12 mars : plus de 100.000 personnes dans la rue contre la casse sociale du gouvernement Arizona
Ce 12 mars, plus de 100.000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dire stop à la politique antisociale du gouvernement Arizona.
Travailleuses et travailleurs, pensionnés, jeunes, militants associatifs… toutes et tous se sont rassemblés de la Gare du Nord à la Gare du Midi pour défendre les droits sociaux et refuser une politique qui s’attaque au pouvoir d’achat, aux pensions et à la sécurité sociale.
Sous un soleil radieux et dans une ambiance combative et solidaire, les manifestants ont rappelé leurs revendications :
❌ non au malus pension ❌ non aux attaques contre l’indexation et le pouvoir d’achat ❌ non à la chasse aux demandeurs d’emploi et aux malades
✅ oui à des pensions dignes ✅ oui à de meilleures conditions de travail ✅ oui à une fiscalité plus juste, où les épaules les plus larges contribuent davantage
Depuis plus d’un an, la mobilisation sociale se renforce pour mettre des bâtons dans les roues d’un gouvernement qui piétine la concertation sociale. Et ces mobilisations ont déjà permis d’obtenir plusieurs corrections importantes dans les réformes annoncées.
Le message envoyé ce 12 mars est clair : la résistance sociale continue !
8 mars : la rue violette à Bruxelles
Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Une mobilisation massive pour rappeler que l’égalité n’est toujours pas une réalité… et que certains droits sont même aujourd’hui menacés.
Face aux politiques d’austérité du gouvernement Arizona, les femmes* refusent de payer la facture : travail toujours plus flexible et précaire, protections sociales affaiblies, pensions insuffisantes, droits reproductifs laissés de côté.
Dans une ambiance combative, festive et solidaire, les manifestantes et manifestants ont fait entendre un message clair : nous ne reculerons pas.
La FGTB Bruxelles et les militantes du Comité Femmes Éliane Vogel-Polsky* étaient présentes pour porter des revendications essentielles :
un temps de travail stable et égalitaire
la fin des flexibilités imposées
une protection sociale forte et des pensions dignes
la dépénalisation totale de l’avortement
une réelle volonté politique pour lutter contre les violences sexistes et LGBTQIA+phobes
Le 8 mars est une journée de lutte. Et la lutte continue toute l’année.
Retour en images sur cette mobilisation féministe :
* Le mot « femmes » désigne toute personne qui s’identifie en tant que telle, indépendamment du genre qui lui a été assigné à la naissance.
12 février : blocage de zonings et rassemblement devant la Banque nationale
Ce jeudi 12 février, près d’un millier de délégués syndicaux se sont rassemblés devant le siège de la Banque nationale de Belgique à Bruxelles à l’appel de la FGTB Bruxelles, de l’ABVV Vlaams-Brabant, de la CSC Bruxelles et de l’ACV Vlaams-Brabant, rejoints par la CGSLB.
Dès l’aube, des actions de blocage ont été menées dans plusieurs zonings industriels bruxellois à Anderlecht et Neder-over-Heembeek. Des barrages filtrants ont été mis en place avant d’être levés dans la matinée afin de permettre aux militants de rejoindre le centre-ville pour le rassemblement devant la Banque nationale.
Ce rassemblement, hautement symbolique, visait à dénoncer les politiques du gouvernement Arizona ainsi que les prises de position répétées du gouverneur de la Banque nationale contre l’indexation automatique des salaires. Pour les organisations syndicales, les salaires doivent être négociés par les interlocuteurs sociaux et non dictés par les institutions financières.
Dans une ambiance combative, militants et délégués ont déployé drapeaux et banderoles tandis que plusieurs prises de parole se sont succédé en front commun. Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles, a dénoncé « la plus grande entreprise de démolition de notre modèle social depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Cette journée d’action constitue une étape dans la mobilisation contre la casse sociale du gouvernement Arizona et précède la grande manifestation nationale prévue le 12 mars à Bruxelles.
4 février : 100.000 emplois à Bruxelles… où sont-ils ?
Ce 4 février, la FGTB Bruxelles, la CSC Bruxelles, la CGSLB Bruxelles, le Comité des Travailleurs·euses Sans Emploi de la CSC et plusieurs partenaires associatifs ont mené une action devant BECI, la fédération patronale bruxelloise.
Cette action s’inscrit dans un contexte social particulièrement préoccupant. Depuis ce mois de février, les premières personnes exclues du chômage à la suite de la réforme fédérale ne perçoivent plus leurs allocations. À Bruxelles, des milliers de personnes se retrouvent aujourd’hui sans revenus suffisants et sans perspective réelle d’emploi, avec pour seule issue souvent le recours aux CPAS.
Dans le même temps, BECI communique sur l’existence de près de 100.000 emplois qui seraient disponibles pour les Bruxelloises et les Bruxellois, notamment sur base d’un outil d’intelligence artificielle censé recenser les offres d’emploi présentes sur le web.
Pour la FGTB Bruxelles et ses partenaires, ce discours donne une vision déformée de la réalité du marché du travail. De nombreuses offres d’emploi ne sont ni adaptées, ni décentes, ni réellement accessibles aux personnes aujourd’hui exclues du chômage. Par ailleurs, de nombreux employeurs ne transmettent toujours pas leurs offres d’emploi à Actiris, ce qui limite la transparence et l’égalité d’accès à l’emploi.
Une action symbolique pour dénoncer une réalité sociale
Lors de cette action, des CV ont été déposés symboliquement dans la boîte aux lettres de BECI. Une manière de rappeler une réalité simple : de nombreuses personnes cherchent activement un emploi, mais se heurtent à des obstacles structurels — âge, discriminations, manque d’accès à la formation, contraintes familiales ou encore conditions de travail inadaptées.
Des prises de parole syndicales, associatives et des témoignages de personnes concernées ont également permis de mettre en lumière les conséquences concrètes des exclusions du chômage sur le terrain.
Exclure du chômage ne crée pas d’emplois
Pour la FGTB Bruxelles, la réforme actuelle ne constitue pas une solution au chômage. Elle renforce la précarité et déplace la pression vers les CPAS et les services sociaux.
Les demandeuses et demandeurs d’emploi sont déjà soumis à de nombreux contrôles et obligations. Il est temps que les employeurs prennent également leurs responsabilités :
transmettre leurs offres d’emploi à Actiris,
respecter leurs obligations en matière de formation,
lutter activement contre les discriminations,
proposer des emplois décents et de qualité.
Un message clair
Les travailleuses et travailleurs sans emploi veulent travailler. Mais ils ont besoin d’emplois accessibles, stables et correctement rémunérés.
La FGTB Bruxelles continuera à se mobiliser pour défendre un système de sécurité sociale solidaire et pour exiger des politiques qui créent réellement de l’emploi de qualité.
Ce lundi 26 janvier, plus d’un millier de militantes et militants se sont rassemblés place de l’Albertine à Bruxelles pour soutenir les travailleurs et travailleuses des chemins de fer en grève.
Dans une ambiance combative, marquée par les tambours et les feux rouges allumés en signe d’alerte, les manifestants ont dénoncé les 675 millions d’euros d’économies prévues dans le rail et la réforme des chemins de fer portée par le gouvernement Arizona.
Vers 11h, une chaîne humaine reliée par un fil rouge a été formée pour symboliser la solidarité avec les cheminots. Un message clair : ce combat dépasse le rail. Quand on s’attaque aux chemins de fer aujourd’hui, ce sont tous les services publics qui sont menacés demain.
La FGTB refuse la logique de casse sociale menée par le gouvernement :
attaques contre les pensions
chasse aux demandeurs et demandeuses d’emploi et aux malades
pression sur les services publics et leurs travailleurs
La mobilisation continue : grèves provinciales en février et grande manifestation nationale le 12 mars.
23 janvier : le non-marchand se mobilise à Bruxelles
Ce vendredi matin, plusieurs centaines de travailleuses et travailleurs du secteur psycho-médico-social se sont rassemblés devant le Parlement bruxellois pour faire entendre leur colère face au blocage politique et aux politiques d’austérité.
Au son des casseroles, des tambours et des mégaphones, les manifestants ont formé une « vague humaine » pour rappeler que le secteur non-marchand constitue une digue essentielle contre la casse sociale : maisons de repos, hôpitaux, CPAS, aide au logement, insertion socioprofessionnelle… autant de services indispensables aujourd’hui fragilisés.
Le message est clair : Bruxelles a besoin d’un gouvernement de plein exercice et surtout d’un gouvernement qui refuse l’austérité et soutienne le non-marchand.
La mobilisation ne fait que commencer : de nouvelles actions sont prévues dans les prochaines semaines, avant une grande journée d’action nationale le 12 mars à Bruxelles.
Action en solidarité avec les travailleurs et travailleuses des chemins de fer
La résistance contre le gouvernement antisocial de l’Arizona se poursuit en 2026 !
Premier rendez-vous : une action le lundi 26 janvier, en solidarité avec les travailleurs et travailleuses des chemins de fer, qui se mobilisent en force cette semaine-là. Car qui s’attaque aujourd’hui aux chemins de fer s’attaquera demain à tous les services publics. Ce combat est aussi le nôtre !
Contre les coupes dans les pensions et le Malus Jambon qui vous oblige à travailler plus longtemps pour une pension moins élevée !
Contre la chasse aux demandeurs et demandeuses d’emploi et aux malades !
Contre le saut d’index partiel, une attaque directe contre votre pouvoir d’achat !
Vous aussi, vous en avez assez de la casse sociale menée par l’Arizona ? Ensemble, inversons la tendance !
Pour de bonnes conditions de travail, plus de pouvoir d’achat et des services publics de qualité !
Pour des pensions dignes pour toutes et tous !
Pour une contribution fiscale équitable de la part des épaules les plus larges !
2026 sera une année de résistance sociale : plusieurs autres actions suivront, avant la grande manifestation du 12 mars !
Rendez-vous lundi 26 janvier, 10h, Place de l’Albertine à côté de la Gare Centrale, Bruxelles
Les syndicats affichent une détermination intacte
Au terme de trois jours de grève consécutifs contre les politiques du gouvernement Arizona, les syndicats ont réussi leur pari et sont pleinement satisfaits de la mobilisation. Loin de s’éteindre, le mouvement social continue de provoquer l’adhésion de la population : monde judiciaire, personnel enseignant, académiques, artistes, soignant.es, jeunes, pensionné.es, travailleuses et travailleurs à temps partiel, travailleurs et travailleuses de nuit…
Les protestations persistantes de ces derniers mois ont déjà porté leurs fruits : les syndicats ont réussi à préserver les emplois de fin de carrière, à faire compter le chômage temporaire pour le calcul de la pension, tout comme les 104 jours de la première année de carrière, ainsi que l’assimilation des périodes de maladie ou celles des congés pour soins…
Ce mercredi, dans toutes les régions du pays, les piquets se sont multipliés dès les premières heures du jour dans tous les secteurs d’activité économique. Et ce, après une grève des transports publics, des services publics et des écoles lundi et mardi. Drapeaux et banderoles rouges, verts, bleus ont occupé les ronds-points ainsi que l’entrée des zonings industriels et commerciaux, des hôpitaux, des établissements de soins et autres organisations du secteur non-marchand. Le front commun syndical est soudé et le reste. Renforcé par trois jours d’une mobilisation exemplaire! Et par l’annonce d’un accord budgétaire fédéral qui pèsera, une fois de plus, uniquement sur les épaules des travailleurs et travailleuses.
L’attaque sur l’indexation automatique des salaires était dans toutes les conversations aujourd’hui : « est-ce qu’on est riche quand on gagne 2.600€/mois ?»
Cette journée de grève nationale couronne une année de contestation permanente. Pas un mois ne s’écoule sans une manifestation ou une grève. Au cœur des inquiétudes : la suppression des prépensions, l’obligation de travailler jusqu’à 67 ans, la non-prise en compte des carrières pénibles, la raréfaction des emplois de qualité, la stigmatisation des malades et des chômeurs, la flexibilité accrue et la généralisation des flexi-jobs, l’accumulation des heures supplémentaires, la « pause climatique »,… Mais aussi les changements brutaux de législation, sans transition, sans concertation, sans négociation. Toutes ces mesures brisent la confiance des citoyens et citoyennes dans les responsables politiques.
Ce que l’économie a perdu aujourd’hui, c’est ce que les travailleurs et travailleuses produisent chaque jour. Il est extrêmement regrettable que le gouvernement n’en tienne pas compte. Son silence est affligeant.
24, 25 et 26 novembre : l’« appel de novembre » – trois jours de grève en front commun syndical
Le 14 octobre dernier, plus de 120 000 personnes sont descendues pacifiquement dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur inquiétude face aux mesures du gouvernement Arizona. Le même jour, en front commun, les syndicats ont envoyé une lettre au Premier ministre Bart De Wever et aux vice-premiers ministres. Malgré l’ampleur de la mobilisation , nous n’avons reçu aucune réaction, seulement un silence assourdissant de la part du gouvernement.
Pire encore, le Premier ministre a présenté un menu indigeste lors des discussions budgétaires, qui toucheraient encore durement les familles et les travailleurs : un saut d’indexation, encore plus d’économies sur les pensions, une augmentation de la TVA… Et cela s’ajoute aux mesures précédentes de démantèlement de la sécurité sociale et du marché du travail. Le chaos autour des mesures relatives aux pensions est désormais énorme. Plus de la moitié des femmes de notre pays seront touchées par le malus pension. En matière de flexibilité et de temps de travail, le gouvernement a déjà proposé de nombreuses mesures sévères et injustes.
Une nouvelle étape après la grande manifestation du 14 octobre est nécessaire. Les syndicats prévoient donc, avec l’ « appel de novembre », trois jours de grève les 24, 25 et 26 novembre dans les secteurs public et privé.
Le dimanche 23 novembre, CSC, FGTB et CGSLB appellent à participer massivement à la manifestation nationale Mirabal contre les violences sexistes. Ensuite, le travail sera interrompu :
• Le 24 novembre, les chemins de fer et les transports en commun (TEC, STIB) feront grève • Le 25 novembre, tous les services publics du pays feront grève • Le 26 novembre, il y aura une grève nationale interprofessionnelle.
Ces trois jours de grève sont un appel au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement pour qu’ils mettent fin au démantèlement social. Ces mesures n’ont pas encore été votées, il est donc encore temps de les ajuster !
Les syndicats demandent au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement qu’ils mettent enfin en œuvre des alternatives convaincantes :plus de justice fiscale avec un impôt sur les grosses fortunes , une taxe sur les activités numériques des géants de la technologie et un examen sérieux des subventions de plusieurs milliards accordées aux entreprises.
Enfin, ils demandent une règle simple selon laquelle chaque salaire est soumis à des cotisations de sécurité sociale, qu’il s’agisse d’une société de management ou non.
En bref, un appel commun en faveur d’une plus grande justice et du rétablissement d’un contrat social solide.
Un appel à rassembler plutôt que de diviser.
14 octobre : une mobilisation sans précédent contre l’Arizona
La manifestation nationale du 14 octobre a dépassé toutes les attentes : une foule immense, toutes générations et tous horizons confondus, réunie dans la solidarité et la détermination. Ensemble, nous avons envoyé un message clair au gouvernement : non à la casse sociale de l’Arizona, oui à une société juste et solidaire !
Pensions dignes, emplois de qualité, fiscalité plus juste, transition écologique ambitieuse, respect des droits syndicaux, reconnaissance de l’État palestinien… nos revendications sont claires et légitimes.
Le combat continue : un automne chaud s’annonce pour défendre nos droits et faire reculer ce gouvernement !