Préserver les ACS, c’est préserver un levier indispensable pour l’emploi et la cohésion sociale à Bruxelles

Carte blanche de la confédération représentative des entreprises à profit social bruxelloises (Bruxeo) et du front commun syndical bruxellois (FGTB Bruxelles, CSC, CGSLB).

Les organisations syndicales et patronales du non-marchand bruxellois appellent les négociateurs bruxellois à garantir la pérennité du dispositif ACS. Le réduire mettrait en péril des milliers d’emplois, affaiblirait les services publics de proximité et compromettrait la capacité de la Région à répondre aux besoins fondamentaux de sa population.  

Un levier essentiel pour l’emploi et la cohésion sociale

Chaque jour, des travailleuses et travailleurs assurent la continuité de services essentiels aux Bruxelloises et Bruxellois : puéricultrices, aides-soignants, éducatrices spécialisées, accompagnateurs de personnes en situation de handicap, médiatrices culturelles, formateurs en alphabétisation, travailleurs sociaux, animateurs jeunesse, ouvriers polyvalents de ressourceries… Un même fil rouge relie de nombreux travailleurs de ces métiers indispensables à la société : celui du dispositif ACS – Agents Contractuels Subventionnés.

Ce dispositif permet à la Région de s’appuyer sur des acteurs de terrain pour assurer des missions de service public essentiel, en soutenant un emploi local, utile, durable et non délocalisable, au service des Bruxelloises et des Bruxellois. Aujourd’hui, ces emplois ne sont pas accessoires : ils constituent la colonne vertébrale de centaines de services de proximité indispensables.

Un outil maîtrisé, transparent et rigoureux

Le dispositif ACS fait l’objet de contrôles stricts par Actiris sur base de conventions et de justificatifs mensuels. C’est un système fiable, pilotable et conforme aux exigences de bonne gouvernance.

Le secteur a déjà fait sa part

Depuis dix ans, le dispositif ACS a été ajusté, rationalisé et contrôlé : les taux de subvention ont été réduits, les avances ont été supprimées, les dérogations restreintes. Réduire encore ce dispositif, c’est briser un équilibre déjà fragile.

Nous sommes conscients des défis budgétaires auxquels est confrontée la Région bruxelloise. Mais réduire l’enveloppe ACS ne réduirait pas le déficit – cela ne ferait que déplacer le problème.

Les conséquences seraient immédiates et multiples :

Concrètement, ces coupes auraient des répercussions directes et immédiates sur le terrain : chaque poste supprimé représenterait non seulement un emploi perdu, mais aussi des centaines de bénéficiaires privés d’un service, des projets suspendus et des quartiers fragilisés.

Nos demandes

Nous appelons le futur gouvernement bruxellois à :

Les ACS ne sont pas une dépense, mais un investissement stratégique : dans l’emploi local, dans les services essentiels de proximité, dans la cohésion sociale et dans la résilience économique de Bruxelles.

Soutenir le dispositif ACS, c’est garantir la capacité de la Région à répondre aux besoins fondamentaux de ses habitants.

Thatcher avait tort, il y a toujours un choix, monsieur De Wever

Est-il normal que les 1 % les plus riches paient proportionnellement deux fois moins d’impôts que la moyenne des contribuables ?

Bert Engelaar est secrétaire général de la FGTB, Els Hertogen est directrice de 11.11.11, Eva Smets est directrice d’Oxfam Belgique, Joeri Thijs est porte-parole de Greenpeace Belgique et Ann Vermorgen est présidente de la CSC.
Ils affirment qu’il existe bel et bien des alternatives à la frénésie d’austérité de De Wever.

Alors que le gouvernement prépare de nouvelles mesures d’austérité drastiques qui toucheront la classe moyenne et les plus vulnérables, le Premier ministre Bart De Wever cite la célèbre phrase de Margaret Thatcher : « There is no alternative ». Mais l’histoire comme l’économie montrent qu’il existe bel et bien d’autres voies — plus justes et plus intelligentes.

En citant Thatcher pour justifier ses économies, De Wever ressuscite un slogan des années 1980.
Un slogan qui a servi à imposer des politiques néolibérales ayant conduit à une explosion des inégalités et de la pauvreté, à la destruction des services publics, et à une dérégulation au profit des multinationales et des plus riches.

Est-ce vraiment le modèle que la Belgique veut suivre ?
Affirmer qu’il « n’y a pas d’alternative » témoigne d’un manque de vision — et d’un mépris envers toutes celles et ceux qui travaillent, soignent ou enseignent, et qui subiront les conséquences de ces coupes budgétaires.

Le 14 octobre, 140.000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles pour rappeler que la solidarité, les services publics, le climat et la sécurité sociale ne sont pas des variables d’ajustement.
La Belgique mérite mieux que des recettes idéologiques d’un autre siècle.

Les bénéfices d’une politique sociale

En Belgique, 2,1 millions de personnes risquent la pauvreté ou l’exclusion sociale.
Et pourtant, le gouvernement Arizona choisit aujourd’hui de s’attaquer à nos pensions, à notre temps de travail, aux soins de santé, aux femmes, aux demandeurs d’emploi, aux malades et aux personnes vulnérables.

Rétablir l’équilibre budgétaire sur le dos des plus fragiles est un très mauvais plan, à la fois socialement et économiquement.

Les personnes aux revenus les plus faibles n’investissent pas leur argent dans des fonds spéculatifs ou des paradis fiscaux.
Elles le dépensent en biens et services, le réinjectant directement dans l’économie réelle.
Soutenir cette consommation, c’est soutenir le commerce local et l’emploi.
En réduisant leurs revenus, comme le fait le gouvernement, on pousse les gens au bord du gouffre.
On les force à restreindre leurs dépenses essentielles : chauffage, alimentation, vêtements.

Les politiques d’austérité appauvrissent les plus vulnérables, mais elles finissent par nuire à toute la société et à l’économie.

Pourquoi le gouvernement refuse-t-il obstinément de demander une contribution équitable aux plus riches ?
Ils épargneraient un peu moins, sans que leur niveau de vie en soit affecté.
Un système fiscal plus progressif renforcerait à la fois la justice fiscale et la stabilité économique.

Est-il normal que le 1 % le plus riche paie proportionnellement deux fois moins d’impôts que la moyenne des contribuables ?
Est-il normal que la fraude et l’évasion fiscales coûtent 30 milliards d’euros par an ?

Des choix politiques

Le Bureau du Plan a pourtant calculé qu’un impôt sur la fortune des millionnaires pourrait rapporter 4,7 milliards d’euros de recettes fiscales.
Investir cet argent dans les soins de santé, des pensions décentes, la transition climatique, la solidarité internationale et la protection sociale n’est jamais de l’argent perdu.
C’est un investissement dans une société plus résiliente, plus équilibrée, plus saine et plus pacifique.
Ces dividendes sociaux profitent à tout le monde.

Malgré ces faits, le gouvernement veut réduire, froidement et méthodiquement, toutes les formes de solidarité.
Les coupes annoncées dans la coopération au développement n’en sont qu’un exemple.
Elles vont au-delà d’un simple exercice budgétaire : c’est une attaque idéologique contre un secteur qui rappelle au gouvernement ses engagements internationaux et sa responsabilité en matière de droits humains.

Dans le même temps, la Belgique consacre encore 13 milliards d’euros par an à des subventions pour les combustibles fossiles.
Si certaines aides sociales doivent être maintenues, la majeure partie de ces subsides bénéficie à des activités polluantes sans valeur sociale ajoutée, retardant ainsi la transition écologique.

Comment peut-on justifier des coupes dans des secteurs essentiels tout en maintenant des subventions nuisibles qui portent atteinte au climat et à la santé publique ?

Au cours des dix dernières années, la Belgique a perdu 19,3 milliards d’euros de recettes qui auraient pu financer les services publics et la sécurité sociale.
D’ici 2029, les revenus fédéraux devraient encore baisser de 7,9 milliards d’euros.
Et 85 % de ce recul budgétaire sera le résultat des choix du gouvernement Arizona.
Le gouvernement sabote donc délibérément ses propres recettes… pour ensuite s’inquiéter de la dette publique qu’il a lui-même contribué à creuser !

Cette situation n’est pas une fatalité.
Si rien ne change, les taux de pauvreté augmenteront dans les années à venir.
La tâche d’un gouvernement n’est pas de se cacher derrière des slogans d’un autre temps, mais d’offrir de nouvelles perspectives et une vision d’avenir à la population.

L’histoire l’a prouvé : Thatcher avait tort.
Il y a toujours un choix — le choix de mettre fin aux cadeaux fiscaux inefficaces et polluants,
le choix de faire contribuer chacun selon ses moyens, 
le choix d’investir dans l’avenir plutôt que de couper dans la santé, l’éducation, la solidarité internationale et l’environnement.

À partir du 17 octobre, les femmes travaillent “gratuitement” jusqu’à la fin de l’année !

Le 17 octobre marque une date aussi symbolique que révoltante : si l’on convertit l’écart salarial global en temps de travail, les femmes cesseraient d’être payées à partir de cette date. L’écart moyen de 19,9 % entre le salaire des femmes et celui des hommes correspond en effet à près de deux mois et demi de travail “non rémunéré” pour les femmes par rapport à leurs collègues masculins.

L’inégalité salariale reste une réalité structurelle, qui pénalise massivement les femmes pendant leur carrière et jusqu’à la retraite.

On parle souvent d’un écart de 7 %, qui correspond à la différence de salaire horaire entre femmes et hommes. Mais cette donnée masque une réalité bien plus profonde : les femmes sont massivement cantonnées au temps partiel, souvent dans des secteurs sous-payés (commerce, soins, nettoyage, titres-services).

Ces emplois sont souvent précaires, mal rémunérés et assortis de peu de perspectives de carrière. En moyenne, la durée de carrière des femmes n’est que de 31,6 ans, et 4 femmes sur 10 n’atteignent pas 35 années de carrière à 65 ans – alors que le calcul de la pension est basé sur 45 années.

Cette précarité salariale a évidemment des effets cumulés sur la pension.

Les pensions des femmes sont en effet en moyenne 21 % plus basses que celles des hommes et sans les périodes assimilées (maladie, congé de maternité, chômage temporaire…), cet écart grimperait à 43 % !

Par ailleurs, la suppression programmée de la pension de survie privera environ 140.000 femmes d’un filet de sécurité essentiel.

Et avec le gouvernement Arizona, les femmes vont encore payer !

Loin de corriger ces injustices, le gouvernement Arizona multiplie les attaques qui frappent directement les travailleuses à temps partiel, c’est-à-dire essentiellement des femmes :

En résumé, le gouvernement Arizona prend clairement les femmes pour cible, avec des réformes structurellement discriminantes, qui frappent précisément les statuts précaires dans lesquels elles sont surreprésentées.

Une mobilisation sans précédent contre l’Arizona

La manifestation nationale du 14 octobre a dépassé toutes les attentes : une foule immense, toutes générations et tous horizons confondus, réunie dans la solidarité et la détermination.
Ensemble, nous avons envoyé un message clair au gouvernement : non à la casse sociale de l’Arizona, oui à une société juste et solidaire !

Pensions dignes, emplois de qualité, fiscalité plus juste, transition écologique ambitieuse, respect des droits syndicaux, reconnaissance de l’État palestinien… nos revendications sont claires et légitimes.

Le combat continue : un automne chaud s’annonce pour défendre nos droits et faire reculer ce gouvernement !

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Plan Climat : « Bruxelles est une nouvelle fois désavantagée »

Un nouveau marché du carbone européen va bientôt faire grimper les factures d’énergie. À partir de 2027, le système ETS2 s’appliquera au chauffage et au transport routier. Résultat : le gaz, le mazout, l’essence et le diesel coûteront plus cher, avec un impact particulièrement lourd pour les ménages les plus précaires.

Pour en atténuer les effets, l’Europe a mis sur pied un Fonds social pour le climat, destiné à soutenir les ménages vulnérables et à financer des mesures de transition. La Belgique recevra 1,66 milliard d’euros sur la période 2026–2032, complétés par un cofinancement national.

Les gouvernements fédéral et régionaux se sont récemment mis d’accord sur la répartition de cette enveloppe :

Derrière ces pourcentages se joue une question de justice sociale : Bruxelles reçoit une part nettement inférieure par rapport à ses besoins réels. Explications avec Florence Lepoivre, Secrétaire générale de la FGTB Bruxelles.

Pourquoi cette répartition est-elle problématique pour Bruxelles ?

Florence Lepoivre : Bruxelles reçoit 10,5 % de l’enveloppe, alors qu’elle représente 10,6 % de la population belge. Sur le papier, cela peut sembler équilibré. Mais si l’on regarde les besoins réels, on voit que 14,8 % des “clients protégés” – des ménages en difficulté de paiement énergétique – vivent à Bruxelles.

Ce sont précisément ces publics que le Fonds social climat est censé soutenir en priorité.

Quelle différence cela représente-t-il concrètement ?

Florence Lepoivre : Si la répartition avait été basée sur le nombre de clients protégés plutôt que sur une clé principalement démographique, Bruxelles aurait reçu environ 4,5 millions d’ euros supplémentaires.

Et je ne parle ici que de la répartition du Fonds social climat. Nous craignons que les recettes générées par l’entrée en vigueur du système ETS2 en 2027 – entre 5,4 et 7,6 milliards d’euros pour la Belgique – soient elles aussi réparties selon une clé démographique.

Dans ce cas, des dizaines de millions d’euros pourraient échapper à Bruxelles chaque année.

Les besoins sont pourtant particulièrement importants à Bruxelles…

Florence Lepoivre : Oui, et ils sont très documentés. Le bâti bruxellois est très ancien : selon Statbel, seuls 7 % des bâtiments bruxellois ont été construits après 1981, contre 23 % en Wallonie et 34 % en Flandre.

Il est aussi très énergivore. En 2023, le chauffage des bâtiments représentait 55 % des émissions directes de gaz à effet de serre à Bruxelles. À titre de comparaison, les ménages ne représentaient que 11 % des émissions en Flandre et 15 % en Wallonie, derrière l’industrie qui reste la source principale d’émissions dans ces 2 régions. Cette différence est directement liée au caractère urbain de la Région de Bruxelles-Capitale.

Cette réalité se reflète déjà dans les budgets régionaux : en 2024, le gouvernement bruxellois a dépensé 135 millions d’euros en primes Renolution, soit presque le double des 69 millions initialement prévus. Cela montre à quel point les besoins sont importants sur le terrain.

Pourquoi cette situation se répète-t-elle souvent pour Bruxelles ?

Florence Lepoivre : Souvent, les clés de répartition sont simplement liées à la démographie et ne tiennent pas compte des réalités bruxelloises, qu’elles soient sociales, économiques ou territoriales. Ignorer ces spécificités, c’est créer des déséquilibres qui se répètent dossier après dossier.

La lutte contre le réchauffement climatique ne fait pas exception : la spécificité de Bruxelles par rapport aux deux autres Régions n’est pas prise en compte. La capitale connaît davantage de précarité, un parc de logements plus vétuste et mal isolé et une population urbaine qui sera à terme, particulièrement exposée aux effets de la tarification carbone.

La transition risque donc d’alourdir la facture sociale pour les Bruxellois…

Florence Lepoivre : Oui, très clairement. Moins de moyens, c’est moins de soutien public, donc moins de rénovations et des factures énergétiques qui continueront à augmenter. Si Bruxelles reçoit une part trop faible des fonds alors qu’elle concentre davantage de précarité, on risque d’aggraver les inégalités sociales au lieu de les réduire. C’est une véritable fracture sociale qui se dessine.

Peut-on encore inverser la tendance ?

Florence Lepoivre : Les négociations ne sont pas totalement closes. D’autres éléments doivent encore être répartis, notamment les recettes de l’ETS2. C’est un moment clé pour défendre une répartition plus juste.

Mais l’accord conclu pour le Fonds social climat donne déjà une idée de la direction prise… Si rien ne change, Bruxelles va devoir affronter la transition climatique avec des moyens structurellement insuffisants, alors même qu’elle concentre une grande partie des ménages les plus vulnérables et dispose d’un bâti particulièrement ancien.

Le gouvernement bruxellois doit donc se battre pour faire reconnaitre les spécificités et les besoins de Bruxelles, c’est essentiel pour Bruxelles et les Bruxellois, dans ce dossier comme dans beaucoup d’autres.

La justice confirme le moratoire hivernal à Bruxelles : une avancée essentielle pour le droit au logement

Ce jeudi 9 octobre, la Cour constitutionnelle a rejeté le recours introduit par le Syndicat National des Propriétaires et Copropriétaires (SNPC) contre l’ordonnance « expulsions » et le moratoire hivernal en Région bruxelloise.

Cette décision constitue une victoire importante pour la défense du droit au logement, en particulier pour les ménages les plus vulnérables.

La FGTB Bruxelles, aux côtés de la plateforme logement (Fébul, IEB, MOC, Équipes populaires, CSC, RBDH, Syndicat des Locataires et Loyers Négociés), a soutenu activement la procédure en justice. Ensemble, nous avons contribué à défendre une avancée majeure : l’interdiction des expulsions domiciliaires entre le 1er novembre et le 15 mars, tout en prévoyant un mécanisme d’indemnisation pour les propriétaires.

Cette victoire rappelle qu’un logement décent est un droit fondamental, et non une variable d’ajustement.
La FGTB Bruxelles continuera à se mobiliser pour que ces protections soient pleinement appliquées et renforcées.

Justice sociale, justice écologique : un même combat – Les interventions du séminaire d’actualité sociale du CEPAG Bruxelles

Face à l’urgence climatique, limiter le réchauffement à 1,5°C nécessite une transformation profonde de nos systèmes de production et de consommation. Pourtant, les discours dominants – gouvernements et patronats – culpabilisent les individus au lieu de s’attaquer aux causes structurelles.

Ce séminaire propose d’articuler justice sociale et justice écologique : un même combat. Changeons de cap pour protéger à la fois la planète et les droits des travailleurs.

Les interventions des séminaires d’actualité sont disponibles sur la chaîne YouTube du CEPAG Bruxelles.

N’hésitez pas à les visionner ! 

🎦 Justice sociale, justice écologique : un même combat – Partie 1 

🎦 Justice sociale, justice écologique : un même combat – Partie 2 

🎦 Justice sociale, justice écologique : un même combat – Partie 3

Chômage : que faire si l’ONEM vous envoie une lettre d’exclusion ?

Depuis la mi-septembre 2025, l’ONEM a entamé l’envoi progressif des courriers annonçant la fin du droit aux allocations de chômage.

Ces lettres concernent directement des milliers de Bruxellois·es et sont envoyées par vagues, selon la durée du chômage de chacun·e. Elles sont adressées par courrier postal mais aussi via l’eBox.

Si vous recevez une lettre de l’ONEM, il est essentiel d’agir rapidement et de vous informer sur vos droits ainsi que sur les démarches à entreprendre.

Toutes les infos pratiques sont sur notre site

La réforme est encore en cours de mise en place et les informations transmises par les institutions concernées (ONEM, Actiris, Bruxelles Formation, CPAS…) évoluent régulièrement.

La FGTB Bruxelles rassemble toutes ces données et met à jour son site en continu dans un menu spécifique :

consultez-le régulièrement pour avoir les dernières infos fiables !

Vous y trouverez :

La FGTB Bruxelles est à vos côtés pour vous informer, vous conseiller et vous défendre.

Reconstruire une conscience de classe – Les interventions du séminaire d’actualité sociale du CEPAG Bruxelles

Ce séminaire vise à redonner aux travailleur·euses la conscience de leur rôle central dans la production de richesse.

Sans elleux, rien ne se crée et sans conscience de classe, aucun combat ne peut être gagné.

Face à une bourgeoisie qui cherche à effacer la lutte des classes, le mouvement ouvrier doit raviver cette conscience pour avancer.

Revaloriser la fierté de classe est un enjeu stratégique.

Les syndicats y jouent un rôle essentiel, bien au-delà des revendications économiques.

Les interventions des séminaires d’actualité sont disponibles sur la chaîne YouTube du CEPAG Bruxelles.

N’hésitez pas à les visionner ! 

🎦 Construire une conscience de classe – Partie 1 

🎦 Construire une conscience de classe – Partie 2 

52 milliards d’argent public aux entreprises… un capitalisme sous perfusion ?

A qui profite l’argent public ? Pas ceux qu’on croit…

Quand le gouvernement Arizona parle de « charges », de « réformes » ou d’économies budgétaires, ce sont toujours les mêmes qui sont visés : les chômeurs, les allocataires sociaux, les services publics.

Mais une note du réseau Éconosphères – publiée fin mai – remet les pendules à l’heure. Elle révèle qu’en 2022, les entreprises privées lucratives ont reçu 51,9 milliards d’euros d’argent public.

C’est énorme.

A titre de comparaison, cela représente près de 18 % des dépenses publiques, plus de 9 % du produit intérieur brut, et plus de dix fois le coût des allocations versées aux chômeurs complets indemnisés.

Autrement dit : l’État dépense beaucoup plus pour soutenir les entreprises que pour indemniser les personnes privées d’emploi.

Des milliards d’aides, souvent sans condition

Ce soutien prend de nombreuses formes : des subsides salariaux, des réductions de cotisations sociales patronales, des exonérations fiscales sur les bénéfices, des aides à l’investissement, des réductions d’accises, etc.

En réalité, une grande partie des emplois du secteur privé sont financés, en partie, par de l’argent public. On est loin du récit d’un marché « libre » où les entreprises se débrouilleraient seules, on assiste plutôt à un capitalisme sous perfusion…

L’État joue le rôle d’actionnaire… sans les droits

Plusieurs économistes parlent aujourd’hui d’un “État-actionnaire silencieux”. L’État injecte des milliards dans les entreprises, comme un actionnaire le ferait, mais sans obtenir de droit de regard, sans exiger de garanties, sans récupérer de dividendes.

Pendant ce temps, les entreprises touchent ces aides sans obligation réelle de créer ou de maintenir des emplois, ni d’améliorer les conditions de travail, ni de contribuer à la transition écologique.

Cherchez l’erreur…

Et quand elles licencient, comme ce fut le cas chez Audi à Forest, c’est encore la collectivité qui paie les pots cassés.

Qui va payer la note ?

La Belgique doit faire 27 milliards d’euros d’économies dans les années à venir. Cette pression vient directement des règles budgétaires européennes, qui imposent un retour à l’austérité.

Mais au lieu d’aller chercher cet argent là où il est : dans les profits, les dividendes ou la fraude fiscale – le gouvernement s’en prend aux chômeurs et aux politiques sociales.

Les personnes privées d’emploi sont stigmatisées, culpabilisées, sanctionnées.

Les entreprises, elles, continuent à toucher des milliards sans aucune remise en question.

Et pendant ce temps, la fraude fiscale continue de coûter au pays plus de 30 milliards d’euros par an, sans qu’aucun plan sérieux ne soit mis en place pour la combattre.

Ouvrir enfin le débat

Pourquoi ces aides aux entreprises sont-elles si peu discutées ? Pourquoi ne sont-elles ni évaluées, ni conditionnées ? Pourquoi continue-t-on à les verser automatiquement, année après année, alors qu’on coupe ailleurs à la hache ?

Selon Éconosphères, plus de 10 milliards d’euros de subsides salariaux ont été versés en 2022, pour une création nette d’environ 12.000 emplois dans le secteur marchand entre 2022 et 2023 — soit près d’un million d’euros d’argent public par emploi créé.

Quand l’État finance autant l’emploi privé, peut-on encore vraiment parler d’emploi privé ?

Poser la question, c’est déjà y répondre…

L’analyse d’Econosphères  – Un pognon de dingue


Econosphères est un réseau d’organisations et de chercheur·euses, dont la FGTB Bruxelles, qui vise à replacer les enjeux économiques au cœur du débat démocratique.