L’accord de gouvernement De Wever-Bouchez décodé par la FGTB
L’accord de gouvernement De Wever-Bouchez est une douche froide pour les travailleurs et travailleuses, les allocataires sociaux et, surtout, les femmes. Les épaules les plus larges, en revanche, restent épargnées. Voici une analyse en bref.
Réinsertion des malades de longue durée
L’accord de gouvernement De Wever-Bouchez prévoit une politique stricte vis-à-vis des malades de longue durée. Les personnes sans contrat de travail mais ayant un « potentiel de travail » seront obligées de s’inscrire comme demandeurs d’emploi, et les sanctions seront à nouveau durcies. Cette politique semble principalement axée sur les économies et le retour rapide des malades sur le marché du travail, sans tenir compte de leur état de santé et de leurs besoins.
La vision sous-jacente de la droite est bien connue : les malades de longue durée sont perçus comme un coût plutôt que comme des personnes ayant besoin de temps et de soins pour se rétablir. Pourtant, beaucoup sont tombées malades en raison de mauvaises conditions de travail, d’une pression excessive ou d’un burn-out. Les contraindre à travailler sans une réintégration durable ne fera qu’aggraver leur situation.
Politique étrangère
Sur ce point, l’accord de coalition reste assez vague. La réduction de 25 % du budget de la coopération au développement est frappante.
L’accord de coalition du gouvernement De Wever-Bouchez a une vision économique très unilatérale de l’Europe, presque entièrement axée sur la compétitivité, la productivité et la déréglementation en faveur des entreprises. Les aspects sociaux sont à peine abordés. Une occasion manquée de faire de l’UE non seulement une Union forte, mais aussi une Union socialement juste.
Pouvoir d’achat
Le pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses devrait augmenter, grâce à la hausse du montant exonéré d’impôt et à l’augmentation des salaires minimums. Ce sont des éléments positifs, certes, mais comme la hausse du montant exonéré s’applique à tout le monde, il s’agit d’une mesure très coûteuse qui profite aussi aux hauts revenus.
Le gouvernement De Wever-Bouchez maintient la loi de 1996 sur la norme salariale, empêchant ainsi les syndicats de négocier de meilleurs salaires pour les travailleurs et travailleuses. Cela signifie que les salaires sont artificiellement maintenus à un niveau bas, même dans les secteurs qui présentent une marge suffisante pour des augmentations.
L’indexation automatique des salaires est provisoirement préservée. Cependant, si les partenaires sociaux ne parviennent pas à élaborer un avis sur une réforme de l’index d’ici fin 2026, le gouvernement pourra intervenir unilatéralement et réduire progressivement le système et ses effets.
Les épaules les plus larges épargnées
Le principe selon lequel « les épaules les plus larges portent les charges les plus lourdes » est totalement absent de l’accord de gouvernement De Wever-Bouchez. Ce sont surtout les travailleurs et les allocataires sociaux qui se retrouvent en première ligne, tandis que les entreprises et les grandes fortunes sont largement épargnées.
Pas moins de 8,7 milliards d’euros d’économies sont réalisées sur le dos des travailleurs et des allocataires sociaux. Les actifs bénéficient d’une légère compensation via une réforme fiscale de 3,5 milliards d’euros, mais celle-ci ne concerne ni les pensionnés, ni les demandeurs d’emploi, ni les malades de longue durée. Ce sont donc les plus vulnérables qui subissent l’essentiel des coupes budgétaires.
Parallèlement, les entreprises reçoivent 1,72 milliard d’euros de soutien supplémentaire, sans avoir à fournir aucune garantie de création d’emplois. Les grandes fortunes ne contribuent qu’à hauteur de 1,42 milliard d’euros, et les fraudeurs bénéficient d’une amnistie pour blanchir leur argent noir. Par ailleurs, 2,3 milliards d’euros d’économies sont imposés aux demandeurs d’emploi.
Marché du travail
Cet accord de gouvernement semble tout droit sorti des programmes du MR et de la N-VA, avec des mesures unilatérales qui favorisent principalement les employeurs et fragilisent davantage les travailleurs.
En effet, la politique du marché du travail du gouvernement De Wever-Bouchez met l’accent sur plus de flexibilité et un travail plus intense pour les travailleurs, sans offrir en contrepartie une protection sociale suffisante ou un réel dialogue social.
Les mesures poussent les travailleurs vers des horaires plus tardifs, avec moins de sursalaire et donc plus de précarité, ce qui augmentera encore la pression sur l’assurance maladie. Les accords sociaux sont modifiés et affaiblis sans concertation, réduisant ainsi les possibilités pour les syndicats de conclure des accords ou d’exiger des compensations. Mettre l’accent sur les négociations individuelles entre salarié et employeur affaiblit la position des travailleurs. Cela va à l’encontre de la jurisprudence récente de la Cour de justice de l’Union européenne, qui reconnaît que les travailleurs sont la partie la plus vulnérable dans les relations de travail.
Limitation des allocations de chômage dans le temps
Le gouvernement De Wever-Bouchez annonce la limitation des allocations de chômage à deux ans. Cela signifie tout simplement que plus de 120 000 personnes perdront leur droit aux allocations. Des personnes qui ne retrouveront pas forcément un emploi dans la foulée ! Cette mesure symbolique de la droite ne fera qu’accroître l’insécurité et le risque de pauvreté. De plus, les allocations seront réduites plus rapidement (dégressivité).
Le gouvernement présente cela comme une économie nécessaire, mais aucune solution structurelle n’est proposée pour aider durablement les demandeurs d’emploi. Au lieu d’investir dans la création d’emplois, la formation et l’accompagnement, les chômeurs sont avant tout sanctionnés financièrement.
Climat, énergie et mobilité
Le maintien des objectifs climatiques est positif. Le gouvernement ne remet pas en cause les objectifs climatiques européens pour 2030 et 2050 et reconnaît la nécessité d’une transition durable.
Cependant, les points négatifs sont :
Pas d’objectif clair en matière de réduction des émissions de CO₂ ;
Peu de mesures concrètes et aucun plan pour une transition équitable ou la participation des travailleurs ;
L’accent est mis unilatéralement sur la technologie comme solution, sans consultation sociale ni prise en compte des travailleurs ;
Aucune protection des travailleurs contre les impacts climatiques ;
Etc.
La politique énergétique du gouvernement BDW-Bouchez met trop l’accent sur l’énergie nucléaire et les forces du marché, alors que des solutions structurelles à la pauvreté énergétique et au contrôle public de l’énergie font défaut. Les consommateurs bénéficient de quelques mesures de protection, mais les entreprises sont favorisées sans conditions sociales.
La politique de mobilité annoncée dans l’accord de coalition combine quelques mesures positives pour les transports publics, mais met l’accent sur la privatisation, l’augmentation des coûts pour les passagers et l’insécurité pour les travailleurs du rail. Les travailleurs et les personnes à faible revenu risquent d’être perdants, tandis que les projets d’infrastructure coûteux et les voitures à salaire fossile sont favorisés.
Pensions
Les plans de pension du gouvernement De Wever frappent durement les travailleurs et les fonctionnaires, augmentant l’incertitude, en particulier pour les femmes et les personnes ayant une carrière atypique. Cela revient à travailler plus longtemps pour une pension moindre, avec des économies qui touchent principalement les plus vulnérables.
Les femmes et les fonctionnaires sont les plus durement touchés, tandis que les indépendants et les revenus les plus élevés sont largement épargnés. Il s’agit d’une pure opération d’austérité, alors que les pensions dans notre pays comptent déjà parmi les plus basses d’Europe.
Les femmes en première ligne
En raison de l’augmentation de la flexibilité du travail et de la réduction simultanée des mécanismes de protection et de contrôle pour le travail à temps partiel, les femmes sont encore plus exposées à l’exclusion, aux inégalités de revenus et à la discrimination sur le marché du travail.
Par exemple :
L’interdiction du travail de nuit est supprimée. Or, le secteur de la distribution est majoritairement féminin ;
La suppression du jour de fermeture obligatoire augmentera la pression au travail, alors que les femmes sont déjà surreprésentées parmi les malades de longue durée ;
La généralisation des flexi-jobs à tous les secteurs risque d’avoir un impact considérable dans des domaines comme les soins, l’enseignement et la garde d’enfants ;
La condition de carrière pour bénéficier des emplois de fin de carrière passe de 25 à 35 ans, un seuil que de nombreuses femmes n’atteindront jamais ;
L’accès à la pension minimale sera calculé sur la base des prestations effectives, ce qui pénalisera les femmes ;
Suppression de la pension de survie et de la pension en cas de divorce ;
Enfin, la réforme visant à dépénaliser totalement l’avortement est à nouveau mise de côté.
De plus, la réforme de la loi dépénalisant l’avortement se retrouve au frigo.
Réduction de la pauvreté
Au lieu de s’attaquer à la pauvreté de manière structurelle, le gouvernement De Wever-Bouchez adopte une approche dure et contrôlante qui pousse les plus faibles de la société à s’enfoncer encore plus dans les difficultés. L’accent n’est pas mis sur le soutien, mais sur la coercition et les sanctions.
Les interventions du séminaire d’actualité sociale sur les droits et les limites du syndicaliste face aux attaques
Le 21 février dernier, le CEPAG Bruxelles organisait un séminaire d’actualité sur le syndicalisme : Syndicalistes en danger : vos droits et limites face aux attaques.
Les interventions des séminaires d’actualité sont disponibles sur la chaîne YouTube du CEPAG Bruxelles.
La Coalition 8 mai propose une motion aux communes bruxelloises pour contrer l’extrême droite et les discours de haine
La Coalition 8 mai propose aujourd’hui le vote d’une motion destinée à engager les communes bruxelloises dans une démarche de défense du devoir de mémoire et de lutte contre la résurgence de l’extrême droite.
Constituée de syndicats et d’organisations de la société civile, la Coalition réaffirme ainsi son engagement pour que le 8 mai, commémorant les 80 ans de la victoire sur le fascisme, devienne un symbole fort de résistance et de solidarité.
Les grands axes de la motion proposée :
Lutte contre la haine : empêcher, par tous les moyens légaux, l’organisation d’évènements et la diffusion de propos incitant à la haine de l’autre.
Cordon sanitaire médiatique : appliquer ce principe à l’égard des partis et discours d’extrême droite, notamment sur les canaux de communication communaux.
Soutien aux initiatives citoyennes : promouvoir les actions de la Coalition 8 mai et de la société civile pour perpétuer le devoir de mémoire et honorer la résistance face au fascisme.
Revitalisation du 8 mai : revendiquer le retour du 8 mai en tant que jour férié pour renforcer la symbolique de cette date historique.
Implication de la jeunesse : sensibiliser les jeunes aux dangers de l’extrême droite et à l’histoire des migrations, en intégrant des actions éducatives spécifiques.
En proposant cette motion, la Coalition 8 mai souhaite offrir à chaque commune les moyens de se doter d’outils efficaces pour contrer l’extrémisme et préserver la mémoire des combats de nos aîné.es.
Lettre ouverte aux informateurs bruxellois : Bruxelles doit continuer à bruxeller !
« Bruxelles bruxellait » chantait Jacques Brel il y a plus d’un demi-siècle. Aujourd’hui encore, la capitale est belle, animée et vibrante. Mais pour combien de temps ? La Région risque l’asphyxie, paralysée par des blocages politiques sans fin, une violence liée au trafic de drogue qui s’intensifie et une précarité extrêmement préoccupante. En tant que partenaires sociaux – employeurs et travailleurs réunis – nous avons, la semaine dernière, tiré la sonnette d’alarme. L’impasse politique ne menace pas seulement la stabilité de la capitale et son développement socio-économique, mais hypothèque son avenir. Cette inertie ne peut plus durer.
C’est la raison pour laquelle nous – CEO et Secrétaire générale de BECI et Président et Secrétaire générale de la FGTB Bruxelles – souhaitons vous interpeller aujourd’hui sur les principaux défis à relever pour notre Région et vous proposer des solutions concertées entre nos organisations, qui ont à cœur de permettre à Bruxelles de continuer à bruxeller !
Un environnement serein au profit des habitants, des travailleurs et des entreprises
Des quartiers jadis animés par le commerce et la convivialité sont fragilisés par des trafiquants et des gangs.
Cette insécurité a des conséquences lourdes : pour les entreprises et les services publics, qui doivent assumer des coûts de sécurité en hausse ; pour les travailleurs, les touristes et les navetteurs qui ne se sentent plus en sécurité lors de leurs déplacements ; et surtout pour les habitants de ces quartiers, qui en souffrent au quotidien ; enfin, pour l’ensemble des Bruxellois, dont la qualité de vie est menacée.
Nous, partenaires sociaux, le répétons depuis longtemps : si Bruxelles ne garantit pas un environnement sûr, elle fera fuir les travailleurs et les habitants. Une Région où l’on craint de prendre le métro ou de rentrer tard nuit à son dynamisme socio-économique et à sa prospérité.
Le gouvernement fédéral a bien annoncé une task force mais sans coordination réelle avec l’exécutif bruxellois, cette initiative risque de rester purement politique : un emplâtre sur une jambe de bois.
Mais un environnement serein ne se réduit pas à une politique de sécurité optimale. Il faut aussi une meilleure concertation entre tous les acteurs de la Région que sont le monde politique, les représentants des employeurs et les représentants des travailleurs. C’est pourquoi nous demandons la conclusion d’un nouvel accord socio-économique tripartite, qui reprenne les priorités partagées des interlocuteurs sociaux représentés au sein de Brupartners.
Nous souhaitons également travailler ensemble, avec tous les acteurs publics et privés, pour relancer l’industrie à Bruxelles, notamment via une politique foncière afin d’augmenter les espaces dévolus à l’activité industrielle et une politique de mobilité et de logistique adaptée. Une industrie connectée avec la ville et ses habitants, qui allie progrès social et respect de l’environnement.
Nous devons aussi poursuivre la Shifting Economy, pour investir plus massivement dans la transition climatique et promouvoir les entreprises qui s’inscrivent dans une démarche d’impact social et environnemental positif, tout en développant davantage la politique de soutien à la recherche et à l’innovation au profit des entreprises, des travailleurs et des habitants de Bruxelles.
Face aux mesures qui ont été annoncées par le gouvernement fédéral en matière de chômage et de maladie de longue durée, nous devons également revoir la politique de l’emploi et de la formation pour renforcer l’accès et la mise à l’emploi de tous les Bruxellois et accompagner plus rapidement et efficacement ceux qui malheureusement perdent leur emploi. Les questions fondamentales de la discrimination et de la diversité sur le marché du travail, de la lutte contre le travail au noir et le dumping social doivent également faire l’objet d’une attention particulière si nous voulons offrir aux habitants de Bruxelles toutes les chances de trouver un emploi de qualité.
En matière de logement, outre l’évaluation et la pérennisation de l’alliance Renolution, Bruxelles doit mener une politique de rénovation et de construction qui permette à tous les habitants de bénéficier d’un logement décent et de qualité, à un prix abordable. Cela passera notamment par une accélération et une simplification des procédures de permis.
Le budget
Bruxelles est aussi en danger sur le plan financier. La dette régionale ne cesse de s’alourdir, Belfius réduit drastiquement sa ligne de crédit de trésorerie et les agences de notation surveillent la situation de près. Sans gouvernement stable et sans vision stratégique, les coûts d’emprunt risquent de flamber. Avec quelles conséquences ? Moins d’investissements et des coupes budgétaires aveugles dans les politiques sociales et économiques.
Ce marasme affecte non seulement les finances publiques, les services publics, mais aussi les entreprises qui font vivre notre Région. Les employeurs voient se tarir les capitaux nécessaires à leur croissance ; les travailleurs, eux, subissent un climat d’incertitude qui fragilise leurs emplois et leurs revenus.
Les nécessaires politiques sociales et les services aux habitants de Bruxelles ne pourront plus être assurés. Il faut donc d’urgence prévoir les moyens financiers nécessaires au développement socio-économique de la Région, en travaillant tant sur les dépenses que sur les recettes, tout en préservant la dynamique économique et la politique sociale.
Retrouver l’attractivité
Bruxelles doit être à la hauteur de son titre de grande capitale européenne : multiculturelle, dynamique, vivante, innovante et sûre. La Région a besoin d’un gouvernement qui reprenne son destin en main, dans un territoire où habitants, entrepreneurs, touristes et travailleurs se déplacent avec confiance.
Sans action rapide, l’avenir de Bruxelles risque d’être gâché. C’est une menace non seulement pour les entreprises, qui peineront à attirer les travailleurs et les investissements nécessaires à leur développement, mais aussi pour les travailleurs et les habitants de Bruxelles, qui ont besoin de perspectives solides dans un cadre où il fait bon vivre et travailler.
Bruxelles doit continuer à bruxeller et cela encore pour longtemps !
Face à l’impasse politique, les partenaires sociaux bruxellois s’impatientent : l’inaction n’est plus une option !
Huit mois après les élections, Bruxelles est toujours sans gouvernement. La mission du formateur pourrait se terminer ce vendredi, 17h. Et après ? C’est d’une seule voix que les représentants bruxellois des travailleur·euses et des entreprises ont décidé d’interpeller les partis politiques pour qu’ils prennent enfin leurs responsabilités et évitent une impasse aux lourdes conséquences.
Bruxelles traverse une période critique. Alors que la Région est confrontée à de multiples défis, notamment après les décisions du nouveau gouvernement fédéral, il est urgent d’agir, de sortir des batailles politiciennes. Nous attendons de nos représentants politiques une approche responsable et constructive dans l’intérêt et le respect de celles et ceux qui vivent, entreprennent et travaillent à Bruxelles.
Notre attachement à Bruxelles, combiné à l’urgence d’avoir un gouvernement, nous oblige à faire front, à réagir collectivement pour faire entendre raison aux partis, mobiliser toutes les forces vives pour dessiner le futur de Bruxelles.
L’absence de gouvernement régional constitue une source d’inquiétude légitime pour les citoyen·nes, les travailleur·euses et les entreprises bruxelloises. Chaque jour sans gouvernement aggrave une situation déjà préoccupante. Le prochain gouvernement devra faire face à des enjeux majeurs :
Une crise démocratique et institutionnelle à l’heure où la lutte contre les populismes est déjà un combat quotidien. De plus, l’autonomie de gestion de Bruxelles est en danger. Capitale nationale, européenne et internationale, Bruxelles risque une mise sous tutelle si elle ne reprend pas son destin en main.
Une crise socio-économique et financière qui fragilise la Région et ses institutions. Chaque jour qui passe sans gouvernement empêche de faire face aux répercussions sociales, économiques et budgétaires qui s’amplifient. Il faudra également concevoir des mesures pour accompagner les nouveaux défis qui vont naitre des politiques projetés par le Fédéral sans improviser et sans travailler dans l’urgence.
Un enjeu majeur de sécurité et des défis sociétaux grandissants : La sécurité, la tranquillité et le bien-être des Bruxellois·es doit rester une priorité absolue. Bruxelles a besoin d’un gouvernement de plein exercice pour coordonner les actions de prévention et de sécurité et pour répondre à l’évolution des besoins sociétaux sur le territoire de la Région.
L’inaction est une faute. Bruxelles en a “Ras-le-Gouvernement ». Nous appelons les responsables politiques bruxellois, de tous bords démocratiques, à se réveiller et prendre leurs responsabilités. Nous les appelons à ne plus se comporter comme des politiciens mais bien comme des femmes et des hommes d’Etat, à la hauteur des enjeux et des Bruxellois·es.
Notre Région mérite mieux qu’un statu quo voué à l’échec. Bruxelles doit devenir un pôle d’attractivité, de développement économique, de plein emploi et de justice sociale où la qualité de vie prime. Le prochain gouvernement sera une réussite collective ou ne sera pas. Pour y parvenir, il faut des valeurs partagées, de l’ambition, des alliances solides et la volonté de dépasser les clivages.
Bruxelles mérite un avenir rayonnant. Travaillons-y ensemble. Les partenaires sociaux sont prêts.
100.000 personnes dans la rue contre les mesures antisociales du nouveau gouvernement !
Ce jeudi, une marée humaine a déferlé dans les rues de Bruxelles pour dire NON aux politiques d’austérité du gouvernement De Wever. Près de 100.000 travailleurs, allocataires sociaux, fonctionnaires, jeunes, retraités… Toute une société unie pour défendre ses droits et son avenir.
Le gouvernement Arizona mène une offensive sans précédent contre nos droits sociaux : ses mesures attaquent de plein fouet notre sécurité sociale, fragilisent nos services publics et sacrifient notre pouvoir d’achat. Nous refusons de voir notre protection sociale démantelée et nos services essentiels bradés au nom d’une logique d’austérité aveugle.
Les droits sociaux ne sont pas des privilèges, ce sont des garanties pour une vie digne !
Aujourd’hui, des droits fondamentaux sont en jeu :
Notre sécurité sociale, cible principale du gouvernement De Wever, est en train d’être démantelée
Les services publics, pilier de notre solidarité, sont affaiblis
Le pouvoir d’achat, déjà sous pression, est sacrifié
Cette manifestation est un acte de résistance. Nous étions là pour rappeler une évidence : notre modèle de solidarité n’est pas négociable. Nous exigeons un gouvernement qui protège les travailleurs, renforce les services publics et garantit une sécurité sociale solidaire pour toutes et tous.
Ensemble, nous avons envoyé un message clair : nous ne laisserons pas sacrifier nos droits et notre avenir. Cette mobilisation massive est un signal fort : nous ne reculerons pas. La lutte continue !
Merci à toutes et tous pour cette mobilisation historique !
Suppression de l’enveloppe bien-être : les Belges les plus fragiles seront les premières victimes !
Une fois encore, ce sont les pensionnés, les malades et les demandeurs d’emploi qui paieront le prix fort des mesures d’économies de la coalition Arizona : le gouvernement De Wever a décidé de supprimer l’enveloppe bien-être.
Ce budget, réévalué tous les deux ans par les partenaires sociaux, permettait d’améliorer les pensions les plus basses et les plus anciennes, la garantie de revenus aux personnes âgées (GRAPA), ainsi que les allocations minimales en matière de maladie, d’accidents du travail et de chômage.
Pour la période à venir, un milliard d’euros devait être consacré à ces mesures, dont la majeure partie visait les pensions les plus faibles !
Pour des centaines de milliers de personnes vivant avec des revenus proches ou inférieurs au seuil de pauvreté, cette enveloppe constituait un soutien vital. Pourtant, afin de combler un budget déficitaire, la coalition Arizona a choisi de la supprimer entièrement, générant ainsi une économie de 2,8 milliards d’euros sur deux ans.
Une mesure antisociale de plus, qui confirme la nécessité de poursuivre la mobilisation afin d’obtenir un revirement du gouvernement ✊
Plan Industriel FGTB Bruxelles
Pour une industrie durable et inclusive
Face à la fermeture annoncée d’Audi Brussels et la perte de milliers d’emplois, la FGTB Bruxelles présente son Plan Industriel, une vision stratégique pour relancer et soutenir l’industrie bruxelloise. Bruxelles a perdu 20 % de son emploi manufacturier en quelques décennies, passant de 160.000 emplois industriels dans les années 60 à seulement 23.000 aujourd’hui. Il est urgent d’agir pour préserver et développer une industrie locale, durable et créatrice d’emplois de qualité.
La FGTB Bruxelles plaide pour une politique industrielle forte, qui protège les espaces dédiés à l’industrie et favorise la création d’emplois stables. L’amélioration de la formation est essentielle pour offrir de nouvelles perspectives aux travailleurs bruxellois. La question de la mobilité doit également être une priorité afin de faciliter l’accès aux zones industrielles. Enfin, nous devons encourager l’économie circulaire en soutenant des secteurs stratégiques comme l’agroalimentaire et le recyclage.
La FGTB Bruxelles défend une industrie au service de la ville et de ses habitants, qui allie progrès social et respect de l’environnement.
Bruxelles face à son avenir industriel : un plan pour relancer une économie locale, durable et sociale
La fermeture définitive d’Audi Brussels en février 2025 représente un tournant pour l’industrie bruxelloise. Avec une perte de 20 % de son emploi manufacturier, la Région doit faire face à un défi sans précédent. Dans ce contexte critique, la FGTB Bruxelles propose un Plan industriel qui dépasse le simple constat de la désindustrialisation de notre région : il propose une vision et des revendications réalistes pour une industrie à la fois locale, durable et sociale.
« Bruxelles, un futur industriel à réinventer » : ce plan pose une question essentielle – quelle place pour l’industrie dans une capitale largement tertiarisée ?
« Ce plan met en lumière les enjeux cruciaux pour la région et la nécessité de mener une véritable politique industrielle : préserver les espaces industriels menacés par la pression immobilière et attirer des industries urbaines, développer les secteurs d’activité répondant aux besoins de la ville, et garantir des emplois de qualité accessibles aux Bruxelloises et aux Bruxellois » précise Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles.
À travers des propositions concrètes, le Plan industriel de la FGTB Bruxelles défend une politique industrielle volontariste capable de répondre aux défis sociaux et environnementaux auxquels est confrontée la Région Bruxelloise.
« Alors que la Région se trouve à un moment charnière, nous appelons les pouvoirs publics à agir rapidement et efficacement pour préserver et renforcer le tissu industriel bruxellois » conclut Florence Lepoivre.
Grève des enseignants : plus de 30.000 personnes ont manifesté à Bruxelles
Les 27 et 28 janvier, les enseignant·es se sont mobilisés pour défendre un enseignement égalitaire et de qualité face aux projets du gouvernement MR/Engagés, qui menacent la stabilité et l’attractivité de l’emploi, les protections face à l’arbitraire et l’égalité scolaire entre élèves et établissements.
Ces attaques mettent aussi en danger le bien-être des élèves, qui ont besoin d’enseignant·es reconnus et soutenus pour garantir un cadre d’apprentissage stable et serein.