Extension du travail de nuit sur le dos des travailleurs et des travailleuses

Le gouvernement Arizona s’emploie à régler les soi-disant « derniers détails » de l’accord de l’été. « Une fois de plus, c’est le travailleur qui paie avec davantage de pression, plus d’horaires atypiques et moins de protection … sans aucune concertation», déclare Thierry Bodson, Président de la FGTB.

L’accord d’été ne parlait d’un élargissement du travail de nuit dans « le secteur de la distribution et les secteurs apparentés, y compris l’e-commerce ». Soudain, ce groupe s’élargit considérablement : le commerce des métaux, le commerce du bois, le commerce de combustibles et les électriciens sont entraînés dans de nouvelles règles qui font commencer le travail de nuit plus tard et le rémunèrent différemment. Concrètement : on étire la journée de travail « normale » : de 6 h du matin à 23 h. Une journée de TRAVAIL qui dure jusqu’à 23 h de la NUIT.

Un parti gouvernemental, le MR, affirmait récemment que « 100 % des travailleurs de nuit conserveraient 100 % de leur prime ». En réalité , cela ne vaut que pour ceux qui perçoivent déjà une prime de nuit aujourd’hui, et les employeurs « en difficulté économique » pourront diminuer cette prime pour ces mêmes travailleurs de nuit. Quelque chose nous dit que le nombre d’entreprises « en difficulté économique » va exploser.

Les nouveaux travailleurs et travailleuses auront moins de droits. « Cela divise les travailleurs au sein d’un même lieu de travail. Ils effectuent la même tâche, mais avec un package salarial différent », souligne Thierry Bodson.

Le Conseil d’État a déjà été parfaitement clair : avec cette mesure, « la rémunération de travailleurs ayant un profil équivalent, qui exercent la même fonction, peut fortement diverger ». En bref : cette mesure réduit les primes pour les nouveaux entrants, organise l’inégalité sur le lieu de travail et est juridiquement plus que douteuse.

Le travail de nuit et le travail en équipes sont mauvais pour la santé : troubles du sommeil, problèmes digestifs, risques cardiovasculaires, risque accru de diabète et de différents cancers… L’être humain n’est pas fait pour travailler structurellement la nuit. Pourtant, le gouvernement encourage le travail nocturne, alors que le nombre de malades de longue durée et de burn-outs atteint déjà un niveau record. La logique Arizona est bancale. Certaines formes de travail de nuit ou en équipes coûtent  déjà moins cher que le travail de jour en raison de subsides. Veut-on vraiment que l’État continue à dépenser des milliards dans un système de subsides salariaux qui stimule des horaires nuisibles à la santé et à la qualité de vie ?

Le gouvernement Arizona choisit systématiquement le camp des employeurs : moins de freins, plus de cadeaux. Pour les travailleurs : plus de pression, plus de flexibilité, plus de risques ; moins de protection, moins de primes. Thierry Bodson : « Au lieu de booster les horaires de travail malsains pour les gens, le gouvernement ferait mieux de réformer les très coûteux subsides aux entreprises, et ne pas les augmenter aveuglément ».

L’« appel de novembre » du front commun syndical : trois jours de grève les 24, 25 et 26 novembre

Le 14 octobre dernier, plus de 120 000 personnes sont descendues pacifiquement dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur inquiétude face aux mesures du gouvernement Arizona. Le même jour, en front commun, les syndicats ont envoyé une lettre au Premier ministre Bart De Wever et aux vice-premiers ministres. Malgré l’ampleur de la mobilisation , nous n’avons reçu aucune réaction, seulement un silence assourdissant de la part du gouvernement. 

Pire encore, le Premier ministre a présenté un menu indigeste lors des discussions budgétaires, qui toucheraient encore durement les familles et les travailleurs : un saut d’indexation, encore plus d’économies sur les pensions, une augmentation de la TVA… Et cela s’ajoute aux mesures précédentes de démantèlement de la sécurité sociale et du marché du travail. Le chaos autour des mesures relatives aux pensions est désormais énorme. Plus de la moitié des femmes de notre pays seront touchées par le malus pension. En matière de flexibilité et de temps de travail, le gouvernement a déjà proposé de nombreuses mesures sévères et injustes.

Une nouvelle étape après la grande manifestation du 14 octobre est nécessaire. Les syndicats prévoient donc, avec l’ « appel de novembre », trois jours de grève les 24, 25 et 26 novembre dans les secteurs public et privé.

Le dimanche 23 novembre, CSC, FGTB et CGSLB appellent à participer massivement à la manifestation nationale Mirabal contre les violences sexistes. Ensuite, le travail sera interrompu :

•    Le 24 novembre, les chemins de fer et les transports en commun (TEC, STIB) feront grève  
•    Le 25 novembre, tous les services publics du pays feront grève 
•    Le 26 novembre, il y aura une grève nationale interprofessionnelle.

Ces trois jours de grève sont un appel au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement pour qu’ils mettent fin au démantèlement  social. Ces mesures n’ont pas encore été votées, il est donc encore temps de les ajuster ! 

Les syndicats demandent au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement qu’ils mettent enfin en œuvre des alternatives convaincantes :plus de justice fiscale avec un impôt sur les grosses fortunes , une taxe sur les activités numériques des géants de la technologie et un examen sérieux des subventions de plusieurs milliards accordées aux entreprises.

Enfin, ils demandent une règle simple selon laquelle chaque salaire est soumis à des cotisations de sécurité sociale, qu’il s’agisse d’une société de management ou non.

En bref, un appel commun en faveur d’une plus grande justice et du rétablissement d’un contrat social solide.

Un appel à rassembler plutôt que de diviser.

Syndicats et société civile contestent la réforme du chômage devant la Cour constitutionnelle

Le front commun syndical (FGTB, CSC, CGSLB), appuyé par un éventail d’organisations de la société civile, dont la Ligue des droits humains, la Ligue des  familles, le BAPN, Soralia, Vie Féminine,  introduit ce mercredi 29 octobre une requête en annulation assortie d’une demande de suspension devant la Cour constitutionnelle contre les mesures transitoires de la réforme du chômage et contre le principe même de la limitation dans le temps des allocations. 

Cette réforme, portée par le gouvernement Arizona, constitue une offensive sans précédent contre l’un des socles de la sécurité sociale belge. 

Elle exclut les publics les plus fragilisés de notre société du droit aux allocations ; et elle le fait sans prévoir de dispositifs d’accompagnement crédibles ni de mécanismes de responsabilisation des employeurs. Pire, elle exclut d’abord les personnes les plus éloignées de l’emploi, ne leur laissant que six mois pour retrouver un travail . Six mois qui, dans les faits,  deviennent plutôt trois  mois et demi (délai séparant la réception du courrier de l’ONEm envoyé à la mi-septembre et les premières exclusions prévues pour le 1ier janvier 2026)

Sur le plan juridique, la réforme contrevient à plusieurs principes constitutionnels, dont celui de confiance légitime, celui du droit à la sécurité sociale garanti par l’article 23 de la Constitution consacrant le droit de chacun à mener une vie conforme à la dignité humaine  ou encore les principes d’égalité et de non-discrimination contenus dans les articles 10 et 11 de la Constitution.

Aucun élément contenu dans l’exposé des motifs de la loi ou dans les éléments de réponses formulés par le ministre Clarinval lors des travaux à la Chambre des Représentants ne peuvent justifier à eux seuls une telle régression. De plus, nous soulevons l’incohérence des arguments pointés par le ministre, comme les contraintes budgétaires (puisque le gouvernement augmente  les heures supplémentaires défiscalisés), la stimulation du retour à l’emploi ( puisque le gouvernement favorise  les flexi-jobs, accessibles seulement à ceux qui bénéficient déjà d’un emploi) et la volonté d’atteindre un taux d’emploi de 80 % d’ici 2029 (puisque le gouvernement augmentent  le quota d’heures de travail étudiant, par définition inaccessible aux demandeurs d’emploi exclus). 

La réforme s’en prend de manière plus particulière à des groupes de demandeurs d’emplois dont le retour ou la stabilisation à un emploi stable est soumise à une série d’obstacles, largement documentés : les personnes âgées, les jeunes, les femmes, les personnes souffrant d’un handicap ou d’une inaptitude permanente de travail, des personnes peu qualifiées, etc.

Mais la réforme s’en prend également à des personnes qui travaillent sous contrats  (par exemple : des travailleuses et travailleurs ALE, des travailleuses et travailleurs à temps partiel avec allocation de garantie de revenus , des journalistes pigistes, …).

Au-delà des considérations juridiques, cette réforme constitue une rupture du pacte social sur lequel reposent les équilibres socio-économiques de notre société depuis 80 ans. Elle nie les déterminants sociaux de l’exclusion. Elle menace de précariser durablement des dizaines de milliers de personnes, de fragiliser leurs familles, et d’aggraver les inégalités. 

C’est pourquoi les syndicats et les organisations de la société civile, unis dans leur attachement aux droits humains, et à la pérennité de notre sécurité sociale, contestent la constitutionnalité d’une réforme précipitée, injuste et contraire aux engagements fondamentaux de l’État belge. 

Liste des organisations et associations qui se joignent au recours :

À partir du 17 octobre, les femmes travaillent “gratuitement” jusqu’à la fin de l’année !

Le 17 octobre marque une date aussi symbolique que révoltante : si l’on convertit l’écart salarial global en temps de travail, les femmes cesseraient d’être payées à partir de cette date. L’écart moyen de 19,9 % entre le salaire des femmes et celui des hommes correspond en effet à près de deux mois et demi de travail “non rémunéré” pour les femmes par rapport à leurs collègues masculins.

L’inégalité salariale reste une réalité structurelle, qui pénalise massivement les femmes pendant leur carrière et jusqu’à la retraite.

On parle souvent d’un écart de 7 %, qui correspond à la différence de salaire horaire entre femmes et hommes. Mais cette donnée masque une réalité bien plus profonde : les femmes sont massivement cantonnées au temps partiel, souvent dans des secteurs sous-payés (commerce, soins, nettoyage, titres-services).

Ces emplois sont souvent précaires, mal rémunérés et assortis de peu de perspectives de carrière. En moyenne, la durée de carrière des femmes n’est que de 31,6 ans, et 4 femmes sur 10 n’atteignent pas 35 années de carrière à 65 ans – alors que le calcul de la pension est basé sur 45 années.

Cette précarité salariale a évidemment des effets cumulés sur la pension.

Les pensions des femmes sont en effet en moyenne 21 % plus basses que celles des hommes et sans les périodes assimilées (maladie, congé de maternité, chômage temporaire…), cet écart grimperait à 43 % !

Par ailleurs, la suppression programmée de la pension de survie privera environ 140.000 femmes d’un filet de sécurité essentiel.

Et avec le gouvernement Arizona, les femmes vont encore payer !

Loin de corriger ces injustices, le gouvernement Arizona multiplie les attaques qui frappent directement les travailleuses à temps partiel, c’est-à-dire essentiellement des femmes :

En résumé, le gouvernement Arizona prend clairement les femmes pour cible, avec des réformes structurellement discriminantes, qui frappent précisément les statuts précaires dans lesquels elles sont surreprésentées.

Chômage : que faire si l’ONEM vous envoie une lettre d’exclusion ?

Depuis la mi-septembre 2025, l’ONEM a entamé l’envoi progressif des courriers annonçant la fin du droit aux allocations de chômage.

Ces lettres concernent directement des milliers de Bruxellois·es et sont envoyées par vagues, selon la durée du chômage de chacun·e. Elles sont adressées par courrier postal mais aussi via l’eBox.

Si vous recevez une lettre de l’ONEM, il est essentiel d’agir rapidement et de vous informer sur vos droits ainsi que sur les démarches à entreprendre.

Toutes les infos pratiques sont sur notre site

La réforme est encore en cours de mise en place et les informations transmises par les institutions concernées (ONEM, Actiris, Bruxelles Formation, CPAS…) évoluent régulièrement.

La FGTB Bruxelles rassemble toutes ces données et met à jour son site en continu dans un menu spécifique :

consultez-le régulièrement pour avoir les dernières infos fiables !

Vous y trouverez :

La FGTB Bruxelles est à vos côtés pour vous informer, vous conseiller et vous défendre.

52 milliards d’argent public aux entreprises… un capitalisme sous perfusion ?

A qui profite l’argent public ? Pas ceux qu’on croit…

Quand le gouvernement Arizona parle de « charges », de « réformes » ou d’économies budgétaires, ce sont toujours les mêmes qui sont visés : les chômeurs, les allocataires sociaux, les services publics.

Mais une note du réseau Éconosphères – publiée fin mai – remet les pendules à l’heure. Elle révèle qu’en 2022, les entreprises privées lucratives ont reçu 51,9 milliards d’euros d’argent public.

C’est énorme.

A titre de comparaison, cela représente près de 18 % des dépenses publiques, plus de 9 % du produit intérieur brut, et plus de dix fois le coût des allocations versées aux chômeurs complets indemnisés.

Autrement dit : l’État dépense beaucoup plus pour soutenir les entreprises que pour indemniser les personnes privées d’emploi.

Des milliards d’aides, souvent sans condition

Ce soutien prend de nombreuses formes : des subsides salariaux, des réductions de cotisations sociales patronales, des exonérations fiscales sur les bénéfices, des aides à l’investissement, des réductions d’accises, etc.

En réalité, une grande partie des emplois du secteur privé sont financés, en partie, par de l’argent public. On est loin du récit d’un marché « libre » où les entreprises se débrouilleraient seules, on assiste plutôt à un capitalisme sous perfusion…

L’État joue le rôle d’actionnaire… sans les droits

Plusieurs économistes parlent aujourd’hui d’un “État-actionnaire silencieux”. L’État injecte des milliards dans les entreprises, comme un actionnaire le ferait, mais sans obtenir de droit de regard, sans exiger de garanties, sans récupérer de dividendes.

Pendant ce temps, les entreprises touchent ces aides sans obligation réelle de créer ou de maintenir des emplois, ni d’améliorer les conditions de travail, ni de contribuer à la transition écologique.

Cherchez l’erreur…

Et quand elles licencient, comme ce fut le cas chez Audi à Forest, c’est encore la collectivité qui paie les pots cassés.

Qui va payer la note ?

La Belgique doit faire 27 milliards d’euros d’économies dans les années à venir. Cette pression vient directement des règles budgétaires européennes, qui imposent un retour à l’austérité.

Mais au lieu d’aller chercher cet argent là où il est : dans les profits, les dividendes ou la fraude fiscale – le gouvernement s’en prend aux chômeurs et aux politiques sociales.

Les personnes privées d’emploi sont stigmatisées, culpabilisées, sanctionnées.

Les entreprises, elles, continuent à toucher des milliards sans aucune remise en question.

Et pendant ce temps, la fraude fiscale continue de coûter au pays plus de 30 milliards d’euros par an, sans qu’aucun plan sérieux ne soit mis en place pour la combattre.

Ouvrir enfin le débat

Pourquoi ces aides aux entreprises sont-elles si peu discutées ? Pourquoi ne sont-elles ni évaluées, ni conditionnées ? Pourquoi continue-t-on à les verser automatiquement, année après année, alors qu’on coupe ailleurs à la hache ?

Selon Éconosphères, plus de 10 milliards d’euros de subsides salariaux ont été versés en 2022, pour une création nette d’environ 12.000 emplois dans le secteur marchand entre 2022 et 2023 — soit près d’un million d’euros d’argent public par emploi créé.

Quand l’État finance autant l’emploi privé, peut-on encore vraiment parler d’emploi privé ?

Poser la question, c’est déjà y répondre…

L’analyse d’Econosphères  – Un pognon de dingue


Econosphères est un réseau d’organisations et de chercheur·euses, dont la FGTB Bruxelles, qui vise à replacer les enjeux économiques au cœur du débat démocratique.

Métro 3 : un projet hors-sol ?

Alors que les coûts du métro 3 explosent, que les délais de construction s’envolent et que les finances régionales se dégradent, la FGTB Bruxelles demande un arrêt ou une mise sur pause du projet. Elle plaide pour une alternative plus soutenable et exige des garanties pour les travailleuses et travailleurs impactés par l’arrêt du chantier.

Le projet de la future ligne 3 du métro bruxellois, censé relier Evere à Forest, est au cœur d’un débat politique et budgétaire majeur. Son coût a explosé : plus de 4,2 milliards d’euros, dont 3,2 milliards pour le seul axe nord. Et les délais s’allongent… Le tronçon sud, promis pour 2024, ne sera pas achevé avant 2031. Le tronçon nord, initialement prévu pour 2030, pourrait glisser vers 2040.

Dans une Région déjà asphyxiée financièrement, où les besoins sociaux sont criants (logement, santé, emploi, climat…), la poursuite de ce chantier fait peser une hypothèque lourde sur les investissements publics essentiels.

À cela s’ajoutent des incertitudes techniques majeures, notamment autour du Palais du Midi et de la Gare du Nord, et l’absence de solution de financement crédible. Plusieurs pistes sont évoquées – partenariat public-privé, obligations vertes, réforme du financement régional – mais aucune ne répond durablement aux enjeux sans sacrifier d’autres priorités collectives.

Face à cette situation, la FGTB Bruxelles plaide pour une remise à plat du projet et l’examen sérieux d’une alternative crédible : le Prémétro+. Porté notamment par Inter-Environnement Bruxelles, ce scénario s’appuie sur le réseau de trams existant pour améliorer la mobilité : renforcement du tunnel nord-sud, modernisation du matériel, augmentation de la fréquence. Résultat ? Un coût 88 % inférieur au projet métro, des travaux moins lourds, un déploiement plus rapide… et moins d’impact sur les finances régionales.

« Cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les enjeux d’emploi » souligne Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles, « nous demandons un plan d’accompagnement des travailleurs impactés par l’éventuel abandon du chantier, via la formation, la reconversion et la relocalisation des investissements publics vers d’autres projets qui répondent aux besoins sociaux de la Région et de ses habitants. »

Pour la FGTB Bruxelles, il est également essentiel d’agir sur la mobilité professionnelle. « Les déplacements professionnels deviennent de plus en plus problématiques dans Bruxelles. Nous devrons en faire une priorité partagée du prochain gouvernement et des interlocuteurs sociaux, tant pour le déplacement des habitants et des travailleurs que pour le transport des marchandises. Et nous sommes convaincus que pour être efficace, cette mobilité doit être envisagée à l’échelle métropolitaine » précise Florence Lepoivre.  

Stop ou encore ?

« Nous considérons qu’en l’état actuel, la poursuite du métro 3 serait une fuite en avant. N’oublions pas que poursuivre le projet du métro 3 sans financement public solide, c’est sacrifier des politiques sociales essentielles, des services publics déjà à bout de souffle et tout espoir d’une transition juste à Bruxelles. Le futur gouvernement régional devra faire un choix courageux, en se basant sur une évaluation objective de la situation et des alternatives possibles »  conclut Florence Lepoivre.

Pour la FGTB Bruxelles, ce projet, pensé il y a plus de 10 ans, hypothèque les réponses à apporter aux urgences d’aujourd’hui.

Le chômage estival des enseignant.es : vos démarches

Quand percevez-vous vos allocations de chômage ?

Si vous êtes dans les conditions d’admissibilité au chômage, vous pouvez bénéficier d’allocations de chômage après votre période de rémunération différée.

Quelles sont les démarches à entreprendre ?

Prenez rendez-vous avec votre permanence chômage FGTB (déterminée en fonction de votre commune de résidence) après votre période de rémunération différée (calculée par votre centrale syndicale – SETCa ou CGSP) et munissez-vous de votre dernier C4-enseignement dûment complété, daté et signé.

Carte de pointage en juillet et août

Pour plus de facilités utilisez la carte de pointage électronique pour les mois de juillet et août 2025. Attention, vous devrez vous inscrire chez ACTIRIS/VDAB/Forem entre le 01/09 et le 08/09 si vous n’avez pas repris une occupation en septembre.

Vous ne reprenez pas l’enseignement et vous n’avez pas encore trouvé un autre emploi ?

Si vous êtes dans les conditions d’admissibilitévous pouvez bénéficier des allocations de chômage après votre période de rémunération différée. Pour ce faire, vous devrez introduire votre dernier C4- enseignement complété et signé auprès de votre permanence FGTB (en version papier ou scannée).

Vous êtes affilié.e au SETCA ?

Un tableau éditable de calcul des vacances proméritées (accompagné d’un mode d’emploi) est disponible ici et le mode d’emploi est téléchargeable ici. Une fois complété, veuillez envoyer le tableau avec vos données d’occupation à mcpirenne@setca-fgtb.be.

Vous êtes affilié.e à la CGSP ?

La CGSP organisera une permanence les lundi 07/07/2025, mardi 08/07/2025, mercredi 09/07/2025 et jeudi 10/07/2025 de 9h00 à 11h30au Boulevard Emile Jacqumain 20, 1000 Bruxelles (1er étage, salle 106/107). La CGSP transmettra ensuite votre demande à votre permanence chômage. Le secteur Enseignement sera fermé du lundi 14 juillet au lundi 18 août 2025 inclus.

Bonnes vacances !

Le non-marchand en force dans les rues de Bruxelles !

Ce jeudi 22 mai, près de 30.000 travailleuses et travailleurs du secteur non-marchand ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les politiques d’austérité que le gouvernement Arizona leur impose et revendiquer des conditions de travail dignes et des moyens à la hauteur de leurs missions.

Cette mobilisation massive, rassemblant puéricultrices, aides-soignantes, éducateurs, formateurs et bien d’autres, a mis en lumière les nombreux défis auxquels ces professions sont confrontées : pénurie de personnel, surcharge de travail, salaires insuffisants et sous-financement chronique.

Trop souvent invisibilisés et majoritairement exercés par des femmes, ces métiers sont en première ligne face aux politiques d’austérité menées à tous les niveaux de pouvoir : allongement des carrières, attaques contre le chômage, coupes dans les services publics… le tout dans des conditions de travail toujours plus dégradées.

Ce que le secteur demande, c’est simple : du respect et des moyens. Des investissements publics à la hauteur des besoins, pas de nouvelles économies. Des contrats stables, des salaires décents, de vraies perspectives de carrière.

C’est la moindre des choses pour celles et ceux qui prennent soin des autres, chaque jour.

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N’oubliez pas de renouveler votre statut de travailleur·euse des arts !

Votre statut arrive à échéance à partir du 1er octobre 2025 ?

N’oubliez pas de le renouveler !

Si votre statut de travailleur·euse des arts arrive à échéance le 1er octobre 2025 ou dans les semaines qui suivent, il est temps d’introduire votre demande de renouvellement, ainsi que la révision de votre barème de chômage pour une nouvelle période de trois ans.

Pour cela, nous vous invitons à compléter le formulaire C181, indispensable au renouvellement de votre statut.
Vous pouvez le télécharger via ces liens : formulaire C181 au format PDFformulaire C181 au format WORD.

Comment compléter le formulaire C181 ?

1.  Téléchargez et ouvrez le formulaire C181 via ces liens : formulaire C181 au format PDFformulaire C181 au format WORD

2.  Complétez soigneusement vos données personnelles 

3.  Signez et datez le formulaire

4.  Transmettez-nous le formulaire complété, accompagné des documents requis :
     • par email à : renouvellement.P700@fgtb.be
     • ou par courrier à FGTB Bruxelles – P700 – Rue de Suède 45 – 1060 Saint-Gilles

Ne tardez pas : votre demande de renouvellement peut être introduite dès le 1er août 2025 !

Votre demande de renouvellement peut être introduite à l’ONEM dès le 1er août 2025. Nous vous conseillons de nous l’envoyer le plus tôt possible, afin que nous puissions assurer un traitement efficace pendant l’été et garantir la continuité de votre statut dès le 1er octobre 2025.
→ Veillez à bien rassembler et déclarer toutes vos prestations avant l’introduction de votre demande

→ Si vous le pouvez, évitez d’attendre après le 30 septembre 2025, car cela pourrait compliquer le traitement administratif de votre dossier.

⚠️ Informations importantes

Nous vous invitons à anticiper ces démarches afin d’éviter toute interruption dans le traitement de vos droits.

Vous avez besoin d’aide pour compléter votre formulaire ?

Un document vous expliquant comment remplir le formulaire C181 est disponible ici. Nous vous recommandons de le lire attentivement avant de commencer.

Nous organisons quatre séances d’information pour accompagner nos affiliés dans cette démarche. La participation se fait uniquement sur réservation via le formulaire en ligne. Chaque séance est limitée à 50 personnes maximum.

1. Séance d’info du vendredi 23 mai 2025 de 8h30 à 10h00  

2. Séance d’info du vendredi 23 mai 2025 de 10h30 à 12h00  

3. Séance d’info du vendredi 30 mai 2025 de 08h30 à 10h00  🌐 Je m’inscris en ligne

4. Séance d’info du vendredi 30 mai 2025 de 10h30 à 12h00  🌐 Je m’inscris en ligne

Les séances auront lieu à l’Auditoire FGTB Bruxelles, rue de Suède 45 à 1060 Saint-Gilles

Une question ? Une info ?

Les collaboratrices et collaborateurs de la P700 sont à votre écoute  au 📞 02 552 03 84 :

  • le lundi de 13h à 16h
  • le mardi de 13h à 16h
  • le mercredi de 13h à 16h
  • le jeudi de 13h à 16h
  • le vendredi de 8h30 à 12h