Le 12 mars 2026, la résistance contre la casse sociale menée par le gouvernement de l’Arizona se poursuivra avec une grande manifestation nationale à Bruxelles.
L’automne 2025 a été chaud. Les trois syndicats, avec l’ensemble de la société civile, ont rassemblé 140 000 personnes à Bruxelles pour une manifestation historique en octobre. Le mois de novembre a été marqué par une action et une grève de quatre jours tout aussi historiques, également menées par un front commun syndical.
Depuis un an, nous mettons des bâtons dans les roues du gouvernement Arizona parce qu’il mène une politique antisociale et qu’il piétine la concertation.
Nos mobilisations ont payé :
La première année de travail était souvent effacée de la carrière → CORRIGÉ
Les périodes de maladie pénalisaient le départ à la pension anticipée (malus) → CORRIGÉ
Le congé de maternité ne comptait plus pour l’accès à la pension après 42 ans → CORRIGÉ
Les emplois de fin de carrière devaient disparaître → SAUVÉS
Le complément chômage (AGR) pour les temps partiels supprimé après deux ans → CORRIGÉ
Les périodes de chômage temporaire niées pour la pension → CORRIGÉ
…
Pension, index, flexibilité, fiscalité…
Le mécontentement face à la politique de démolition socio-économique du gouvernement de l’Arizona reste vif, et le premier trimestre 2026 s’annonce également marqué par des protestations sociales.
❌ contre les coupes dans les pensions et le Malus Jambon ❌ contre la chasse aux demandeurs d’emploi et aux malades ❌ contre le saut d’index ‘light’, une attaque directe contre votre pouvoir d’achat
✅ pour de bonnes conditions de travail, davantage de pouvoir d’achat et la concertation sociale ✅ des pensions dignes pour toutes et tous ✅ une contribution fiscale équitable de la part des épaules les plus larges
Nous en avons plus qu’assez de cette politique. Il existe des alternatives justes. Nous ferons bouger l’Arizona. LE 12 MARS, TOUTES ET TOUS À BRUXELLES pour une manifestation nationale.
Les informations pratiques
Rendez-vous le 12 mars à 10h Gare du Nord
Tout le monde est le bienvenu ! Même si vous n’êtes pas membre d’un syndicat. Venez avec vos familles, amis et collègues !
La FGTB rembourse le ticket de train à ses affiliés
Travailleur·euses en lutte contre les attaques anti-femmes du gouvernement Arizona ! Nous refusons de payer leur austérité !
Ce 8 mars, on s’organise et on résiste.
Le gouvernement Arizona fait payer la crise aux femmes* : flexibilisation du travail, protections sociales affaiblies, pensions rabotées, droit à l’IVG mis de côté. Déjà moins payées, avec des pensions plus faibles, les femmes sont les premières touchées alors qu’elles assurent l’essentiel du travail non rémunéré. Face à leur austérité : grève, solidarité, mobilisation.
Nos revendications
Un temps de travail stable et égalitaire
La fin des flexibilités imposées
Une protection sociale forte et des pensions dignes
Une dépénalisation totale de l’avortement
Un vraie volonté politique pour lutter contre les violences sexistes et LGBTQIA+phobes
Le 8 mars, on arrête tout. On se mobilise.
La FGTB Bruxelles et les militantes du Comité Femmes* Éliane Vogel-Polsky appellent à la grève féministe.
11h – Village Féministe, Place de l’Albertine
14h – Départ de la Marche Mondiale des Femmes
*Le mot « femme » désigne toute personne qui s’identifie en tant que telle, indépendamment du genre qui lui a été assigné à la naissance.
Si nous menons ces actions, ce n’est pas contre vous. C’est pour défendre nos droits à toutes et tous.
Début février, trois journées d’action et de grève auront lieu dans les provinces, en front commun syndical. Les actions sur Bruxelles se concentreront le jeudi 12 février :
05:00 – Blocage des zonnings
Boulevard industriel 136 – Anderlecht
Avenue du Tyras – Neder-over-Hembeek
11:00 – Rassemblement devant la Banque Nationale
Le gouverneur de la Banque nationale remet régulièrement en cause l’indexation des salaires et appelle à la modération salariale. Nous lui disons fermement : Les salaires se négocient entre interlocuteurs sociaux, pas à la Banque nationale !
Ces actions constituent le prélude à une grande manifestation nationale le jeudi 12 mars, avant le contrôle budgétaire qui, tout comme l’accord budgétaire, risque à nouveau de nuire au pouvoir d’achat des travailleurs au lieu de s’attaquer aux plus riches.
100.000 emplois à Bruxelles… où sont-ils ?
Ce 4 février, la FGTB Bruxelles, la CSC Bruxelles, la CGSLB Bruxelles, le Comité des Travailleurs·euses Sans Emploi de la CSC et plusieurs partenaires associatifs ont mené une action devant BECI, la fédération patronale bruxelloise.
Cette action s’inscrit dans un contexte social particulièrement préoccupant. Depuis ce mois de février, les premières personnes exclues du chômage à la suite de la réforme fédérale ne perçoivent plus leurs allocations. À Bruxelles, des milliers de personnes se retrouvent aujourd’hui sans revenus suffisants et sans perspective réelle d’emploi, avec pour seule issue souvent le recours aux CPAS.
Dans le même temps, BECI communique sur l’existence de près de 100.000 emplois qui seraient disponibles pour les Bruxelloises et les Bruxellois, notamment sur base d’un outil d’intelligence artificielle censé recenser les offres d’emploi présentes sur le web.
Pour la FGTB Bruxelles et ses partenaires, ce discours donne une vision déformée de la réalité du marché du travail. De nombreuses offres d’emploi ne sont ni adaptées, ni décentes, ni réellement accessibles aux personnes aujourd’hui exclues du chômage. Par ailleurs, de nombreux employeurs ne transmettent toujours pas leurs offres d’emploi à Actiris, ce qui limite la transparence et l’égalité d’accès à l’emploi.
Une action symbolique pour dénoncer une réalité sociale
Lors de cette action, des CV ont été déposés symboliquement dans la boîte aux lettres de BECI. Une manière de rappeler une réalité simple : de nombreuses personnes cherchent activement un emploi, mais se heurtent à des obstacles structurels — âge, discriminations, manque d’accès à la formation, contraintes familiales ou encore conditions de travail inadaptées.
Des prises de parole syndicales, associatives et des témoignages de personnes concernées ont également permis de mettre en lumière les conséquences concrètes des exclusions du chômage sur le terrain.
Exclure du chômage ne crée pas d’emplois
Pour la FGTB Bruxelles, la réforme actuelle ne constitue pas une solution au chômage. Elle renforce la précarité et déplace la pression vers les CPAS et les services sociaux.
Les demandeuses et demandeurs d’emploi sont déjà soumis à de nombreux contrôles et obligations. Il est temps que les employeurs prennent également leurs responsabilités :
transmettre leurs offres d’emploi à Actiris,
respecter leurs obligations en matière de formation,
lutter activement contre les discriminations,
proposer des emplois décents et de qualité.
Un message clair
Les travailleuses et travailleurs sans emploi veulent travailler. Mais ils ont besoin d’emplois accessibles, stables et correctement rémunérés.
La FGTB Bruxelles continuera à se mobiliser pour défendre un système de sécurité sociale solidaire et pour exiger des politiques qui créent réellement de l’emploi de qualité.
Au terme de trois jours de grève consécutifs contre les politiques du gouvernement Arizona, les syndicats ont réussi leur pari et sont pleinement satisfaits de la mobilisation. Loin de s’éteindre, le mouvement social continue de provoquer l’adhésion de la population : monde judiciaire, personnel enseignant, académiques, artistes, soignant.es, jeunes, pensionné.es, travailleuses et travailleurs à temps partiel, travailleurs et travailleuses de nuit…
Les protestations persistantes de ces derniers mois ont déjà porté leurs fruits : les syndicats ont réussi à préserver les emplois de fin de carrière, à faire compter le chômage temporaire pour le calcul de la pension, tout comme les 104 jours de la première année de carrière, ainsi que l’assimilation des périodes de maladie ou celles des congés pour soins…
Ce mercredi, dans toutes les régions du pays, les piquets se sont multipliés dès les premières heures du jour dans tous les secteurs d’activité économique. Et ce, après une grève des transports publics, des services publics et des écoles lundi et mardi. Drapeaux et banderoles rouges, verts, bleus ont occupé les ronds-points ainsi que l’entrée des zonings industriels et commerciaux, des hôpitaux, des établissements de soins et autres organisations du secteur non-marchand. Le front commun syndical est soudé et le reste. Renforcé par trois jours d’une mobilisation exemplaire! Et par l’annonce d’un accord budgétaire fédéral qui pèsera, une fois de plus, uniquement sur les épaules des travailleurs et travailleuses.
L’attaque sur l’indexation automatique des salaires était dans toutes les conversations aujourd’hui : « est-ce qu’on est riche quand on gagne 2.600€/mois ?»
Cette journée de grève nationale couronne une année de contestation permanente. Pas un mois ne s’écoule sans une manifestation ou une grève. Au cœur des inquiétudes : la suppression des prépensions, l’obligation de travailler jusqu’à 67 ans, la non-prise en compte des carrières pénibles, la raréfaction des emplois de qualité, la stigmatisation des malades et des chômeurs, la flexibilité accrue et la généralisation des flexi-jobs, l’accumulation des heures supplémentaires, la « pause climatique »,… Mais aussi les changements brutaux de législation, sans transition, sans concertation, sans négociation. Toutes ces mesures brisent la confiance des citoyens et citoyennes dans les responsables politiques.
Ce que l’économie a perdu aujourd’hui, c’est ce que les travailleurs et travailleuses produisent chaque jour. Il est extrêmement regrettable que le gouvernement n’en tienne pas compte. Son silence est affligeant.
L’« appel de novembre » du front commun syndical : trois jours de grève les 24, 25 et 26 novembre
Le 14 octobre dernier, plus de 120 000 personnes sont descendues pacifiquement dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur inquiétude face aux mesures du gouvernement Arizona. Le même jour, en front commun, les syndicats ont envoyé une lettre au Premier ministre Bart De Wever et aux vice-premiers ministres. Malgré l’ampleur de la mobilisation , nous n’avons reçu aucune réaction, seulement un silence assourdissant de la part du gouvernement.
Pire encore, le Premier ministre a présenté un menu indigeste lors des discussions budgétaires, qui toucheraient encore durement les familles et les travailleurs : un saut d’indexation, encore plus d’économies sur les pensions, une augmentation de la TVA… Et cela s’ajoute aux mesures précédentes de démantèlement de la sécurité sociale et du marché du travail. Le chaos autour des mesures relatives aux pensions est désormais énorme. Plus de la moitié des femmes de notre pays seront touchées par le malus pension. En matière de flexibilité et de temps de travail, le gouvernement a déjà proposé de nombreuses mesures sévères et injustes.
Une nouvelle étape après la grande manifestation du 14 octobre est nécessaire. Les syndicats prévoient donc, avec l’ « appel de novembre », trois jours de grève les 24, 25 et 26 novembre dans les secteurs public et privé.
Le dimanche 23 novembre, CSC, FGTB et CGSLB appellent à participer massivement à la manifestation nationale Mirabal contre les violences sexistes. Ensuite, le travail sera interrompu :
• Le 24 novembre, les chemins de fer et les transports en commun (TEC, STIB) feront grève • Le 25 novembre, tous les services publics du pays feront grève • Le 26 novembre, il y aura une grève nationale interprofessionnelle.
Ces trois jours de grève sont un appel au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement pour qu’ils mettent fin au démantèlement social. Ces mesures n’ont pas encore été votées, il est donc encore temps de les ajuster !
Les syndicats demandent au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement qu’ils mettent enfin en œuvre des alternatives convaincantes :plus de justice fiscale avec un impôt sur les grosses fortunes , une taxe sur les activités numériques des géants de la technologie et un examen sérieux des subventions de plusieurs milliards accordées aux entreprises.
Enfin, ils demandent une règle simple selon laquelle chaque salaire est soumis à des cotisations de sécurité sociale, qu’il s’agisse d’une société de management ou non.
En bref, un appel commun en faveur d’une plus grande justice et du rétablissement d’un contrat social solide.
Un appel à rassembler plutôt que de diviser.
Une mobilisation sans précédent contre l’Arizona
La manifestation nationale du 14 octobre a dépassé toutes les attentes : une foule immense, toutes générations et tous horizons confondus, réunie dans la solidarité et la détermination. Ensemble, nous avons envoyé un message clair au gouvernement : non à la casse sociale de l’Arizona, oui à une société juste et solidaire !
Pensions dignes, emplois de qualité, fiscalité plus juste, transition écologique ambitieuse, respect des droits syndicaux, reconnaissance de l’État palestinien… nos revendications sont claires et légitimes.
Le combat continue : un automne chaud s’annonce pour défendre nos droits et faire reculer ce gouvernement !
Action carton rouge pour Israël : plus de 120.000 personnes dans les rues de Bruxelles
Plus de 120 000 manifestant.es ont parcouru les rues de Bruxelles pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et dénoncer le génocide en cours à Gaza.
Un carton rouge a été adressé au gouvernement israélien, mais aussi aux dirigeants belges et européens leur manque de courage politique. Leur message était unanime : le droit d’un peuple à exister ne se négocie pas. Il faut des sanctions dissuasives, une reconnaissance pleine et entière de la Palestine sans compromis, et la justice pour les victimes des crimes de guerre.
La manifestation nationale de ce mercredi 25 juin
Ce mercredi 25 juin, nous étions nombreux et nombreuses à sillonner les rues de Bruxelles pour dire haut et fort NON aux mesures antisociales du gouvernement De Wever !
La lutte continue ! Rendez-vous le 14 octobre prochain pour une nouvelle manifestation nationale en front commun, afin de maintenir la pression ✊
Deuxième marche contre les exclusions du chômage : la mobilisation continue !
Ce mardi 3 juin, une nouvelle marche contre les exclusions du chômage s’est tenue entre les maisons communales d’Ixelles et d’Etterbeek pour dénoncer la réforme d’exclusion des demandeuses et demandeurs d’emploi portée par le gouvernement Arizona.
Sous les slogans « Non à la limitation dans le temps ! » et « Travailler pour vivre, pas pour survivre », les manifestant·es ont exprimé leur colère face à une mesure brutale et injuste, qui s’attaque une fois de plus aux plus précaires.
Selon les estimations du ministre MR de l’Emploi, David Clarinval, cette réforme pourrait exclure 100.000 chômeuses et chômeurs dès janvier 2026, et jusqu’à 320.000 personnes d’ici 2028. Autant de vies précarisées, de familles mises en difficulté et de communes confrontées à une pression insoutenable sur leurs CPAS.
Une réforme antisociale, rejetée massivement par les syndicats, les associations, les sans emploi et les citoyen·nes solidaires.
Un grand merci à celles et ceux qui se sont mobilisés avec force et détermination !