

Lettre ouverte  aux informateurs bruxellois : Bruxelles doit continuer à bruxeller !

« Bruxelles bruxellait » chantait Jacques Brel il y a plus d’un demi-siècle. Aujourd’hui encore, la capitale est belle, animée et vibrante. Mais pour combien de temps ? La Région risque l’asphyxie, paralysée par des blocages politiques sans fin, une violence liée au trafic de drogue qui s’intensifie et une précarité extrêmement préoccupante. En tant que partenaires sociaux – employeurs et travailleurs réunis – nous avons, la semaine dernière, tiré la sonnette d’alarme. L’impasse politique ne menace pas seulement la stabilité de la capitale et son développement socio-économique, mais hypothèque son avenir. Cette inertie ne peut plus durer.

C’est la raison pour laquelle nous – CEO et Secrétaire générale de BECI et Président et Secrétaire générale de la FGTB Bruxelles – souhaitons vous interpeller aujourd’hui sur les principaux défis à relever pour notre Région et vous proposer des solutions concertées entre nos organisations, qui ont à cœur de permettre à Bruxelles de continuer à bruxeller !

Un environnement serein au profit des habitants, des travailleurs et des entreprises

Des quartiers jadis animés par le commerce et la convivialité sont fragilisés par des trafiquants et des gangs.

Cette insécurité a des conséquences lourdes : pour les entreprises et les services publics, qui doivent assumer des coûts de sécurité en hausse ; pour les travailleurs, les touristes et les navetteurs qui ne se sentent plus en sécurité lors de leurs déplacements ; et surtout pour les habitants de ces quartiers, qui en souffrent au quotidien ; enfin, pour l’ensemble des Bruxellois, dont la qualité de vie est menacée.

Nous, partenaires sociaux, le répétons depuis longtemps : si Bruxelles ne garantit pas un environnement sûr, elle fera fuir les travailleurs et les habitants. Une Région où l’on craint de prendre le métro ou de rentrer tard nuit à son dynamisme socio-économique et à sa prospérité.

Le gouvernement fédéral a bien annoncé une task force mais sans coordination réelle avec l’exécutif bruxellois, cette initiative risque de rester purement politique : un emplâtre sur une jambe de bois.

Mais un environnement serein ne se réduit pas à une politique de sécurité optimale. Il faut aussi une meilleure concertation entre tous les acteurs de la Région que sont le monde politique, les représentants des employeurs et les représentants des travailleurs. C’est pourquoi nous demandons la conclusion d’un nouvel accord socio-économique tripartite, qui reprenne les priorités partagées des interlocuteurs sociaux représentés au sein de Brupartners.

Nous souhaitons également travailler ensemble, avec tous les acteurs publics et privés, pour relancer l’industrie à Bruxelles, notamment via une politique foncière afin d’augmenter les espaces dévolus à l’activité industrielle et une politique de mobilité et de logistique adaptée. Une industrie connectée avec la ville et ses habitants, qui allie progrès social et respect de l’environnement.  

Nous devons aussi poursuivre la Shifting Economy, pour investir plus massivement dans la transition climatique et promouvoir les entreprises qui s’inscrivent dans une démarche d’impact social et environnemental positif, tout en développant davantage la politique de soutien à la recherche et à l’innovation au profit des entreprises, des travailleurs et des habitants de Bruxelles.

Face aux mesures qui ont été annoncées par le gouvernement fédéral en matière de chômage et de maladie de longue durée, nous devons également revoir la politique de l’emploi et de la formation pour renforcer l’accès et la mise à l’emploi de tous les Bruxellois et accompagner plus rapidement et efficacement ceux qui malheureusement perdent leur emploi. Les questions fondamentales de la discrimination et de la diversité sur le marché du travail, de la lutte contre le travail au noir et le dumping social doivent également faire l’objet d’une attention particulière si nous voulons offrir aux habitants de Bruxelles toutes les chances de trouver un emploi de qualité.

En matière de logement, outre l’évaluation et la pérennisation de l’alliance Renolution, Bruxelles doit mener une politique de rénovation et de construction qui permette à tous les habitants de bénéficier d’un logement décent et de qualité, à un prix abordable. Cela passera notamment par une accélération et une simplification des procédures de permis.

Le budget

Bruxelles est aussi en danger sur le plan financier. La dette régionale ne cesse de s’alourdir, Belfius réduit drastiquement sa ligne de crédit de trésorerie et les agences de notation surveillent la situation de près. Sans gouvernement stable et sans vision stratégique, les coûts d’emprunt risquent de flamber. Avec quelles conséquences ? Moins d’investissements et des coupes budgétaires aveugles dans les politiques sociales et économiques.

Ce marasme affecte non seulement les finances publiques, les services publics, mais aussi les entreprises qui font vivre notre Région. Les employeurs voient se tarir les capitaux nécessaires à leur croissance ; les travailleurs, eux, subissent un climat d’incertitude qui fragilise leurs emplois et leurs revenus.

Les nécessaires politiques sociales et les services aux habitants de Bruxelles ne pourront plus être assurés. Il faut donc d’urgence prévoir les moyens financiers nécessaires au développement socio-économique de la Région, en travaillant tant sur les dépenses que sur les recettes, tout en préservant la dynamique économique et la politique sociale.

Retrouver l’attractivité

Bruxelles doit être à la hauteur de son titre de grande capitale européenne : multiculturelle, dynamique, vivante, innovante et sûre. La Région a besoin d’un gouvernement qui reprenne son destin en main, dans un territoire où habitants, entrepreneurs, touristes et travailleurs se déplacent avec confiance.

Sans action rapide, l’avenir de Bruxelles risque d’être gâché. C’est une menace non seulement pour les entreprises, qui peineront à attirer les travailleurs et les investissements nécessaires à leur développement, mais aussi pour les travailleurs et les habitants de Bruxelles, qui ont besoin de perspectives solides dans un cadre où il fait bon vivre et travailler.

Bruxelles doit continuer à bruxeller et cela encore pour longtemps !

Suppression de l’enveloppe bien-être : les Belges les plus fragiles seront les premières victimes !

Une fois encore, ce sont les pensionnés, les malades et les demandeurs d’emploi qui paieront le prix fort des mesures d’économies de la coalition Arizona : le gouvernement De Wever a décidé de supprimer l’enveloppe bien-être.

Ce budget, réévalué tous les deux ans par les partenaires sociaux, permettait d’améliorer les pensions les plus basses et les plus anciennes, la garantie de revenus aux personnes âgées (GRAPA), ainsi que les allocations minimales en matière de maladie, d’accidents du travail et de chômage.

Pour la période à venir, un milliard d’euros devait être consacré à ces mesures, dont la majeure partie visait les pensions les plus faibles !

Pour des centaines de milliers de personnes vivant avec des revenus proches ou inférieurs au seuil de pauvreté, cette enveloppe constituait un soutien vital. Pourtant, afin de combler un budget déficitaire, la coalition Arizona a choisi de la supprimer entièrement, générant ainsi une économie de 2,8 milliards d’euros sur deux ans.

Une mesure antisociale de plus, qui confirme la nécessité de poursuivre la mobilisation afin d’obtenir un revirement du gouvernement ✊

Qu’est-ce qui change en 2025 ?

Indexation, chômage temporaire, tarifs d’électricité plus élevés, extension du congé de parentalité d’accueil et d’adoption, suppléments chez le médecin… Qu’est-ce qui change en 2025 en matière de santé, de politique sociale et de droits sociaux ? 

Le chômage temporaire passe au digital

À partir de 2025, le formulaire de demande de chômage temporaire passe au digital. La carte de contrôle permettant de percevoir des allocations sera entièrement numérisée. 

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Âge de la pension relevé et conditions plus strictes pour la pension minimum

Le 1er janvier 2025, l’âge légal de la pension passera à 66 ans, le nouveau bonus pension entrera en vigueur, les conditions d’accès à la pension minimum deviendront plus strictes et les limites de revenus pour les pensionnés seront étendues aux flexi-jobs.

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Indexation des salaires et des allocations

En janvier, grâce à l’indexation automatique, les salaires d’un grand nombre de travailleurs et travailleuses seront adaptés à la hausse des prix. Pour le secteur de l’horeca, l’alimentation, le transport, le commerce international et la logistique, le salaire brut pourrait augmenter de 3,57 %. Dans la commission paritaire 200, qui concerne un demi-million d’employés travaillant dans des centres d’appels, des agences d’intérim, l’ICT, le conseil, les agences de voyage, les bureaux d’études, les agences de publicité, l’industrie graphique, les entreprises de construction, le commerce de gros, etc., une indexation similaire est attendue.

Le Bureau fédéral du Plan prévoit que, en raison de la hausse des prix, le prochain indice-pivot sera atteint en janvier 2025. Grâce à notre système unique d’indexation automatique, les allocations augmenteront alors de 2% en février, permettant à ceux qui dépendent d’une allocation de maintenir leur pouvoir d’achat. Les salaires dans le secteur public et dans le secteur social suivraient en mars.

Fin du gel des tarifs maximums des suppléments d’honoraires

En 2025, le gel des tarifs maximums des suppléments d’honoraires dans les hôpitaux prendra fin. Cela signifie que les hôpitaux et les médecins pourront à nouveau facturer des suppléments d’honoraires aux patients alités.

La FGTB le regrette. Ce gel des tarifs protégeait les patients contre des factures trop élevées et les médecins contre des versements plus importants à l’hôpital. Bien sûr, il existe toujours des tarifs légaux, mais dans certaines circonstances, les hôpitaux sont autorisés à facturer des suppléments pour les chambres et des suppléments d’honoraires pour les médecins.

L’interdiction de facturer des suppléments aux patients vulnérables étendue aux médecins et aux dentistes

Il est interdit aux infirmiers, sage-femmes, kinésithérapeutes et paramédicaux, tels que les logopèdes, de facturer des suppléments aux patients socialement et financièrement vulnérables. À partir de 2025, cette interdiction sera étendue aux médecins et aux dentistes. C’est une bonne chose. Elle offre une sécurité et des soins abordables aux personnes précarisées qui font appel à un dentiste ou à un médecin sans être admises à l’hôpital.

Chez les médecins :

Chez les dentistes :

Report des congés légaux

En 2025, vous pourrez prendre les éventuels jours de congé légaux que vous n’avez pas pu prendre en 2024 pour cause de maladie et d’accident « ordinaire », de maladie professionnelle et d’accident du travail, de congé de maternité, de congé de maternité transformé en cas d’hospitalisation ou de décès de la mère, de congé de naissance, de congé d’allaitement, de congé d’adoption, de congé d’accueil familial ou de congé de parent d’accueil.

Auparavant, si un salarié tombait malade pendant ses vacances, il ne pouvait pas les conserver et les perdait. Cela a changé le 1er janvier 2024. De cette manière, tout le monde conserve le droit à quatre semaines de vacances par an.

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Versement mensuel du congé de naissance

À partir du 1er janvier 2025, les caisses d’assurance maladie verseront l’allocation de congé de naissance mensuellement et non plus à la fin de la période de congé. L’employeur devra donc fournir des informations mensuelles à partir de 2025.

La naissance d’un enfant donne droit à un congé de naissance de 20 jours pour le père ou la coparente. Pendant les 3 premiers jours, il ou elle perçoit son salaire normal. Pour les 17 jours restants, la caisse d’assurance maladie prend le relais. Le père ou la coparente peut choisir à quel moment il ou elle prendra ces 17 jours, mais il faut le faire dans les quatre mois qui suivent la naissance. Jusqu’à présent, la caisse d’assurance maladie ne versait des indemnités que lorsque tous les jours étaient pris ou lorsque le délai de 4 mois était écoulé. Car ce n’est qu’à ce moment-là que la déclaration était envoyée par l’employeur. Désormais, tout se passera mensuellement.

Extension du congé d’adoption et d’accueil

Si vous demandez un congé d’adoption ou de parentalité d’accueil à partir du 1er janvier 2025, et que ce congé débute également à partir de cette date, vous aurez droit à une semaine supplémentaire par rapport à 2024. Cette semaine supplémentaire sera ajoutée au « crédit supplémentaire », à répartir entre les parents adoptifs ou d’accueil.
Le congé d’adoption et le congé de parentalité d’accueil se composent de deux parties :
•    Un droit de 6 semaines par parent adoptif ou d’accueil ;
•    Un crédit ou droit supplémentaire à répartir entre les deux parents adoptifs ou d’accueil.

Ce crédit supplémentaire est passé à 3 semaines le 1er janvier 2023, et il augmentera à 4 semaines le 1er janvier 2025. À partir du 1er janvier 2027, il passera à 5 semaines.

Les communes voient le soutien fédéral à l’aide financière supplémentaire supprimé 

L’une des fonctions essentielles d’un CPAS est de veiller à ce que les citoyens et citoyennes de leur commune puissent mener une vie digne. Pour atteindre cet objectif, les assistants sociaux peuvent déterminer si une aide financière supplémentaire, distincte du revenu d’intégration, se justifie parfois, en fonction des situations des bénéficiaires. Ces derniers, lorsqu’ils bénéficient d’une telle aide, s’engagent à suivre un parcours d’activation sociale ou professionnelle.

Plus de 7 CPAS sur 10 ont utilisé des subventions fédérales à cette fin. Ces subventions se sont élevées à plus de 2 millions d’euros pour des grandes villes comme Anvers et Liège et un million et demi pour Charleroi et Bruxelles. Malheureusement, ce soutien expirera à la fin de l’année 2024. 

Les CPAS, et donc les villes et communes, compte tenu de leur situation financière généralement précaire, pourront-elles continuer à fournir cette aide financière supplémentaire avec leurs propres ressources ? Rien n’est moins sûr. Il y a donc un risque que cette aide diminue ou ne soit plus accordée. Si le prochain gouvernement fédéral décidait de rendre cette aide structurelle, la protection sociale des personnes ne diminuerait pas et les aides pourraient en outre être harmonisées et objectivées. 

Les tickets de train plus chers à partir de février

Le prix des billets de train sera indexé le 1er février 2025, ce qui signifie qu’ils augmenteront à nouveau. Les tarifs des billets (Standard, bénéficiaires de l’intervention majorée, Senior, Youth, Tickets Weekend, Local Multi, Youth Multi et Standard Multi) en deuxième classe augmenteront de 2,91 %. Les tarifs des abonnements (Standard, Flex, Mi-temps, Student, City pass et Unlimited Abonnement) augmenteront de 3,03 %. 

L’impact concret des nouveaux tarifs de la SNCB sur les jeunes et les seniors n’est pas encore clair. En effet, le ticket Senior et le ticket Youth seront supprimés en 2025 et la SNCB les remplacera par des réductions. Nous reviendrons sur le sujet dès que nous en saurons plus.

Tarifs d’électricité en hausse

À partir du 1er janvier 2025, les tarifs du gestionnaire de réseau Elia pour le transport de l’électricité via les lignes à haute tension augmenteront. Cela ne représente qu’environ 3 % de notre facture énergétique, mais le prix passera de 12,14 euros par MWh en 2024 à 21,55 euros par MWh en 2025. Selon les calculs, cela entraînerait une augmentation annuelle de 40 euros pour une famille moyenne.

Au sein du conseil consultatif de la CREG, la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz, les syndicats et les employeurs avaient recommandé de ne pas appliquer cette hausse des coûts. Cependant, le gouvernement n’a pas suivi cet avis et a autorisé Elia à augmenter ses tarifs. Une raison de plus pour envisager la nationalisation complète de ce gestionnaire de réseau.

Le Fonds de fermeture des entreprise étendu

Le « Fonds de fermeture des entreprises » (FFE) indemnise les travailleurs licenciés en raison de la fermeture de leur entreprise. Jusqu’à présent, les entreprises sans finalité commerciale ou industrielle étaient exclues de ce dispositif. Cela va changer.
En cas de fermeture à partir du 1er janvier 2025, une indemnité de fermeture sera également due aux travailleurs des entreprises sans finalité commerciale ou industrielle.

Pour plus d’informations sur l’indemnité de fermeture, consultez le site de l’ONEM

Calcul annuel du seuil pour les lanceurs d’alerte

Les entreprises comptant plus de 50 travailleurs sont tenues de mettre en place une procédure, un canal de signalement et un suivi permettant aux employés de signaler certaines infractions au droit de l’Union européenne dans un contexte professionnel. Les lanceurs d’alerte, c’est-à-dire les employés qui dénoncent ces infractions, sont protégés contre les représailles.
À partir de 2025, le seuil de 50 travailleurs sera calculé chaque année.
Plus d’infos ? Consultez la brochure  FGTB « Lanceurs d’alerte »

Lutte contre le dumping social

À partir du 1er janvier 2025, les sous-traitants des secteurs de la construction, de l’industrie de la viande et du déménagement ne pourront plus confier l’exécution de la totalité des prestations qui leur ont été confiées à un (autre) sous-traitant. Pour le secteur du déménagement, spécifiquement, la chaîne de sous-traitance sera à l’avenir limitée à maximum 3 niveaux. 

En Flandre, dès le 1er janvier 2025, la responsabilité en chaîne sera également mise en œuvre avec des obligations accrues pour les entrepreneurs afin de lutter contre l’emploi illégal de ressortissants de pays tiers. La FGTB, qui lutte depuis des années contre le dumping social, se réjouit que les chaînes de sous-traitance soient mieux encadrées. Cependant, nous continuons à exiger une responsabilité solidaire effective pour l’ensemble de la chaîne de sous-traitance.

Chômage temporaire : carte de contrôle numérique obligatoire dès le 1er janvier 2025 !

À partir de 2025, les chômeurs temporaires ne pourront plus remplir leur carte de contrôle pour bénéficier des allocations que sous forme numérique. La carte de contrôle papier sera supprimée. La nouvelle carte de contrôle électronique, appelée eC3.2, existe en version PC ou en version app disponible pour les smartphones. Vous vous connectez via itsme ou via eID. 

Plus d’infos sur le site de la FGTB

Signer numériquement le formulaire de demande de chômage temporaire 

Si votre employeur vous met au chômage temporaire, il doit l’indiquer. Vous devez en informer votre organisme payeur, la FGTB, afin qu’un dossier soit constitué. Cette démarche n’est pas nécessaire au début de chaque période de chômage temporaire, mais elle l’est lorsque

La nouveauté de 2025 est que vous pouvez effectuer cette démarche entièrement en ligne. Vous informez la FGTB via le formulaire de contact de MyFGTB. Vous recevrez alors un document prérempli que vous examinerez et signerez numériquement.

La FGTB assure ensuite le suivi de votre dossier et le met en ordre.

Moins de paperasserie, moins de déplacements, moins d’impressions inutiles.