Les syndicats et la société civile descendent dans les rues de Namur le 16 juin
Les organisations syndicales FGTB et CSC, rejointes par le monde associatif, appellent à une action commune le mardi 16 juin à Namur pour dénoncer la politique du Gouvernement wallon : celle de faire porter le poids des économies budgétaires sur les épaules des travailleuses, des travailleurs et des allocataires sociaux.
Depuis le début de la législature, les coupes et les restrictions touchent de plein fouet celles et ceux qui font tourner notre société au quotidien : les travailleurs du secteur public et du secteur privé, les enseignants, le personnel APE, les aides-ménagères titres-services, les aides-familiales, les travailleuses de l’accueil de la petite enfance, le secteur de la santé et de l’action sociale et tant d’autres acteurs du monde associatif au service de la collectivité. La politique brutale du gouvernement déstabilise le secteur de l’insertion socio-professionnelle et fragilise des associations en soutien aux familles en difficulté, aux jeunes en souffrance, aux femmes victimes de violence, engendrant encore plus de précarité.
Ces « efforts » sont imposés sans réelle concertation au mépris du dialogue social.
Unis, déterminés et en colère, ils et elles seront dans les rues de Namur pour dire clairement : l’addition ne sera pas payée par celles et ceux qui travaillent et constituent le ciment de notre société.
La mobilisation continue. Après des mois de résistance face aux attaques du gouvernement Arizona, le mouvement social ne faiblit pas. Au contraire : il s’amplifie. Le front commun syndical appelle à une nouvelle manifestation nationale le 12 mai à Bruxelles, pour défendre nos droits et notre pouvoir d’achat.
Depuis l’automne dernier, les travailleuses et travailleurs ont déjà montré leur force. Des dizaines de milliers de personnes ont battu le pavé pour dire non à la casse sociale et imposer des reculs au gouvernement. Ces mobilisations ont permis d’obtenir des corrections concrètes, preuve que la lutte paie.
Mais les attaques continuent :
pression accrue sur les demandeurs d’emploi et les malades,
menaces sur les pensions,
atteintes au pouvoir d’achat via l’index,
dégradation des conditions de travail.
Face à cela, nous refusons de subir. Nous revendiquons :
de vraies augmentations de salaires et la défense de l’index
des pensions dignes pour toutes et tous
de bonnes conditions de travail
une fiscalité plus juste, où les plus riches contribuent davantage
Le 12 mai, il s’agit d’un moment clé. Un nouveau rapport de force doit s’imposer. Plus nous serons nombreuses et nombreux, plus nous serons entendus
Infos pratiques
Rendez-vous : Gare du Nord de Bruxelles (heure de départ à confirmer)
Participation :
Vous pouvez faire grève pour participer à la manifestation
Une indemnité de grève est prévue
Contactez votre délégué·e ou votre centrale pour les modalités
9 avril : manifestation contre les mesures d’austérité du gouvernement de la FWB
Des milliers de manifestant·es ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les mesures d’austérité décidées par le gouvernement MR/Engagés de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Enseignant·es, étudiant·es, travailleur·euses du non-marchand et de la culture ont uni leurs voix pour défendre des services publics déjà fragilisés.
La mobilisation a rassemblé entre 10.000 et 15.000 personnes, témoignant d’une contestation qui s’élargit face aux économies imposées et au manque de concertation du gouvernement.
Entre slogans, banderoles et prises de parole, la rue a rappelé une exigence claire : il faut investir dans l’éducation, le social et la culture, plutôt que les sacrifier sur l’autel de l’austérité.
12 mars : plus de 100.000 personnes dans la rue contre la casse sociale du gouvernement Arizona
Ce 12 mars, plus de 100.000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles pour dire stop à la politique antisociale du gouvernement Arizona.
Travailleuses et travailleurs, pensionnés, jeunes, militants associatifs… toutes et tous se sont rassemblés de la Gare du Nord à la Gare du Midi pour défendre les droits sociaux et refuser une politique qui s’attaque au pouvoir d’achat, aux pensions et à la sécurité sociale.
Sous un soleil radieux et dans une ambiance combative et solidaire, les manifestants ont rappelé leurs revendications :
❌ non au malus pension ❌ non aux attaques contre l’indexation et le pouvoir d’achat ❌ non à la chasse aux demandeurs d’emploi et aux malades
✅ oui à des pensions dignes ✅ oui à de meilleures conditions de travail ✅ oui à une fiscalité plus juste, où les épaules les plus larges contribuent davantage
Depuis plus d’un an, la mobilisation sociale se renforce pour mettre des bâtons dans les roues d’un gouvernement qui piétine la concertation sociale. Et ces mobilisations ont déjà permis d’obtenir plusieurs corrections importantes dans les réformes annoncées.
Le message envoyé ce 12 mars est clair : la résistance sociale continue !
8 mars : la rue violette à Bruxelles
Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Une mobilisation massive pour rappeler que l’égalité n’est toujours pas une réalité… et que certains droits sont même aujourd’hui menacés.
Face aux politiques d’austérité du gouvernement Arizona, les femmes* refusent de payer la facture : travail toujours plus flexible et précaire, protections sociales affaiblies, pensions insuffisantes, droits reproductifs laissés de côté.
Dans une ambiance combative, festive et solidaire, les manifestantes et manifestants ont fait entendre un message clair : nous ne reculerons pas.
La FGTB Bruxelles et les militantes du Comité Femmes Éliane Vogel-Polsky* étaient présentes pour porter des revendications essentielles :
un temps de travail stable et égalitaire
la fin des flexibilités imposées
une protection sociale forte et des pensions dignes
la dépénalisation totale de l’avortement
une réelle volonté politique pour lutter contre les violences sexistes et LGBTQIA+phobes
Le 8 mars est une journée de lutte. Et la lutte continue toute l’année.
Retour en images sur cette mobilisation féministe :
* Le mot « femmes » désigne toute personne qui s’identifie en tant que telle, indépendamment du genre qui lui a été assigné à la naissance.
12 février : blocage de zonings et rassemblement devant la Banque nationale
Ce jeudi 12 février, près d’un millier de délégués syndicaux se sont rassemblés devant le siège de la Banque nationale de Belgique à Bruxelles à l’appel de la FGTB Bruxelles, de l’ABVV Vlaams-Brabant, de la CSC Bruxelles et de l’ACV Vlaams-Brabant, rejoints par la CGSLB.
Dès l’aube, des actions de blocage ont été menées dans plusieurs zonings industriels bruxellois à Anderlecht et Neder-over-Heembeek. Des barrages filtrants ont été mis en place avant d’être levés dans la matinée afin de permettre aux militants de rejoindre le centre-ville pour le rassemblement devant la Banque nationale.
Ce rassemblement, hautement symbolique, visait à dénoncer les politiques du gouvernement Arizona ainsi que les prises de position répétées du gouverneur de la Banque nationale contre l’indexation automatique des salaires. Pour les organisations syndicales, les salaires doivent être négociés par les interlocuteurs sociaux et non dictés par les institutions financières.
Dans une ambiance combative, militants et délégués ont déployé drapeaux et banderoles tandis que plusieurs prises de parole se sont succédé en front commun. Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles, a dénoncé « la plus grande entreprise de démolition de notre modèle social depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Cette journée d’action constitue une étape dans la mobilisation contre la casse sociale du gouvernement Arizona et précède la grande manifestation nationale prévue le 12 mars à Bruxelles.
4 février : 100.000 emplois à Bruxelles… où sont-ils ?
Ce 4 février, la FGTB Bruxelles, la CSC Bruxelles, la CGSLB Bruxelles, le Comité des Travailleurs·euses Sans Emploi de la CSC et plusieurs partenaires associatifs ont mené une action devant BECI, la fédération patronale bruxelloise.
Cette action s’inscrit dans un contexte social particulièrement préoccupant. Depuis ce mois de février, les premières personnes exclues du chômage à la suite de la réforme fédérale ne perçoivent plus leurs allocations. À Bruxelles, des milliers de personnes se retrouvent aujourd’hui sans revenus suffisants et sans perspective réelle d’emploi, avec pour seule issue souvent le recours aux CPAS.
Dans le même temps, BECI communique sur l’existence de près de 100.000 emplois qui seraient disponibles pour les Bruxelloises et les Bruxellois, notamment sur base d’un outil d’intelligence artificielle censé recenser les offres d’emploi présentes sur le web.
Pour la FGTB Bruxelles et ses partenaires, ce discours donne une vision déformée de la réalité du marché du travail. De nombreuses offres d’emploi ne sont ni adaptées, ni décentes, ni réellement accessibles aux personnes aujourd’hui exclues du chômage. Par ailleurs, de nombreux employeurs ne transmettent toujours pas leurs offres d’emploi à Actiris, ce qui limite la transparence et l’égalité d’accès à l’emploi.
Une action symbolique pour dénoncer une réalité sociale
Lors de cette action, des CV ont été déposés symboliquement dans la boîte aux lettres de BECI. Une manière de rappeler une réalité simple : de nombreuses personnes cherchent activement un emploi, mais se heurtent à des obstacles structurels — âge, discriminations, manque d’accès à la formation, contraintes familiales ou encore conditions de travail inadaptées.
Des prises de parole syndicales, associatives et des témoignages de personnes concernées ont également permis de mettre en lumière les conséquences concrètes des exclusions du chômage sur le terrain.
Exclure du chômage ne crée pas d’emplois
Pour la FGTB Bruxelles, la réforme actuelle ne constitue pas une solution au chômage. Elle renforce la précarité et déplace la pression vers les CPAS et les services sociaux.
Les demandeuses et demandeurs d’emploi sont déjà soumis à de nombreux contrôles et obligations. Il est temps que les employeurs prennent également leurs responsabilités :
transmettre leurs offres d’emploi à Actiris,
respecter leurs obligations en matière de formation,
lutter activement contre les discriminations,
proposer des emplois décents et de qualité.
Un message clair
Les travailleuses et travailleurs sans emploi veulent travailler. Mais ils ont besoin d’emplois accessibles, stables et correctement rémunérés.
La FGTB Bruxelles continuera à se mobiliser pour défendre un système de sécurité sociale solidaire et pour exiger des politiques qui créent réellement de l’emploi de qualité.
Ce lundi 26 janvier, plus d’un millier de militantes et militants se sont rassemblés place de l’Albertine à Bruxelles pour soutenir les travailleurs et travailleuses des chemins de fer en grève.
Dans une ambiance combative, marquée par les tambours et les feux rouges allumés en signe d’alerte, les manifestants ont dénoncé les 675 millions d’euros d’économies prévues dans le rail et la réforme des chemins de fer portée par le gouvernement Arizona.
Vers 11h, une chaîne humaine reliée par un fil rouge a été formée pour symboliser la solidarité avec les cheminots. Un message clair : ce combat dépasse le rail. Quand on s’attaque aux chemins de fer aujourd’hui, ce sont tous les services publics qui sont menacés demain.
La FGTB refuse la logique de casse sociale menée par le gouvernement :
attaques contre les pensions
chasse aux demandeurs et demandeuses d’emploi et aux malades
pression sur les services publics et leurs travailleurs
La mobilisation continue : grèves provinciales en février et grande manifestation nationale le 12 mars.
23 janvier : le non-marchand se mobilise à Bruxelles
Ce vendredi matin, plusieurs centaines de travailleuses et travailleurs du secteur psycho-médico-social se sont rassemblés devant le Parlement bruxellois pour faire entendre leur colère face au blocage politique et aux politiques d’austérité.
Au son des casseroles, des tambours et des mégaphones, les manifestants ont formé une « vague humaine » pour rappeler que le secteur non-marchand constitue une digue essentielle contre la casse sociale : maisons de repos, hôpitaux, CPAS, aide au logement, insertion socioprofessionnelle… autant de services indispensables aujourd’hui fragilisés.
Le message est clair : Bruxelles a besoin d’un gouvernement de plein exercice et surtout d’un gouvernement qui refuse l’austérité et soutienne le non-marchand.
La mobilisation ne fait que commencer : de nouvelles actions sont prévues dans les prochaines semaines, avant une grande journée d’action nationale le 12 mars à Bruxelles.
Action en solidarité avec les travailleurs et travailleuses des chemins de fer
La résistance contre le gouvernement antisocial de l’Arizona se poursuit en 2026 !
Premier rendez-vous : une action le lundi 26 janvier, en solidarité avec les travailleurs et travailleuses des chemins de fer, qui se mobilisent en force cette semaine-là. Car qui s’attaque aujourd’hui aux chemins de fer s’attaquera demain à tous les services publics. Ce combat est aussi le nôtre !
Contre les coupes dans les pensions et le Malus Jambon qui vous oblige à travailler plus longtemps pour une pension moins élevée !
Contre la chasse aux demandeurs et demandeuses d’emploi et aux malades !
Contre le saut d’index partiel, une attaque directe contre votre pouvoir d’achat !
Vous aussi, vous en avez assez de la casse sociale menée par l’Arizona ? Ensemble, inversons la tendance !
Pour de bonnes conditions de travail, plus de pouvoir d’achat et des services publics de qualité !
Pour des pensions dignes pour toutes et tous !
Pour une contribution fiscale équitable de la part des épaules les plus larges !
2026 sera une année de résistance sociale : plusieurs autres actions suivront, avant la grande manifestation du 12 mars !
Rendez-vous lundi 26 janvier, 10h, Place de l’Albertine à côté de la Gare Centrale, Bruxelles