Le CEPAG et ses régionales lancent une campagne percutante : « Défendre le chômage, c’est défendre l’emploi ».
En ce 80ème anniversaire de la Sécurité sociale et à l’heure où les droits des travailleurs sans emploi sont menacés, la campagne du CEPAG dénonce l’inefficacité des mesures d’exclusion et déconstruit les nombreux préjugés sur le chômage et celles et ceux qui bénéficient de cette protection indispensable.
Supernote De Wever – Bouchez : « Un projet de gouvernement qui détruit les droits sociaux et sabote les finances communales »
Une interview de Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles
Les CPAS sont déjà à bout de souffle après plusieurs crises successives. Entre la crise Covid, la crise énergétique et l’augmentation des publics fragilisés, les CPAS bruxellois sont confrontés à une augmentation exponentielle des bénéficiaires. Cette surcharge met à rude épreuve leurs capacités organisationnelles et financières. C’est dans ce contexte tendu que la supernota de De Wever – Bouchez propose une mesure qui pourrait les pousser à la rupture : la limitation des allocations de chômage dans le temps.
Pour mieux comprendre les impacts de cette mesure sur les communes bruxelloises, nous avons interrogé Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles. Elle nous livre ses inquiétudes quant aux conséquences dramatiques de cette réforme sur les finances publiques, les CPAS et les travailleurs de la Région bruxelloise.
Quel serait l’impact de cette réforme à Bruxelles ?
À Bruxelles, cette réforme toucherait près de 30.000 personnes, soit la moitié des chômeuses et chômeurs bruxellois. Parmi eux, les jeunes de 18 à 25 ans sont particulièrement concernés. Cette tranche d’âge représente un tiers des bénéficiaires du RIS, et est déjà la plus touchée par la pauvreté. Cette réforme risque de précariser encore plus ces jeunes, compromettant leur avenir.
Certaines communes, comme Ganshoren, Berchem-Sainte-Agathe ou Woluwe-Saint-Pierre, pourraient voir la demande de RIS augmenter de 40 à plus de 100 %. Selon une étude de Brulocalis, l’impact financier serait colossal : si 100 % des 27 709 demandeurs d’emploi indemnisés de plus de 2 ans sollicitaient le RIS, le coût total annuel pour les pouvoirs locaux s’élèverait à 121,2 millions d’euros. Même dans un scénario plus réaliste, où 60 % des chômeurs de longue durée feraient appel au RIS, le coût serait tout de même de 72,7 millions d’euros par an à charge des communes.
On peut donc dire avec certitude que l’Arizona nous enfume ! Cette mesure n’est pas une mesure d’économie, mais simplement un transfert de charge du fédéral vers les communes, les CPAS et in fine la Région bruxelloise ! C’est aussi une régionalisation déguisée d’une partie importante de la sécurité sociale, qui met encore plus de pression sur des finances locales déjà fragilisées.
Les CPAS, qui sont déjà sous pression, ont-ils la capacité d’assumer cette charge de travail supplémentaire, tant au niveau financier qu’en termes de personnel ?
En plus du coût des allocations, les CPAS devront aussi couvrir les frais liés au personnel, à l’encadrement et aux infrastructures pour faire face à l’augmentation des demandes. Le scénario médian, estimé par la fédération des CPAS, prévoit qu’environ 60 % des chômeurs de longue durée demanderont le RIS, entraînant un coût annuel de 93 millions d’euros. Ce montant inclut les dépenses nécessaires à l’embauche d’assistants sociaux et de personnel administratif pour traiter ces nouveaux dossiers.
Le public qui s’adresse aux CPAS a également changé : les demandeurs sont non seulement plus nombreux, mais ils présentent aussi des problématiques plus complexes et diversifiées. Cela alourdit non seulement la charge de travail, mais pèse également sur le bien-être psychologique des travailleurs sociaux, qui se retrouvent de plus en plus souvent confrontés à des situations difficiles à gérer. Ce sont des dossiers plus lourds, ce qui ajoute encore à la pression que subissent les équipes déjà débordées.
Pour compliquer la situation, la supernota De Wever – Bouchez propose de lier les subventions des CPAS aux résultats obtenus en matière de réinsertion professionnelle. Cette approche est non seulement contreproductive, mais elle signifie une pression supplémentaire sur des travailleurs sociaux déjà à bout. 60 % des chômeurs de longue durée sont sans emploi depuis plus de cinq ans. Conditionner les subventions aux résultats est à la fois irréaliste et injuste.
la réforme pourrait entraîner une augmentation importante du nombre de personnes inscrites au CPAS dans les différentes communes de Bruxelles, avec des pics alarmants dans certaines d’entre elles
Le non-recours aux droits est une réalité à Bruxelles. Cette mesure risque-t-elle d’aggraver encore la précarité ?
Oui, absolument. C’est déjà une réalité préoccupante à Bruxelles : de nombreuses personnes renoncent à demander l’aide qui leur est due, souvent en raison de la complexité administrative ou de la stigmatisation. Avec cette nouvelle mesure, ce phénomène risque de s’intensifier, ce qui accentuerait encore la précarité dans une Région où le taux de pauvreté est déjà très élevé. Cela priverait davantage de familles des aides essentielles auxquelles elles ont droit, aggravant ainsi les inégalités à Bruxelles.
Vous évoquez une dégradation des conditions de travail pour l’ensemble des travailleurs. Pouvez-vous nous expliquer ?
On pousse les chômeurs concernés à accepter n’importe quel emploi, à n’importe quelles conditions. Cela aura évidemment un impact direct sur eux, mais aussi sur l’ensemble des travailleurs. En tirant vers le bas les conditions salariales et de travail, c’est tout le système qui se dégrade ! Et à terme, tous les travailleurs vont en pâtir. C’est une véritable menace pour le marché du travail dans son ensemble.
Quelles leçons peut-on tirer à la veille des élections communales ?
Il faut tirer des conclusions claires en pleine campagne communale. Le MR et les Engagés nous promettent monts et merveilles, mais une fois au pouvoir, qu’est-ce qu’ils font ? Ils s’allient à la N-VA pour démolir notre protection sociale, appauvrir les familles et détruire les finances communales ! Et au final, ces communes ne pourront plus assurer les services essentiels à la population. Il faut en être conscient au moment de voter et ne pas croire aux promesses de ces partis !
Mobilisation massive pour l’emploi industriel : des milliers de manifestants dans les rues de Bruxelles
Ce lundi 16 septembre, des milliers de manifestants ont envahi les rues de Bruxelles pour dénoncer les suppressions d’emplois annoncées chez Audi Brussels et réclamer une politique industrielle européenne ambitieuse. Initialement lancé par solidarité avec les travailleurs et travailleuses de l’usine de Forest et leurs sous-traitants, le rassemblement s’est rapidement élargi à un message plus large : défendre l’emploi dans l’ensemble du secteur industriel en Europe.
Des délégations syndicales venues d’Allemagne, d’Italie, de Hongrie, de France, des Pays-Bas et d’Autriche ont fait le déplacement pour exprimer leur solidarité et rappeler que la crise touche l’ensemble du continent. L’annonce, en juillet dernier, d’une restructuration chez Audi Brussels a été le déclencheur de la colère, mais les inquiétudes vont bien au-delà : Volkswagen a également annoncé des fermetures en Allemagne, et l’ensemble du secteur automobile est fragilisé par la concurrence internationale et un manque de vision industrielle à l’échelle européenne.
Une assemblée générale solidaire pour les travailleurs d’Audi Brussels
Ce mardi, première assemblée générale des travailleurs d’Audi Brussels depuis l’annonce de l’intention de la direction de procéder à de nombreux licenciements. Un moment de solidarité qui nous rappelle l’importance de ne pas baisser les bras et de continuer la lutte pour la sauvegarde de chaque emploi chez Audi Brussels et ses sous-traitants. Et une détermination renouvelée avant le conseil d’entreprise extraordinaire prévu ce jeudi.
Restons mobilisés ! Une grande manifestation est prévue le 16 septembre dans les rues de Bruxelles. Rejoignez-nous pour soutenir nos camarades et défendre notre industrie. Ensemble, nous sommes plus forts.
Formation bruxelloise – Les syndicats bruxellois exposent leurs revendications en front commun
Les responsables bruxellois de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB ont rencontré le formateur bruxellois. Les syndicats ont rappelé en front commun leur socle minimal de priorités dans le cadre du futur accord de gouvernement.
1. Réforme de l’Etat
Les syndicats se sont fermement opposés à toute réforme de l’État entraînant la régionalisation de nouveaux pans de la sécurité sociale, du droit du travail, de la culture ou de l’enseignement, ce qui menacerait la solidarité entre travailleurs et régions.
Pour Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles : « Une nouvelle réforme de l’État mobiliserait des ressources publiques considérables, aggraverait la concurrence interrégionale entre travailleurs et la précarité de l’emploi. Ce serait totalement contreproductif dans le contexte socio-économique et budgétaire difficile que nous connaissons. »
2. Garantir le financement des politiques sociales et des services publics
Les syndicats bruxellois ont rejeté toute politique d’austérité qui pourrait menacer la viabilité des services publics et du secteur non-marchand. Ils ont également plaidé pour une révision concertée de la fiscalité bruxelloise afin de répondre aux besoins des Bruxellois et d’assurer une répartition équitable des richesses produites.
« Notre région fait face à des besoins sociaux et de transition importants. Il est impératif de garantir un financement suffisant pour la mise en place de politiques sociales en matière d’emploi, de formation, de logement, de santé, de mobilité, … » précise Benoît Dassy, secrétaire régional de la CSC.
3. Une concertation sociale renforcée
Les syndicats bruxellois ont plaidé pour le respect et la poursuite des priorités partagées entre le gouvernement et les interlocuteurs sociaux, adoptées depuis 2015, la négociation d’un accord social en début de législature et le maintien d’une gestion paritaire des organismes d’intérêt public liés aux compétences de la sécurité sociale (Actiris, Iriscare, Bruxelles Formation, VDAB).
« Il est primordial que le futur gouvernement maintienne une concertation sociale dynamique et respectueuse pour un développement socio-économique juste et durable de notre Région. Nous souhaitons aussi, au sein de Brupartners, pouvoir donner un avis argumenté sur les choix politiques et les perspectives budgétaires pluriannuelles qui en découleront », précise Michaël Dufrane, secrétaire régional de la CGSLB.
4. Priorité à la lutte contre les emplois précaires, la formation et l’insertion socio-professionnelle
Face à la précarisation de l’emploi, les syndicats ont insisté sur la nécessité de développer des politiques régionales qui garantissent des emplois de qualité et renforcent les droits des travailleurs par des inspections accrues. Pour Florence Lepoivre (FGTB Bruxelles), c’est indispensable : « les aides à l’emploi devront être conditionnées à de la création d’emplois de qualité. Chaque travailleur doit en effet pouvoir bénéficier de conditions de travail justes et équitables, tout en contribuant positivement à l’économie régionale. »
Les syndicats ont également insisté sur l’importance de sécuriser les parcours de formation et de mettre en place un financement pluriannuel du secteur de l’insertion socio-professionnelle pour lui assurer une stabilité structurelle.
5. Garantir l’accès à un logement abordable
Avec près de 65% de locataires, l’accès à un logement décent pour un loyer abordable est un enjeu crucial à Bruxelles. Les 3 syndicats réclament une politique régionale ambitieuse en matière de logement : « cela passe par la création de logements publics et sociaux supplémentaires et la rénovation du parc existant, mais aussi par une forme de régulation des loyers qui n’ont cessé d’augmenter ces dernières années : pour nous, l’accès aux primes à la rénovation devra impérativement être conditionné à un encadrement ou un conventionnement des loyers » précise encore Florence Lepoivre (FGTB Bruxelles).
En matière d’énergie, les syndicats ont insisté sur l’importance de maintenir le statut de client protégé et la nécessité d’envisager la création d’un fournisseur public d’énergie dans la Région.
6. Investir dans le social-santé et renforcer l’attractivité des métiers
La crise Covid-19 a souligné, si besoin en était, l’importance des métiers de la santé et du social. Face à la pénurie avérée dans ces secteurs, les 3 syndicats ont souligné la nécessité d’agir pour attirer et retenir les talents. « Il est urgent d’investir dans ces métiers essentiels pour le bien-être des Bruxellois.es. Nous plaidons pour la mise en œuvre de normes qualitatives et inclusives, d’une formation améliorée et d’une procédure d’équivalence des diplômes plus efficace. Nous demandons aussi un cadastre des besoins pour assurer des soins de santé de qualité » insiste Michaël Dufrane (CGSLB).
Les syndicats bruxellois ont également pointé la nécessité de maintenir une croissance annuelle suffisante et forte des budgets du social-santé en plus de l’indexation automatique, pour faire face aux besoins grandissants et développer l’emploi de qualité.
7. Renforcer la concertation locale pour une ville durable et apaisée
Pour les 3 syndicats, la conception de quartiers apaisés doit correspondre aux besoins des habitant.es mais aussi des travailleur.euses de la Région. Ils ont rappelé l’importance de la concertation locale et de la collaboration entre tous les acteurs pour développer une planification urbaine et une mobilité durables et apaisées.
« Le futur gouvernement devra donc tenir compte des concertations locales en matière d’équipements et de mobilité, en assurant notamment des transports publics adaptés à toutes et tous, en ce compris les travailleur.euses à horaires décalés » précise Benoît Dassy (CSC).
8. Lutter contre la pauvreté et promouvoir la diversité
Les syndicats bruxellois ont remis en lumière la vulnérabilité de certains groupes sur le marché du travail, notamment les femmes, les personnes porteuses de handicap, les personnes d’origine étrangère et les jeunes. « La situation doit être objectivée et des mesures contraignantes devront être prises pour les entreprises bénéficiaires d’aides publiques » précise Michaël Dufrane (CGSLB).
Les syndicats bruxellois ont également marqué leur opposition à une éventuelle limitations des allocations de chômage dans le temps : « face à la pauvreté croissante, d’autres mesures doivent être privilégiées : une coordination renforcée des politiques de lutte contre la pauvreté et un renforcement financier des CPAS » insiste Michaël Dufrane (CGSLB).
9. Développer une économie circulaire et porteuse d’emploi
Les syndicats bruxellois ont plaidé pour la création de zones dédiées à l’activité économique, en ce compris industrielle, pour diversifier les emplois locaux. Ces activités devront promouvoir la circularité et minimiser les impacts environnementaux. Les aides financières devront être conditionnées au respect des normes sociales et fiscales et faire l’objet d’une évaluation rigoureuse quant à leur contribution à la création et au maintien d’emplois de qualité.
« Bruxelles doit continuer sa mue vers un hub économique vertueux, qui respecte à la fois le bien-être social et les exigences environnementales, en anticipant les transformations nécessaires des secteurs d’activité face aux enjeux écologiques actuels » souligne Benoît Dassy (CSC).
La secrétaire générale de la FGTB Bruxelles et les secrétaires régionaux de la CSC et de la CGSLB réitèrent l’importance de ces revendications pour garantir un avenir équitable et durable à Bruxelles. Ils appellent le formateur à prendre en compte ces priorités lors de la formation et dans la Déclaration de politique régionale du prochain gouvernement bruxellois.
Mobilisation massive à Bruxelles contre l’extrême droite
Ce dimanche, plus de 4.500 personnes ont bravé la pluie battante pour défiler dans les rues de Bruxelles et exprimer leur refus de l’extrême droite et du racisme. Organisée par la Coordination antifasciste de Belgique, cette mobilisation a rassemblé une vingtaine de mouvements sociaux et d’organisations, affirmant haut et fort que la montée de l’extrême droite en Europe n’est pas une fatalité.
Après les élections européennes du 9 juin, qui ont vu une percée des partis d’extrême droite et populistes dans plusieurs pays – de la France à l’Allemagne, en passant par l’Italie et les Pays-Bas – la mobilisation antifasciste s’organise.
À Bruxelles, les nombreux manifestants ont tenu à envoyer un message clair : face aux discours de division et d’exclusion, nous défendons une société solidaire, égalitaire et démocratique.
Mobilisation à Bruxelles contre l’austérité européenne
Ce lundi 3 juin, les militant.es FGTB Bruxelles se sont rassemblés place Jean Rey à Bruxelles pour dénoncer le retour des règles budgétaires européennes qui imposent de nouvelles coupes dans les services publics et menacent les droits sociaux. Avec le rétablissement des plafonds de déficit et de dette publique, c’est une politique d’austérité qui se profile, mettant en péril les investissements nécessaires pour une société plus juste et durable.
Face à ces mesures injustes, la mobilisation s’est organisée partout en Belgique, avec des actions régionales. À Bruxelles, nous avons fait entendre notre voix : No way, we won’t pay again ! Ce n’est pas aux citoyens belges d’à nouveau subir les mesures d’austérité. La FGTB dit STOP et appelle le prochain gouvernement à aller chercher l’argent où il se trouve.
Mémorandum politique FGTB Bruxelles : élections régionales et communautaires 2024
Dans le contexte des élections régionales et communautaires de 2024, la FGTB Bruxelles présente ses principales revendications politiques pour les cinq prochaines années. Ce mémorandum aborde des enjeux cruciaux pour garantir un développement socio-économique juste et durable, avec des priorités telles que l’amélioration des conditions de travail, la lutte contre la précarité, l’accès au logement et aux services publics, ainsi que la justice fiscale et l’inclusion sociale.
Le document met en avant les exigences de la FGTB pour répondre aux défis sociaux et économiques de Bruxelles, en se fondant sur des indicateurs chiffrés et des analyses concrètes. Il appelle également à la négociation d’un nouvel accord social entre les interlocuteurs sociaux et le gouvernement bruxellois pour orienter les politiques régionales des années à venir.
Florence Lepoivre, nouvelle Secrétaire générale de la FGTB BXL
Ce mercredi 10 avril 2024, le Comité régional de la FGTB-Bruxelles a désigné Florence Lepoivre pour succéder à Estelle Ceulemans.
Estelle Ceulemans exerçait la fonction depuis 2018. Candidate sur la liste PS des élections européennes du 9 juin, Estelle Ceulemans a quitté ses fonctions de façon anticipée.
Florence Lepoivre occupe actuellement la fonction de Cheffe de cabinet Economie et Travail du Vice- Premier Ministre et Ministre fédéral de l’Economie et du Travail. Florence Lepoivre prendra ses fonctions au sein de la FGTB à partir du 1er mai 2024, soit le jour de la Fête du Travail.
La FGTB Bruxelles est heureuse et fière d’accueillir Florence Lepoivre à qui incombera la tâche de poursuivre les chantiers que nous menons depuis notre Congrès statutaire du 25 mai 2022.
Nos grandes lignes directrices :
Assurer la régulation du marché du travail et notamment des nouvelles formes de travail.
Promouvoir une transition économique juste, durable et solidaire qui ne mette personne à l’écart de l’économie bruxelloise.
Défendre l’état social et le service public.
Garantir le droit à la ville pour tous avec des engagements pour le droit au logement, la lutte contre la précarité et pour une politique de santé publique bruxelloise renforcée.
La FGTB Bruxelles met également un point d’honneur à faire de l’égalité Femme – Homme une réalité et ce dans un contexte social caractérisé par une détérioration des conditions de travail des femmes en particulier, ainsi que les risques spécifiques auxquels elles sont confrontées.
Enfin, La FGTB Bruxelles accorde énormément d’importance à la solidarité intergénérationnelle et à l’avenir des jeunes et ce au sein d’une Région où les jeunes sont confrontés à un système éducatif mis en échec faute de moyens adéquats, à des problèmes de logement, à un taux de chômage toujours extrêmement élevé et à des emplois précaires aux conditions de travail…minimales.
A deux mois des élections régionales, la FGTB se positionne comme un contre-pouvoir fort pour inscrire ses revendications à l’agenda de la campagne qui s’annonce.
Bataille des Marolles et Quartier Nord : analyse de deux luttes emblématiques et leur impact sur la politique urbanistique bruxelloise
Cette fiche d’actualité explore deux luttes urbaines emblématiques à Bruxelles : la bataille des Marolles, qui a sauvé un quartier populaire de la destruction en 1969, et la mobilisation du Quartier Nord contre un projet titanesque de réaménagement urbain.
Ces deux épisodes marquent un tournant dans l’histoire de l’urbanisme bruxellois, illustrant des enjeux de résistance face à des politiques d’expropriation et de spéculation immobilière. L’étude analyse les conséquences de ces luttes sur les politiques urbanistiques et la manière de « faire la ville » à Bruxelles.