Au terme de trois jours de grève consécutifs contre les politiques du gouvernement Arizona, les syndicats ont réussi leur pari et sont pleinement satisfaits de la mobilisation. Loin de s’éteindre, le mouvement social continue de provoquer l’adhésion de la population : monde judiciaire, personnel enseignant, académiques, artistes, soignant.es, jeunes, pensionné.es, travailleuses et travailleurs à temps partiel, travailleurs et travailleuses de nuit…
Les protestations persistantes de ces derniers mois ont déjà porté leurs fruits : les syndicats ont réussi à préserver les emplois de fin de carrière, à faire compter le chômage temporaire pour le calcul de la pension, tout comme les 104 jours de la première année de carrière, ainsi que l’assimilation des périodes de maladie ou celles des congés pour soins…
Ce mercredi, dans toutes les régions du pays, les piquets se sont multipliés dès les premières heures du jour dans tous les secteurs d’activité économique. Et ce, après une grève des transports publics, des services publics et des écoles lundi et mardi. Drapeaux et banderoles rouges, verts, bleus ont occupé les ronds-points ainsi que l’entrée des zonings industriels et commerciaux, des hôpitaux, des établissements de soins et autres organisations du secteur non-marchand. Le front commun syndical est soudé et le reste. Renforcé par trois jours d’une mobilisation exemplaire! Et par l’annonce d’un accord budgétaire fédéral qui pèsera, une fois de plus, uniquement sur les épaules des travailleurs et travailleuses.
L’attaque sur l’indexation automatique des salaires était dans toutes les conversations aujourd’hui : « est-ce qu’on est riche quand on gagne 2.600€/mois ?»
Cette journée de grève nationale couronne une année de contestation permanente. Pas un mois ne s’écoule sans une manifestation ou une grève. Au cœur des inquiétudes : la suppression des prépensions, l’obligation de travailler jusqu’à 67 ans, la non-prise en compte des carrières pénibles, la raréfaction des emplois de qualité, la stigmatisation des malades et des chômeurs, la flexibilité accrue et la généralisation des flexi-jobs, l’accumulation des heures supplémentaires, la « pause climatique »,… Mais aussi les changements brutaux de législation, sans transition, sans concertation, sans négociation. Toutes ces mesures brisent la confiance des citoyens et citoyennes dans les responsables politiques.
Ce que l’économie a perdu aujourd’hui, c’est ce que les travailleurs et travailleuses produisent chaque jour. Il est extrêmement regrettable que le gouvernement n’en tienne pas compte. Son silence est affligeant.
L’« appel de novembre » du front commun syndical : trois jours de grève les 24, 25 et 26 novembre
Le 14 octobre dernier, plus de 120 000 personnes sont descendues pacifiquement dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur inquiétude face aux mesures du gouvernement Arizona. Le même jour, en front commun, les syndicats ont envoyé une lettre au Premier ministre Bart De Wever et aux vice-premiers ministres. Malgré l’ampleur de la mobilisation , nous n’avons reçu aucune réaction, seulement un silence assourdissant de la part du gouvernement.
Pire encore, le Premier ministre a présenté un menu indigeste lors des discussions budgétaires, qui toucheraient encore durement les familles et les travailleurs : un saut d’indexation, encore plus d’économies sur les pensions, une augmentation de la TVA… Et cela s’ajoute aux mesures précédentes de démantèlement de la sécurité sociale et du marché du travail. Le chaos autour des mesures relatives aux pensions est désormais énorme. Plus de la moitié des femmes de notre pays seront touchées par le malus pension. En matière de flexibilité et de temps de travail, le gouvernement a déjà proposé de nombreuses mesures sévères et injustes.
Une nouvelle étape après la grande manifestation du 14 octobre est nécessaire. Les syndicats prévoient donc, avec l’ « appel de novembre », trois jours de grève les 24, 25 et 26 novembre dans les secteurs public et privé.
Le dimanche 23 novembre, CSC, FGTB et CGSLB appellent à participer massivement à la manifestation nationale Mirabal contre les violences sexistes. Ensuite, le travail sera interrompu :
• Le 24 novembre, les chemins de fer et les transports en commun (TEC, STIB) feront grève • Le 25 novembre, tous les services publics du pays feront grève • Le 26 novembre, il y aura une grève nationale interprofessionnelle.
Ces trois jours de grève sont un appel au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement pour qu’ils mettent fin au démantèlement social. Ces mesures n’ont pas encore été votées, il est donc encore temps de les ajuster !
Les syndicats demandent au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement qu’ils mettent enfin en œuvre des alternatives convaincantes :plus de justice fiscale avec un impôt sur les grosses fortunes , une taxe sur les activités numériques des géants de la technologie et un examen sérieux des subventions de plusieurs milliards accordées aux entreprises.
Enfin, ils demandent une règle simple selon laquelle chaque salaire est soumis à des cotisations de sécurité sociale, qu’il s’agisse d’une société de management ou non.
En bref, un appel commun en faveur d’une plus grande justice et du rétablissement d’un contrat social solide.
Un appel à rassembler plutôt que de diviser.
Une mobilisation sans précédent contre l’Arizona
La manifestation nationale du 14 octobre a dépassé toutes les attentes : une foule immense, toutes générations et tous horizons confondus, réunie dans la solidarité et la détermination. Ensemble, nous avons envoyé un message clair au gouvernement : non à la casse sociale de l’Arizona, oui à une société juste et solidaire !
Pensions dignes, emplois de qualité, fiscalité plus juste, transition écologique ambitieuse, respect des droits syndicaux, reconnaissance de l’État palestinien… nos revendications sont claires et légitimes.
Le combat continue : un automne chaud s’annonce pour défendre nos droits et faire reculer ce gouvernement !
Action carton rouge pour Israël : plus de 120.000 personnes dans les rues de Bruxelles
Plus de 120 000 manifestant.es ont parcouru les rues de Bruxelles pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et dénoncer le génocide en cours à Gaza.
Un carton rouge a été adressé au gouvernement israélien, mais aussi aux dirigeants belges et européens leur manque de courage politique. Leur message était unanime : le droit d’un peuple à exister ne se négocie pas. Il faut des sanctions dissuasives, une reconnaissance pleine et entière de la Palestine sans compromis, et la justice pour les victimes des crimes de guerre.
La manifestation nationale de ce mercredi 25 juin
Ce mercredi 25 juin, nous étions nombreux et nombreuses à sillonner les rues de Bruxelles pour dire haut et fort NON aux mesures antisociales du gouvernement De Wever !
La lutte continue ! Rendez-vous le 14 octobre prochain pour une nouvelle manifestation nationale en front commun, afin de maintenir la pression ✊
Deuxième marche contre les exclusions du chômage : la mobilisation continue !
Ce mardi 3 juin, une nouvelle marche contre les exclusions du chômage s’est tenue entre les maisons communales d’Ixelles et d’Etterbeek pour dénoncer la réforme d’exclusion des demandeuses et demandeurs d’emploi portée par le gouvernement Arizona.
Sous les slogans « Non à la limitation dans le temps ! » et « Travailler pour vivre, pas pour survivre », les manifestant·es ont exprimé leur colère face à une mesure brutale et injuste, qui s’attaque une fois de plus aux plus précaires.
Selon les estimations du ministre MR de l’Emploi, David Clarinval, cette réforme pourrait exclure 100.000 chômeuses et chômeurs dès janvier 2026, et jusqu’à 320.000 personnes d’ici 2028. Autant de vies précarisées, de familles mises en difficulté et de communes confrontées à une pression insoutenable sur leurs CPAS.
Une réforme antisociale, rejetée massivement par les syndicats, les associations, les sans emploi et les citoyen·nes solidaires.
Un grand merci à celles et ceux qui se sont mobilisés avec force et détermination !
Le non-marchand en force dans les rues de Bruxelles !
Ce jeudi 22 mai, près de 30.000 travailleuses et travailleurs du secteur non-marchand ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les politiques d’austérité que le gouvernement Arizona leur impose et revendiquer des conditions de travail dignes et des moyens à la hauteur de leurs missions.
Cette mobilisation massive, rassemblant puéricultrices, aides-soignantes, éducateurs, formateurs et bien d’autres, a mis en lumière les nombreux défis auxquels ces professions sont confrontées : pénurie de personnel, surcharge de travail, salaires insuffisants et sous-financement chronique.
Trop souvent invisibilisés et majoritairement exercés par des femmes, ces métiers sont en première ligne face aux politiques d’austérité menées à tous les niveaux de pouvoir : allongement des carrières, attaques contre le chômage, coupes dans les services publics… le tout dans des conditions de travail toujours plus dégradées.
Ce que le secteur demande, c’est simple : du respect et des moyens. Des investissements publics à la hauteur des besoins, pas de nouvelles économies. Des contrats stables, des salaires décents, de vraies perspectives de carrière.
C’est la moindre des choses pour celles et ceux qui prennent soin des autres, chaque jour.
Nous étions près de 7.000 à Bruxelles contre la casse sociale du gouvernement Arizona !
Face aux attaques du gouvernement Arizona , il faut maintenir la pression pour faire bouger les lignes. C’est dans cet esprit que la FGTB et la CSC organisaient une journée d’action nationale ce mardi 29 avril.
Près de 7.000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles et des milliers d’autres ont manifesté dans plusieurs villes du pays, notamment à Liège, Anvers, Charleroi, Namur, Mons, Tournai, Verviers, Eupen, Hasselt et Gand
Nous étions nombreuses et nombreux à nous mobiliser pour faire entendre la voix des Bruxelloises et des Bruxellois, merci pour cette belle solidarité !
Grève générale – Rassemblement place de la Monnaie : intervention de Florence Lepoivre, secrétaire générale
Chers camarades, Chers collègues du secteur culturel, Chers artistes, technicien·nes, travailleur·ses de l’ombre et de la lumière,
Aujourd’hui, nous sommes en grève.
Une grève pour défendre nos droits, nos acquis sociaux, notre dignité de travailleuses et de travailleurs.
Et si nous sommes ici, Place de la Monnaie, ce n’est pas un hasard.
C’est un lieu emblématique de la culture, de la création, de l’expression.
Un lieu où se croisent celles et ceux qui font vivre l’imaginaire, la critique, l’émancipation et la démocratie.
Et aujourd’hui, ce lieu devient aussi un espace de résistance. Comme il l’a été il y près de 200 ans.
Le statut d’artiste, vous le savez mieux que quiconque, c’est une conquête sociale.
Un statut qui n’est, certes, pas parfait, mais qui reconnaît la précarité structurelle du travail artistique, son caractère discontinu, ses périodes de création invisibles, les répétitions, les temps morts entre deux projets.
C’est un statut qui permet à des milliers de personnes de vivre de leur métier, de créer, de participer à la richesse collective, sans sombrer dans la pauvreté.
Et que fait ce gouvernement Arizona ? Il attaque. Encore.
Il remet en cause le cœur même du statut. Il le vide de sa substance. Il en remet en cause les fondements. Et ce n’est pas un hasard.
Une telle attaque, venant de la N-VA, on pouvait s’y attendre : La N-VA, ça fait des années qu’elle assèche les budgets culturels en Flandre, qu’elle démantèle les outils de création, qu’elle transforme les subventions en privilèges à supprimer.
Au MR, les masques tombent : on ne cache plus ce qu’on pense de la culture… je vous épargnerai la liste des attaques de Georges-Louis Bouchez contre les artistes… Il crache sur tout ce qui ne produit pas du profit immédiat. Il méprise la création, l’intelligence, le travail invisible derrière chaque spectacle, chaque film, chaque œuvre.
Ce mépris de classe, il n’a même plus besoin de le déguiser. C’est devenu une ligne politique.
Et puis il y a Les Engagés. Ceux qui disent non aujourd’hui… sont les mêmes qui ont signé hier les yeux fermés l’accord de gouvernement. Facile de se réveiller maintenant, quand la mobilisation monte…
Ce gouvernement veut trouver de l’argent ?
Qu’il commence par ceux qui accumulent les dividendes, qu’il n’attaque pas par celles et ceux qui peinent à finir le mois malgré leur talent.
Supprimer ou affaiblir le statut d’artiste, c’est tuer la culture.
Notre combat n’est pas corporatiste. Ce n’est pas un privilège qu’on défend.
Ce qu’on défend ici, c’est un modèle de société. Une société où la culture est un droit, pas un luxe. Une société où l’art, la critique, l’imaginaire, l’émotion, ont leur place. Une société où le travail culturel est reconnu comme un vrai travail, avec de vrais droits pour permettre à chacun, chacune d’en vivre dignement.
Et nous sommes aussi là pour défendre plus : l’art joue un rôle crucial en aidant à conscientiser sur les problèmes sociaux et politiques. L’art a la capacité de rassembler des hommes et des femmes autour d’une cause commune et de les inciter à agir, à penser. A contester donc. L’art peut inspirer et motiver les individus à se lever contre l’injustice, à lutter pour l’égalité et à défendre les principes démocratiques fondamentaux.
Et c’est justement ça qui pose problème à certains de nos dirigeants.
Alors aujourd’hui, levons-nous. Faisons entendre notre voix.
Contre le mépris. Contre les reculs sociaux. Contre la marchandisation de tout ce qui ne s’achète pas.
Parce que défendre le statut d’artiste, c’est aussi défendre la résistance, la liberté de ton et de création.
En un mot, c’est défendre la démocratie.
À Bruxelles aussi, la grève du 31 mars a été massive et déterminée !
Une mobilisation forte, dans les entreprises comme sur la place de la Monnaie, pour dire stop aux politiques antisociales du gouvernement Arizona. Merci aux grévistes et aux manifestant·es qui se sont largement mobilisé·es : la lutte continue ✊