« Chomeurs, glandeurs » ? La réalité derrière les clichés
« Les chômeurs, tous des fainéants », « Les allocations sont trop élevées », « Ils profitent du système »… Sur les réseaux sociaux, les insultes sur les chômeurs pleuvent. Syndicats Magazine revient sur les préjugés qui entourent le chômage et en particulier les demandeurs et demandeuses d’emploi dits « de longue durée ».
Ce mardi 3 juin, la FGTB Bruxelles, avec la CSC et plusieurs associations bruxelloises, a organisé une marche contre les exclusions du chômage orchestrées par le gouvernement Arizona. Ces exclusions toucheraient 180.000 personnes. Parmi elles, 80 % vivent en Wallonie et à Bruxelles.
Syndicats Magazine a interviewé Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles. Elle déconstruit les préjugés les plus répandus et explique pourquoi cette réforme risque de plonger des milliers de familles dans plus de précarité.
Une interview de Ioanna Gimnopoulou
« Les chômeurs, tous des fainéants. Il faut les remettre au travail »
Florence Lepoivre : Beaucoup de gens ont l’impression que les personnes au chômage n’ont jamais travaillé. C’est faux. Il faut savoir que pour sortir des statistiques de chômage de longue durée, il faut une période ininterrompue de travail de 3 mois. Ce qui est de plus en plus difficile avec la précarisation de l’emploi et la multiplication des contrats courts et intérimaires. Prenons l’exemple de Nadia : elle travaille 2 mois en CDD dans la vente, retombe 10 jours au chômage puis enchaîne un intérim de 10 semaines. Au total, elle a travaillé 4,5 mois sur 5, mais est toujours considérée comme « chômeuse de longue durée ». En tant qu’organisation chargée du paiement des allocations, nous constatons qu’un tiers des chômeurs de longue durée ont retravaillé depuis qu’ils ont dépassé les 2 ans de chômage. Mais ils n’ont pas trouvé d’emploi suffisamment stable pour sortir des statistiques.
Il ne faut pas oublier non plus que la recherche active d’emploi est une obligation : en cas d’évaluation négative, des sanctions tombent. Les sanctions peuvent aller jusqu’à la perte des allocations pendant des mois ou de manière définitive. S’ils sont indemnisés, c’est qu’ils cherchent du boulot activement mais… n’en trouvent pas !
« Les allocations de chômage sont trop élevées. Ça n’incite pas les gens à chercher du travail ».
Florence Lepoivre : Tout d’abord, le taux de remplacement du salaire perdu en début de chômage est de 65% du salaire brut. Mais attention : le salaire pris en compte est plafonné à 3.432 euros brut. Quelqu’un qui a un bon salaire à la base perdra donc énormément dès qu’il tombera au chômage.
Mais ce qui est inquiétant, c’est que dans la majorité des cas, à cause de la dégressivité, les allocations tombent rapidement sous le seuil de pauvreté. Une personne isolée reçoit 1.437 euros alors que le seuil de pauvreté est fixé à 1.520 euros… Soit 6% de moins. Est-ce que c’est généreux ? Certainement pas…
On entend aussi souvent que le chômage est « trop élevé » par rapport au salaire minimum. Pourtant, une personne seule au chômage reçoit 1.437 euros, tandis qu’une personne seule travaillant à temps plein reçoit 1.970 euros (salaire minimum légal). Il y a donc une différence de 518 euros. La droite a fait campagne en promettant 500 euros de différence. Cet écart est déjà là ! Autre cas concret : pour une personne cohabitante, le chômage s’élève à 745 euros. Si elle travaillait à temps plein, elle gagnerait 1.970 euros. La différence est de… 1225 euros !
Certes, il y a certains cas où cette différence est moins importante. Mais la vraie question est : Faut-il limiter les allocations de chômage, ou faut-il reconnaître que le salaire minimum est trop bas ? Est-ce qu’on ne devrait pas mieux récompenser le travail au lieu de pénaliser celles et ceux qui n’en trouvent pas ?
Est-ce qu’on ne devrait pas mieux récompenser le travail au lieu de pénaliser celles et ceux qui n’en trouvent pas ?
Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles
« Ils sont au chômage depuis 20 ans. Ils profitent du système ».
Florence Lepoivre : Sur 290.000 demandeurs d’emploi indemnisés en Belgique, à peine 12.000 sont inscrits depuis plus de 20 ans. Soit, une infime minorité. Et s’ils reçoivent une allocation de chômage, c’est parce qu’ils cherchent activement un emploi et subissent des contrôles réguliers pour le vérifier. Sans quoi, ils seraient automatiquement exclus du système. Donc, est-ce que le problème vient de ces personnes… ou du marché du travail qui ne leur permet pas de trouver un emploi stable ?
Il faut aussi parler de la question des discriminations sur le marché de l’emploi. Celles que subissent les personnes d’origine étrangère, les jeunes, les personnes âgées, la communauté LGBTQIA+… À Bruxelles, plus de la moitié des chômeurs de longue durée ont plus de 50 ans. Parmi eux, seuls 37,5% parviennent à retrouver un emploi. La discrimination liée à l’âge est flagrante.
« Limiter le chômage dans le temps ça va obliger les gens à aller travailler ».
Florence Lepoivre : Limiter le chômage dans le temps ne créera pas d’emploi. Certaines personnes privées du revenu de remplacement (l’allocation de chômage) retrouveront éventuellement un travail. Mais dans quelles conditions ? On va forcer les gens à accepter n’importe quel emploi, à n’importe quel prix, avec de moins bonnes conditions de travail.
Et ces mesures auront un impact sur l’ensemble du monde du travail. On assiste à une dérégulation complète du marché de l’emploi : annualisation du temps de travail, fin de la limite du 1/3 temps, travail de nuit moins bien rémunéré, extension des flexi-jobs et du travail étudiant, travail intérimaire à durée indéterminée… À titre d’exemple, on va proposer des contrats de 5h ou même d’une heure de travail par semaine. Est-ce vraiment la société dans laquelle on veut vivre ? Est-ce qu’on veut pousser des gens vers ce genre de contrats précaires ?
« Il y a plein de métiers en pénurie et de flexi-jobs. Ils peuvent travailler dans ces métiers-là ».
Florence Lepoivre : C’est un argument régulièrement avancé à droite, avec à l’appui le chiffre de 180.000 emplois vacants en Belgique. Mais ces postes concernent en majorité des métiers pénibles et qui demandent une formation de base. Prenons l’exemple de la boucherie : ce n’est pas un métier que tout le monde peut exercer. Demander à une caissière de Cora d’aller travailler dans un abattoir, ce n’est pas réaliste. 180.000 emplois vacants oui, mais il y a aussi au total, 550.000 demandeurs d’emploi. Il restera donc toujours des gens sans emploi.
Parmi les obstacles principaux au recrutement l’on retrouve les exigences des offres disproportionnées, les discriminations à l’embauche, les conditions de travail dégradées et la pénibilité croissante. Dans toute logique économique saine, les employeurs devraient améliorer les conditions de travail et de salaire pour attirer plus de candidats. Mais aujourd’hui, rien ne les y oblige.Le gouvernement Arizona a même fait le choix inverse de précariser davantage encore l’emploi.
Enfin, le gouvernement Arizona va exclure du chômage des demandeurs d’emploi en formation. À Bruxelles, beaucoup de gens suivent une formation pour augmenter leurs chances de trouver un emploi. Est-ce qu’il ne faudrait pas plutôt les encourager à poursuivre cette formation en leur permettant de conserver leur allocation de chômage pendant qu’ils se forment pour trouver un emploi ?
« C’est pas grave s’ils sont exclus du chômage. Ils pourront toujours aller au CPAS ».
Florence Lepoivre : D’abord, seule une partie des exclus aura droit au CPAS. Contrairement au chômage qui est un système d’assurance, le CPAS est un système d’assistance, c’est-à-dire le dernier filet de sécurité. Comment cela fonctionne ? Les CPAS mènent des enquêtes sur la situation financière de la personne et de sa famille.
Prenons l’exemple d’un cohabitant : s’il vit avec quelqu’un qui a un revenu, il n’aura probablement pas droit à un revenu d’intégration sociale (RIS). Aujourd’hui, un cohabitant au chômage reçoit 745 euros. Imaginons un couple avec 2.700 euros de revenus. Si la personne au chômage perd ses allocations, le couple va perdre 1/3 de ses revenus. Cela signifie concrètement : trouver un logement moins cher, réduire les dépenses de santé, d’alimentation, de vêtements, de loisirs. Ajoutons à cela que beaucoup de gens ne se tourneront pas vers les CPAS parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit.
« Notre système de sécurité sociale coûte trop cher, il faut le réformer ».
Florence Lepoivre : La sécurité sociale a été créée après la Seconde Guerre mondiale sur un principe de solidarité : les travailleurs acceptent de ne pas gagner 100% de leur salaire pour qu’une partie de celui-ci soit versée dans un pot commun afin d’aider chacun et chacune à faire face aux aléas de la vie, comme la perte d’un emploi ou la maladie. Autrement dit, la sécurité sociale n’est pas un coût : c’est une part du salaire des travailleurs et travailleuses.
Mais depuis 40 ans, cette part du salaire est progressivement grignotée au nom de la compétitivité des entreprises. Par exemple, les employeurs cotisent moins pour le travail étudiant et les flexi-jobs. Il y a aussi toute une série de transferts de la sécurité sociale vers les entreprises. Selon l’étude d’Econosphères, rien qu’en 2022, 51,9 milliards d’aides publiques ont été accordées aux entreprises. Et de nouvelles aides continuent d’être accordées. Si seulement étaient conditionnées à créer de l’emploi, ok… Mais elles sont octroyées au détriment du financement de notre sécurité sociale, des travailleurs, des salaires, du travail et sans les conditionner à la création d’emplois.
On prétend que le chômage est trop coûteux. En réalité, il représente à peine 3% du budget de la sécurité sociale. Même si on excluait tous les chômeurs, cela ne ferait économiser que 3%. Est-ce que c’est vraiment dans ces 3 milliards qu’il faut chercher des économies ou dans les 51,9 milliards d’aides aux entreprises accordées sans contrepartie en terme d’emplois ?
« Le FOREM et Actiris ne sont pas efficaces. Ils ne remettent pas assez de gens au travail. »
Florence Lepoivre : La FGTB siège dans les comités de gestion du FOREM, d’Actiris, du VDAB qui travaillent quotidiennement à l’amélioration de la qualité des services. L’objectif est clair : aider les demandeurs d’emploi à retrouver du travail. Mais quand on est face à un gouvernement qui réduit leurs budgets, qui promeut des licenciements dans la fonction publique, quel est le résultat ? Elles ne disposent plus des moyens nécessaires pour exercer leurs missions correctement. Il faut redonner les moyens à ces services publics.
« Les syndicats défendent les chômeurs parce que ça leur rapporte de l’argent ».
Florence Lepoivre : Cette accusation est infondée. En réalité, cela coûte de l’argent aux syndicats. Nos services chômages assurent le paiement les allocations aux affiliés. Pour ce service au public, nous recevons une indemnité de l’ONEM. Or, selon un rapport de l’ONEM publié en 2022, cette indemnité n’est pas suffisante : les syndicats perdent 3 euros par dossier. Nous perdons donc de l’argent en effectuant cette mission.
Par ailleurs, les gens ont tendance à croire que les syndicats ont un intérêt à maintenir un certain niveau de chômage pour conserver des affiliés. Or, les cotisations payées par les chômeurs aux syndicats sont inférieures à celles des personnes qui travaillent.
« Ca ne devrait pas être les syndicats qui s’occupent du chômage, il devrait y avoir qu’un organisme public ».
Florence Lepoivre : C’est une raison historique qui explique que les syndicats s’occupent du chômage. À la fin de la deuxième guerre, ce sont les travailleurs eux-mêmes – sans aide de l’Etat – qui ont créé la sécurité sociale. Il était donc logique que ce fonds soit géré par les travailleurs et donc par leurs représentants, les syndicats.
De plus, le pacte social d’après-guerre entre travailleurs et employeurs, spécifiait que les syndicats prendraient en charge la gestion du chômage, tandis que les employeurs s’occuperaient des caisses d’allocations familiales. On ne remet pas en cause les caisses privées qui s’occupent des allocations familiales. Alors, pourquoi remet-on en question la gestion des dossiers de chômage par les syndicats ? L’objectif est d’affaiblir le monde du travail.
Pourquoi remet-on en question la gestion des dossiers de chômage par les syndicats ? L’objectif est d’affaiblir le monde du travail. Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles
Par ailleurs, il y a la question du coût pour les finances publiques, par dossier de chômage. Pour la CSC, il s’élève à 28,1 euros, pour la FGTB à 26 euros et pour la CAPAC à 44,1 euros. Passer par la CAPAC plutôt que par la FGTB coûte donc presque le double à la société. La qualité du service fourni par la FGTB est meilleure : les dossiers sont traités plus rapidement et moins d’erreurs sont commises.Nos affiliés peuvent également bénéficier de conseils juridiques et autres, qui n’existent pas à la CAPAC.
Voir aussi la campagne du CEPAG sur le même sujet ici
3 juin : deuxième marche contre les exclusions du chômage – la mobilisation continue !
Ce mardi 3 juin, une nouvelle marche contre les exclusions du chômage s’est tenue entre les maisons communales d’Ixelles et d’Etterbeek pour dénoncer la réforme d’exclusion des demandeuses et demandeurs d’emploi portée par le gouvernement Arizona.
Sous les slogans « Non à la limitation dans le temps ! » et « Travailler pour vivre, pas pour survivre », les manifestant·es ont exprimé leur colère face à une mesure brutale et injuste, qui s’attaque une fois de plus aux plus précaires.
Selon les estimations du ministre MR de l’Emploi, David Clarinval, cette réforme pourrait exclure 100.000 chômeuses et chômeurs dès janvier 2026, et jusqu’à 320.000 personnes d’ici 2028. Autant de vies précarisées, de familles mises en difficulté et de communes confrontées à une pression insoutenable sur leurs CPAS.
Une réforme antisociale, rejetée massivement par les syndicats, les associations, les sans emploi et les citoyen·nes solidaires.
Un grand merci à celles et ceux qui se sont mobilisés avec force et détermination !
Prendre soin de celles qui prennent soin – Les interventions du séminaire d’actualité sociale du CEPAG Bruxelles
Le 21 mai dernier, le CEPAG Bruxelles organisait un séminaire d’actualité sur les conditions de travail dans le nettoyage et les soins à domicile : deux secteurs essentiels, trop souvent méprisés et invisibilisés, qui méritent tout le respect et de bonnes conditions de travail.
Une rencontre exclusive avec Rachel Kéké suivie d’un débat avec Françoise Vermeersch, permanente SETCa du secteur non-marchand et Mounya Mehdaoui, permanente FGTB Centrale Générale du secteur du nettoyage.
Les interventions des séminaires d’actualité sont disponibles sur la chaîne YouTube du CEPAG Bruxelles.
Le non-marchand en force dans les rues de Bruxelles !
Ce jeudi 22 mai, près de 30.000 travailleuses et travailleurs du secteur non-marchand ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les politiques d’austérité que le gouvernement Arizona leur impose et revendiquer des conditions de travail dignes et des moyens à la hauteur de leurs missions.
Cette mobilisation massive, rassemblant puéricultrices, aides-soignantes, éducateurs, formateurs et bien d’autres, a mis en lumière les nombreux défis auxquels ces professions sont confrontées : pénurie de personnel, surcharge de travail, salaires insuffisants et sous-financement chronique.
Trop souvent invisibilisés et majoritairement exercés par des femmes, ces métiers sont en première ligne face aux politiques d’austérité menées à tous les niveaux de pouvoir : allongement des carrières, attaques contre le chômage, coupes dans les services publics… le tout dans des conditions de travail toujours plus dégradées.
Ce que le secteur demande, c’est simple : du respect et des moyens. Des investissements publics à la hauteur des besoins, pas de nouvelles économies. Des contrats stables, des salaires décents, de vraies perspectives de carrière.
C’est la moindre des choses pour celles et ceux qui prennent soin des autres, chaque jour.
N’oubliez pas de renouveler votre statut de travailleur·euse des arts !
Votre statut arrive à échéance à partir du 1er octobre 2025 ?
N’oubliez pas de le renouveler !
Si votre statut de travailleur·euse des arts arrive à échéance le 1er octobre 2025 ou dans les semaines qui suivent, il est temps d’introduire votre demande de renouvellement, ainsi que la révision de votre barème de chômage pour une nouvelle période de trois ans.
2. Complétez soigneusement vos données personnelles
3. Signez et datez le formulaire
4. Transmettez-nous le formulaire complété, accompagné des documents requis : • par email à : renouvellement.P700@fgtb.be • ou par courrier à FGTB Bruxelles – P700 – Rue de Suède 45 – 1060 Saint-Gilles
Ne tardez pas : votre demande de renouvellement peut être introduite dès le 1er août 2025 !
Votre demande de renouvellement peut être introduite à l’ONEM dès le 1er août 2025. Nous vous conseillons de nous l’envoyer le plus tôt possible, afin que nous puissions assurer un traitement efficace pendant l’été et garantir la continuité de votre statut dès le 1er octobre 2025. → Veillez à bien rassembler et déclarer toutes vos prestations avant l’introduction de votre demande
→ Si vous le pouvez, évitez d’attendre après le 30 septembre 2025, car cela pourrait compliquer le traitement administratif de votre dossier.
⚠️ Informations importantes
Si votre période d’application se termine pendant une période où vous ne pouvez pas bénéficier des allocations (par exemple en cas de maladie ou d’activité professionnelle), vous pouvez introduire votre nouvelle demande : – soit à la fin de votre dernière période d’application, – soit après la période pendant laquelle vous n’étiez pas indemnisable.
La nouvelle période d’application débutera toujours le lendemain de la précédente, mais les allocations ne seront versées qu’après la période non indemnisable.
Si vous réalisez des prestations après avoir introduit votre demande de renouvellement, elles ne pourront malheureusement pas être prises en compte pour recalculer votre allocation
Si vous êtes indépendant à titre principal au moment du renouvellement, vous devrez attendre la fin officielle de votre activité indépendante pour introduire votre demande. Le nouveau droit débutera alors le lendemain de cette fin d’activité.
Nous vous invitons à anticiper ces démarches afin d’éviter toute interruption dans le traitement de vos droits.
Vous avez besoin d’aide pour compléter votre formulaire ?
Un document vous expliquant comment remplir le formulaire C181 est disponibleici. Nous vous recommandons de le lire attentivement avant de commencer.
Nous organisons quatre séances d’information pour accompagner nos affiliés dans cette démarche. La participation se fait uniquement sur réservation via le formulaire en ligne. Chaque séance est limitée à 50 personnes maximum.
1. Séance d’info du vendredi 23 mai 2025 de 8h30 à 10h00
2. Séance d’info du vendredi 23 mai 2025de 10h30 à 12h00
Cette fiche d’actualité analyse la manière dont l’extrême droite diffuse ses idées à travers des discours identitaires, nationalistes et racistes.
Elle revient sur ses stratégies d’infiltration du mouvement syndical, son instrumentalisation des thèmes sociaux, sa vision réactionnaire du rôle des femmes, ainsi que son appropriation opportuniste de sujets comme l’écologie, l’enseignement ou la culture.
En déconstruisant ces discours et en rappelant les contradictions entre le discours social de l’extrême droite et ses pratiques politiques réelles, la FGTB Bruxelles souligne l’importance de la solidarité syndicale comme rempart contre la haine, le racisme et les divisions.
Sous un soleil radieux et des températures estivales, le 1er mai 2025 fut une journée de mobilisation, de solidarité et de fête à Bruxelles. Retour en images sur cette édition chaleureuse, marquée par des discours engagés, des moments de convivialité, de la musique, et une forte présence militante. Merci à toutes et tous pour votre participation !
L’appel de 85 citoyens, associations, syndicats, artistes, universitaires et militants pour une alliance progressiste !
La Région a besoin d’un gouvernement à la hauteur de ses défis : solidaire, écologique, résolument progressiste. La majorité existe : il ne manque qu’un pas pour la concrétiser.
Aujourd’hui, 85 citoyens, associations, syndicats, artistes, universitaires et militants, s’unissent pour le demander haut et fort.
Bruxelles a besoin d’urgence d’un gouvernement. Mais pas n’importe lequel.
Appel pour une alliance progressiste.
11 mois après les élections du 9 juin, Bruxelles n’a toujours pas de gouvernement. Toutes les coalitions ont pourtant été envisagées, y compris les plus alambiquées. Sauf une : celle d’une majorité de gauche qui appuierait un gouvernement progressiste.
Or, une telle majorité s’est déjà manifestée au parlement bruxellois quand il a voté, majorité de gauche contre minorité de droite, des textes sans ambiguïté, comme pour la reconnaissance du génocide commis à l’égard du peuple palestinien ou contre les loyers abusifs.
Pourquoi l’élan constaté dans ces deux dossiers emblématiques ne pourrait-il pas se prolonger dans un gouvernement soutenu par la même majorité ? Devant le chaos grandissant à la tête de la Région, c’est pourtant la seule alternative démocratique praticable.
De toutes parts monte cette exigence : Bruxelles a besoin d’urgence d’un gouvernement. Mais pas n’importe lequel. Seul un gouvernement progressiste peut disposer d’une majorité cohérente dans les deux groupes linguistiques.
Mais ce n’est pas la seule raison qui fonde cet appel.
Au niveau fédéral, le gouvernement de l’Arizona déploie une politique de casse sociale et écologique. Il organise une austérité qui visera exclusivement les classes populaires, tandis que les intérêts des puissants sont préservés. En outre, les partis de droite de l’Arizona ne cachent pas leur volonté de mettre Bruxelles sous tutelle.
Il n’y a aucune raison pour que les Bruxellois se prêtent à la manœuvre. À Bruxelles, la gauche politique est toujours majoritaire, dans les urnes comme au parlement. Aujourd’hui, cette gauche a le pouvoir de démontrer, en s’engageant dans la constitution d’un gouvernement, qu’une autre voie est possible. Elle a le devoir de s’organiser pour promouvoir, sur le territoire de notre Ville-Région, une société durable et résiliente avec la justice sociale et environnementale, le care et la solidarité comme boussoles politiques.
Nous sommes nombreux dans les organisations sociales et culturelles, et parmi les acteurs de la société civile, à appeler de nos vœux un tel projet politique. Cet appel n’est pas un blanc-seing : nous resterons, à notre place, des partenaires vigilants. Nous sommes conscients des difficultés que traverse notre Ville-Région et de la nécessité d’un changement de cap dans de nombreux domaines. Mais celui-ci doit impérativement s’appuyer sur les forces vives du peuple bruxellois.
En ce 1er mai 2025, nous appelons les forces politiques qui se disent soucieuses de l’avenir de Bruxelles et qui se reconnaissent dans cette ambition à franchir le pas.
Ensemble, vous pouvez le faire.
Ne nous décevez pas.
Liste des 85 signataires :
(Les primo-signataires sont en lettres grasses)
Mateo Alaluf (ULB)
Alejandra Alarcon-Henriquez (BePAx)
Déborah Antunes Madeira (Centre Athena)
Myriam Azar, Eduardo Carnevale et Aline Jacques (collectif Alpha)
Georges Bauherz (neuropsychiatre)
Joëlle Baumerder (fondatrice de la Maison du Livre)
Claire Billen (ULB)
Clement Bogaerts (Seso-SETM) Françoise Bloch (metteure en scène)
Manuela Bruyndonckx (employée retraitée, ULB)
Jean-Michel Cappoen (SETCa-BBTK)
Michel Caraël (ULB)
Rudy Cassart (Banlieues)
Giulia Contes et Gregory Mauzé (CNAPD)
Anne Coppieters (Lire et Écrire Bruxelles)
Eric Corijn (VUB)
Valter Cortese (ULB)
Kim Collyns (FGTB Centrale Générale – ABVV Algemene Centrale)
Eric Crokaert (FGTB Horval)
Jean Daems (ex-secrétaire général MOC)
Simon de Brouwer (SeTIS)
Diana De Crop (Les Amis d’ma mère)
Rémi Dekoninck (projet Lama)
Sarah de Liamchine (PAC)
Jo De Leeuw (militante CGSP Enseignement)
Jean-Luc De Meulemeester (ULB)
Lieven De Cauter (KUL)
Violaine Deneys (CGSP-ACOD)
Olivier De Schutter (UCL)
Alexis Deswaef (avocat)
Bernard De Vos (délégué général honoraire aux droits de l’enfant)
Muriel Di Martinelli (CGSP ALR BRU)
Amine El Asli (éducateur, conseiller philosophique)
Henri Eisendrath (VUB)
Sabrina Ergen (Arpaije-OiSP, Esmi)
Hugues Esteveny (travailleur social)
Anne Fievet et Sébas/en Gratoir (Forest à gauche / Vorst Links)
Camille Fortunier (ULB/INeS)
Catherine François (Mission locale Saint-Gilles)
Eric Fabri (ULB)
Marc Frère (Arau)
Pierre Galand (ancien sénateur)
Michel Genet (responsable associatif)
Martin Georges (Revue Politique)
Henri Goldman (le blog cosmopolite)
Carole Grandjean (militante associative)
Serge Gutwirth (VUB)
Mejed Hamzaoui (ULB)
Michel Hubert (UCL et ULB)
Françoise Kemajou (Pour la Solidarité)
Francine Esther Kouablan (Mrax)
Najar Lahouari (Métallos MWB – Metallos MWB)
Alain Leduc (Université populaire de Bruxelles)
Adrien Lenoble (Mission locale Saint-Gilles)
Florence Lepoivre (FGTB Bruxelles)
Arnaud Lismond-Mertes (CSCE – Ensemble!)
Gabriel Maissin (économiste, UCL)
Esteban Martinez (ULB)
Marco Martiniello (ULg)
Fred Mawet (militante CGé)
Eléonore Merza-Bronstein (MOC Bruxelles)
Mark Michiels (Louis Paul Boonkring)
Jacques Morel (médecin, ancien député)
David Murgia (acteur, metteur en scène)
Carla Nagels (ULB)
Sotieta Ngo (Ciré)
IrènePêtre (ex-permanente nationale CNE)
Julien Pieret (ULB)
Andrea Rea (ULB/InES)
July Robert (autrice et traductrice)
Michel Roland (médecin, ULB, projet Lama)
Eleonora Sambasile (CFA)
Pierre Schoemann (FSPST)
ClaudeSemal(artiste,L’Asymptomatique)
Cataline Sénéchal (travailleuse associative)
Daniel Soil (écrivain public, romancier)
Michel Staszewski (historien)
Andreas Stathopoulos (Le DK)
Marcelle Stroobants (ULB)
Cedric Tolley (sociologue)
Martin Vander Elst (anthropologue)
Felipe Van Keirsbilck (CNE)
Philippe Vansnick (CSC Bruxelles)
Mathieu Verhaegen (CGSP ALR BRU)
Véronique Wemaere (Solsoc)
Yasmina Zian (ULB)
29 avril : près de 7.000 Bruxellois.es manifestent contre la casse sociale du gouvernement Arizona !
Face aux attaques du gouvernement Arizona , il faut maintenir la pression pour faire bouger les lignes. C’est dans cet esprit que la FGTB et la CSC organisaient une journée d’action nationale ce mardi 29 avril.
Près de 7.000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles et des milliers d’autres ont manifesté dans plusieurs villes du pays, notamment à Liège, Anvers, Charleroi, Namur, Mons, Tournai, Verviers, Eupen, Hasselt et Gand
Nous étions nombreuses et nombreux à nous mobiliser pour faire entendre la voix des Bruxelloises et des Bruxellois, merci pour cette belle solidarité !
Les médias : amis ou ennemis de la vérité ? Les interventions du séminaire d’actualité sociale du CEPAG Bruxelles
Le 18 avril dernier, le CEPAG Bruxelles organisait un séminaire d’actualité sur le rôle des médias dans notre société et leur influence sur notre perception de la vérité.
Les interventions des séminaires d’actualité sont disponibles sur la chaîne YouTube du CEPAG Bruxelles.